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Contexte du pays

Vers la professionnalisation des producteurs du Sud-Kivu par le renforcement des capacités des organisations paysannes et la promotion des synergies.

La situation au Sud-Kivu reste marquée par une immense pauvreté. L’accès aux services sociaux de base demeure très précaire et l’absence de structures créatrices d’emplois est manifeste. L’agriculture, première pourvoyeuse d’emplois, doit faire face à de nombreuses contraintes : certaines cultures « de base » sont attaquées par des maladies, en particulier le manioc et la banane. Les nouvelles cultures comme le riz et d’autres cultures rentables à cycle court, proposées et diffusées par les associations de développement, ne sont pas encore adoptées dans tous les villages.
La production agricole est également limitée par l’insuffisance d’intrants agricoles de qualité, le manque de main-d’œuvre (en grande partie, ce sont les femmes et les enfants qui travaillent dans les champs), et la faiblesse des encadrements techniques et de la recherche agronomique.
Dans les zones rurales de la province, la plupart des terres arables appartiennent à de grandes sociétés, à des institutions religieuses, à de grands commerçants ou à des politiciens et autres leaders locaux qui les laissent parfois en jachère ou les sous-exploitent au détriment des paysans qui n’ont pas assez de terres. Par conséquent, les petits espaces disponibles pour la population sont surexploités et sans jachère.
Avec ses partenaires (Comité Anti-Bwaki (CAB) et GEADES/Fizi asbl), Entraide & Fraternité s’efforce de répondre à ces problèmes structurels. Par exemple, en veillant à ce que la population bénéficiaire des actions dispose d’une bête d’élevage et de moyens de transformation et de commercialisation de la production afin d’en retirer des bénéfices.

Grâce au programme 2014-2016, 8.643 familles paysannes bénéficiaires vont pouvoir renforcer leurs capacités à s’organiser, à faire valoir leurs droits, à produire, à commercialiser et à améliorer leur bien-être alimentaire en adoptant les pratiques de l’agroécologie dans une perspective de souveraineté alimentaire.
Grâce à diverses formations en agroécologie, elles augmenteront quantitativement et qualitativement leur production et les revenus qu’elles en tirent. 80 % des membres des organisations de base contribueront à une amélioration sensible de l’environnement et 10 organisations de base – paysannes et autres – consolideront leur rôle au sein de la société civile locale et nationale. Enfin, les capacités des partenaires seront renforcées en matière de plaidoyer et de maîtrise de l’agroécologie.





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