Tous solidaires !

Le défi de la semaine : Je soutiens les partenaires du Guatemala d’Entraide et Fraternité.

Au Guatemala, les partenaires d’Entraide et Fraternité engagés auprès des communautés locales promeuvent l’agroécologie comme technique agricole nourricière et respectueuse de la Terre Mère. Au sein de réseaux de la société civile, ils incarnent non seulement une résistance à une logique économique de saccage et d’accaparement des ressources, mais aussi une force vive pour bâtir un monde plus juste. La voie du Guatemala !

Au pays de la discrimination

D’après le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), 64% de la population guatémaltèque vit en situation de pauvreté. Parallèlement, la malnutrition touche près d’un enfant de moins de cinq ans sur deux et les inégalités socioéconomiques sont parmi les plus abyssales d’Amérique latine. Comme toujours, ce sont les plus marginalisés qui souffrent le plus de cette situation, aggravée par un climat de violence et de discrimination, sexiste envers les femmes et raciste envers les peuples indigènes (40 à 50% de la population du Guatemala ont des origines mayas). Dans ce contexte difficile, on observe toutefois une formidable capacité de résilience de la part des communautés indigènes. Si elles semblent parfois dépassées par les errements d’un monde politique particulièrement corrompu, elles ont maintes fois démontré leur capacité à se mobiliser pour la préservation de leurs valeurs et de leurs ressources vitales.

Au programme : agroécologie et mobilisation citoyenne

Les partenaires d’Entraide et Fraternité jouent un rôle moteur dans les régions où ils sont actifs, et ce par deux voies principales : la promotion d’un mode de production agricole alternatif - l’agroécologie - et la mobilisation au sein de plateformes et de groupements, pour une action de type politique. Ces deux leviers complémentaires leur permettent d’agir à la fois de manière directe auprès de la petite paysannerie locale, mais aussi d’essayer de faire bouger les lignes au niveau national.

Concrètement, le soutien d’Entraide et Fraternité vise à renforcer les systèmes de production et d’autogestion de 31 communautés et de 8 associations communautaires, situées dans la région sud-ouest du Guatemala (l’Altiplano).

Une attention particulière est portée à des dimensions telles que l’égalité homme/femme et la participation intergénérationnelle, au sein de ces organisations. Pour la réalisation de ces objectifs, Entraide et Fraternité collabore avec cinq organisations partenaires locales : COINDI, CEIBA, CDRO, SERJUS et le Réseau KUCHUB’AL.

Le programme d’Entraide et Fraternité au Guatemala prévoit de renforcer les systèmes agroécologiques et alimentaires, de mettre en place des microentreprises et de commercialiser les produits en intégrant les femmes et les jeunes aux activités. Ce processus est accompagné de campagnes d’information et de sensibilisation au sein des communautés et de rencontres entre agriculteurs/trices pour le partage d’expériences. Cette démarche se poursuit par la promotion des leaders communautaires, des femmes et des jeunes, et par leur participation à des plateformes territoriales et sectorielles - espaces de dialogue permettant la concertation, en vue de promouvoir un développement rural durable.

Cette dynamique, les citoyens et citoyennes belges peuvent la rejoindre, non seulement en se montrant généreux et solidaires avec le Guatemala, mais aussi en s’impliquant au niveau des enjeux locaux pour une société plus respectueuse des gens et de la planète.

Au nord comme au sud de la planète, c’est la même logique néolibérale qui tend à s’imposer, sous prétexte qu’il n’y aurait « pas d’alternatives ». Cependant, de multiples initiatives, comme celles mises en évidence par le film documentaire Demain, démontrent au contraire qu’un peu partout sur la planète, des hommes et des femmes pensent et agissent différemment.

En cela, les peuples du Guatemala ont peut-être une longueur d’avance sur nous : inspirés par la cosmovision maya, ils mènent depuis longtemps une réflexion sur le rapport de l’Humain à la Nature, rapport basé sur un respect mutuel, et rejoignent de la sorte les préoccupations exprimées par le Pape François, lorsqu’il nous appelle à prendre soin de notre « Maison commune ».

Le défi de cette dernière semaine de Carême : se mettre en communion de prière et de solidarité avec les populations mayas du Guatemala.

Pour vous inspirer, lisez les Pistes de célébrations pour le Carême proposées par Entraide et Fraternité.





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