logo Entraide et Fraternité

Inscription à la newsletter

7 septembre 2017  Actualités

Bénéficiaires en action

Une femme ne pouvait pas élever une vache ! Le CAB a changé cela.

JPEG - 407.7 ko
Jeannette

Jeannette, vice-trésorière de la coopérative du marais de Cisheke : « Je cultive et j’ai un élevage. Le fumier me permet de produire plus. Avec ces revenus supplémentaires, je fais étudier mes enfants. J’en ai qui sont déjà gradués et licenciés. Je suis la première femme, ici, à avoir eu une vache. Les gens ne comprenaient pas ce qu’une femme pouvait faire avec une vache. Son premier veau, je l’ai donné pour rembourser mon crédit. Au début, j’avais peur de ne pas savoir m’occuper de la bête. Mais avec les formations, tout s’est bien passé !
Je la soigne et je la trais sans problème et cette vache a vraiment augmenté mes revenus. En me regardant, d’autres femmes ont voulu une vache et les hommes ont compris que les femmes pouvaient avoir une vache. Ce n’était pas évident parce que la coutume interdit aux femmes de toucher le pis et donc de traire. Au début, les hommes ne voulaient pas boire le lait que je tirais ! Mais quand les animateurs du CAB ont bu mon lait, ils ont démystifié ça et aujourd’hui, dans notre communauté, tout le monde boit le lait tiré par une femme. Quand on y repense, on en rit !


Crédit rotatif de vache

Les partenaires d’Entraide et Fraternité - dont le CAB - octroient en « crédit rotatif » une vache (ou une chèvre). Son premier veau doit être donné à une famille qui n’a pas encore de vaches. Ainsi se rembourse ce crédit. La famille bénéficiaire de ce premier veau va le faire grandir, et à son tour, donner son premier petit à une autre famille et ainsi de suite.

La vache constitue non seulement une source de revenu avec la vente du lait, une source d’engrais grâce au fumier qui nourrit des terres au bord de l’épuisement, et, enfin, une sorte de carnet d’épargne puisqu’un veau ou une vache peut être vendu en cas de besoin d’argent.

La coopérative du marais de Cisheke (région de Bukavu) a développé son activité autour de la culture de riz et de la production maraîchère. Le CAB a introduit la culture de riz dans la région en 2010 pour pallier la baisse de rendement de la culture de manioc, victime d’une maladie détruisant la plante.

Le CAB, le Comité Anti-Bwaki, partenaire d’Entraide et Fraternité depuis plus de 30 ans, est actif dans la région du Bushi au Sud Kivu (est du Congo).
Le CAB, rayonne dans 318 villages du Sud Kivu et accompagne 22 comités de développement, 16 groupes de femmes, 30 associations de producteurs et 10 000 écoliers autour de Bukavu et dans ses bidonvilles. On estime qu’environ 400 000 habitants sont concernés par son action.

Le CAB propose formation et accompagnement dans différents domaines : agroécologie, activités d’épargnecrédit, activités génératrices de revenus, structuration, gestion et accompagnement de coopératives, transformation et commercialisation, etc. Le CAB coordonne aussi des chantiers communautaires : écoles, adduction d’eau, centre de santé, etc.


JPEG - 425.3 ko
Roseline

« Il y a peu, nous mangions du riz importé. Maintenant, je produis plus d’une tonne de riz par récolte ! »

Roseline, membre de la coopérative du marais de Cisheke : « Le CAB a introduit la culture du riz dans la région il y a quelques années. Il y a peu, nous mangions du riz importé. J’ai été formée à la culture de riz et je fais du maraîchage. Aujourd’hui, je travaille sans souci douze carrés de riz, ce qui représente une production de plus d’une tonne de riz paddy par récolte et il peut y avoir deux ou trois récoltes par an.
Je vends le riz, et grâce à ces nouveaux revenus, mes enfants étudient. J’en ai deux qui sont à l’école secondaire et un qui est devenu vétérinaire.
Grâce à mon activité agricole, nous avons contruit une maison en dur. Et avec la vache que j’ai eu à crédit, j’ai pu financer le mariage d’un de mes enfants en vendant un veau. Aujourd’hui, mes enfants mangent, s’habillent, étudient et se marient, bref la vie continue mais en mieux !
Le fumier de mes vaches fertilise mes parcelles et je pense que je serai capable de cultiver douze carrés de riz en plus !
Avant, mon mari ne participait pas. Maintenant, il cultive avec moi ! »





Articles en rapport

9 octobre 2017

Bénévoles en action

Une lumière dans les ténèbres
15 septembre 2017    Démenti

Info mensongère sur Entraide et Fraternité

Nous démentons formellement une information mensongère qui circule actuellement sur le net.
7 septembre 2017    Comité Anti-Bwaki

Les journées champêtres

Rendez-vous de la paysannerie congolaise
Assurer la sécurité alimentaire par une agriculture respectueuse de la terre et de ceux qu’elle nourrit, telle est la mission principale du (...)

Retrouvez-nous sur : facebook twitter youtube flickr