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5 avril 2013  Actualités

Apprendre, appliquer, partager

Partenaires d’Entraide et Fraternité en Asie

Philippines

Au cours du mois de mars 2013, Karl Wintgens, chargé de projets d’Entraide et Fraternité, a rencontré plusieurs partenaires asiatiques.

Au cours du mois de mars 2013, Karl Wintgens, chargé de projets d’Entraide et Fraternité, a rencontré plusieurs partenaires asiatiques lors de sa mission sur l’île de Mindanao, au sud des Philippines.

Lors d’un atelier de formation de 6 jours à Cagayan de Oro, une vingtaine de Philippins et Vietnamiens ont abordé la question des relations entre hommes et femmes (« genre ») et échangé sur leurs pratiques respectives en agriculture familiale durable.

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Ils se sont familiarisés avec la notion d’empowerment dans ses dimensions individuelle et collective, en distinguant les aspects économiques, sociopolitiques et de ressources humaines.

Après chaque session introductive, ils ont recherché, en trois sous-groupes, les indicateurs les mieux appropriés pour décrire la situation actuelle et l’apport du projet en la matière.

Les principales difficultés apparues lors de cet exercice ont été de :
• Distinguer les niveaux individuel et collectif
• Enoncer des indicateurs vérifiables
• Se projeter dans un futur assez lointain (10 ans) pour estimer l’impact futur du projet actuel.

Les deux dernières journées furent consacrées à l’échange de bonnes pratiques, dans des domaines aussi variés que la propagation communautaire de semences, le compostage par lombriculture, l’amélioration de la riziculture organique, l’accès à la terre ou l’élevage de cochons.

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Une visite du domaine agricole de la Xavier University a permis aux participants de découvrir l’influence bénéfique ou néfaste des insectes dans l’agriculture. Ils se sont également intéressés à la transformation de produits agricoles en aliments pour bébés. La production de biogaz, le captage de l’énergie solaire et un atelier de technologie appropriée ont attiré tout particulièrement leur attention.

Au cours des visites sur le terrain auprès des organisations partenaires DKMP et CONZARRD, Karl Wintgens a pu constater avec quel sérieux les familles paysannes sont engagées dans la production d’engrais organique, dans la multiplication de variétés de semences de riz traditionnelles ou encore dans l’élevage de cochons sur une litière « à la coréenne ». La participation des femmes à toutes ces activités est remarquable.

Mme Nang Idi produit actuellement, de par sa lombriculture, la moitié des engrais nécessaires pour sa riziculture, ce qui diminue ses frais et augmente ses bénéfices. Mme Elena élève des porcs. Elle a reçu 3 truies du projet, dont une est morte de maladie. La deuxième a eu une première portée après 1 an, ce qui a permis à Mme Elena de rembourser les premiers cochons reçus et d’engranger un premier bénéfice, même s’il est moindre qu’espéré à cause de la mort d’une truie. M. Cerello cultive du riz sur un terrain non irrigué de moins d’un hectare, sans engrais chimiques, en produisant son propre engrais. La production au cours des premières récoltes a certes baissé d’environ 20%, nous-dit-il, mais son profit a augmenté dans la mesure où les engrais chimiques étaient très chers. Et grâce à l’engrais organique, le sol a perdu de son acidité et est devenu plus souple.

Dans la région de Pagadian, les femmes agricoles de Maranding se sont également lancées dans la lombriculture. En 3 ans, elles ont produit 1.000 sacs de compost, qu’elles ont vendu aux familles de la commune. Cela a donné un bénéfice qu’elles ont investi dans un fond rotatif qui est aujourd’hui de 60.000 Pesos (1.200 EUR). Chaque prêt accordé ne dépasse pas 60 EUR, mais l’intérêt est de 2% l’an, alors qu’auparavant, les usuriers demandaient 20% par mois ! Sur un terrain adjacent, les femmes ont l’intention de construire un local de stockage et d’aménager un jardin pour la production de légumes.

Mme Teresa nous remercie de lui avoir permis de développer son agriculture et son élevage. Auparavant, ses terres étaient hypothéquées. Aujourd’hui, elle a pu rembourser ses dettes et loue même des terres supplémentaires.

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