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	<title>Témoignage &#8211; Entraide et Fraternité</title>
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	<description>Pour que la Terre tourne plus JUSTE !</description>
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	<title>Témoignage &#8211; Entraide et Fraternité</title>
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		<title>J’ai vu la misère, mais pas dans leurs yeux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Mar 2025 13:05:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
		<category><![CDATA[Campagne de Carême 2025]]></category>
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					<description><![CDATA[Olga Stenina, assistante paroissiale à Arlon. Elle a accompagné un voyage d’immersion au Pérou, en juin 2024, ensemble avec l’abbé Xavier Nys et le photographe Mathieu Huvelle.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="titre-trois">Olga Stenina, assistante paroissiale à Arlon. Elle a accompagné un voyage d’immersion au Pérou, en juin 2024, ensemble avec l’abbé Xavier Nys et le photographe Mathieu Huvelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Tu peux te présenter ?&nbsp;&nbsp;</h2>



<p>Je m’appelle Olga, j’ai 37 ans et je suis maman de 3 garçons. Je suis russe d’origine et je suis mariée avec un Belge.&nbsp;Je suis actuellement en formation pour être assistante du doyenné d’Arlon. J’accompagne le doyen dans sa mission, je l’aide dans l’administratif. Mes tâches sont très diverses. Je travaille avec les asbl, j’organise les funérailles, des expos à l’église. Je suis aussi céramiste, j’adore la vie culturelle.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment tu as entendu parler d’Entraide et Fraternité et du voyage au Pérou ?&nbsp;&nbsp;&nbsp;</h2>



<p>Dans notre doyenné, nous avons 14 églises. Nous organisons les campagnes de Carême et d’Avent. A travers les campagnes, on a déjà accueilli les événements et partenaires d’Entraide et Fraternité du monde entier.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>J’étais touchée par les thématiques qui lient la pauvreté et l’écologie. Pour moi, il y a des liens évidents. J’ai aimé que dans les campagnes d’Avent et de Carême, ces 2 thématiques soient traitées. J’anime aussi un groupe <em>Laudato Si</em> à Arlon. On organise des Noëls solidaires en Belgique. Mais je n’avais jamais mis les pieds hors d’Europe. Ça ne m’intéressait pas d’y aller en tant que touriste, avec une vision distante de la précarité. Je voulais faire une mission avec une association.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>C’était une chance unique qu’Entraide et Fraternité lance un appel aux volontaires autour de l’agriculture urbaine. A Arlon, je m’investis activement dans un jardin partagé. Nous avons lancé une initiative pédagogique où nous invitons les écoles.&nbsp; Je suis également impliquée dans la mobilisation des jeunes pour la citoyenneté, notamment à travers les cantines durables.&nbsp;</p>



<p>Céline Laffineur, l’animatrice d’Entraide et Fraternité de la province du Luxembourg a lancé un appel à bénévoles. Il fallait être libre quelques jours. Mon mari pouvait s’occuper des enfants, j’en ai profité !&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment as-tu préparé le voyage ? Comment tu appréhendais le voyage ?&nbsp;&nbsp;</h2>



<p>Ouf… J’avais vraiment peur, je n’aime pas les voyages en avion ! 11h de trajet en avion, c’était inimaginable dans mon esprit.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Nous avons eu plusieurs réunions préparatoires avec Orane et Benoît, tous deux animateurs d’Entraide et Fraternité. À chaque rencontre, nous discutions ensemble du programme. J’ai choisi de ne pas trop me renseigner à l’avance, pour éviter tout préjugé. Je voulais arriver sur place et ressentir par moi-même ce qui se dégageait.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment s’est passé le voyage sur place ?&nbsp;&nbsp;</h2>



<p>Quand nous sommes arrivés, j’ai ressenti un choc culturel. Nous avons embarqué dans un minibus et traversé Lima. Nous observions la ville autour de nous : des rues très animées, des bruits constants, des klaxons. Les habitations étaient parfois abimées.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Passée cette première impression, ce qui m’a frappé, c’était l’accueil chaleureux des gens. Dans les bidonvilles où nous sommes allés, les habitants semblaient joyeux. Accueillir des personnes extérieures à leur quartier devait être un événement marquant, car ce n’était pas un site touristique. Ils avaient envie de partager et de montrer comment ils avaient développé leur potager sur leur terrasse, comment leurs légumes avaient poussé. Ils venaient vers nous, nous invitaient chez eux. Nous, Européens, n’invitons pas facilement les gens chez nous ! À chaque fois, il y avait de la danse, des plats faits maison, et nous avons mangé sans compter (rires).&nbsp;</p>



<p>Ce qui m’a également marquée, ce sont les enfants qui s’amusaient dans la rue. En Europe, on ne voit plus ce genre de scènes. Personnellement, je ne laisse pas mes enfants jouer dans les rues.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>&nbsp;<br>Je repense aussi à la dignité dans les regards. Dans les situations précaires ils ont pu développer des potagers et des cantines durables, s’entraider. Ils s’entraident entre voisins, entre personnes qui partagent les mêmes vécus. C’est ce qui les a sauvés pendant le Covid notamment. Cette communauté, c’est presque un point de survie. Moi, je ne vais pas facilement demander à mon voisin, je vais le chercher moi-même.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>C’est très sportif ces collines ! Monter et descendre tous ces escaliers, c’était cardio !&nbsp;&nbsp;</p>



<p>La différence entre quartiers riches et quartiers pauvres était marquante. Le terrain de golf au centre de Lima par exemple, il est entouré de grilles, arrosé 24heures sur 24, alors que les bidonvilles autour n’ont pas l’eau courante. Il y avait beaucoup d’embouteillages.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Dans ces collines, la première génération s’est installée en bas de la colline. Puis les générations suivantes s’installaient plus haut. C’est donc un cercle vicieux, c’est difficile de sortir de ces quartiers. Ils n’ont pas de sous pour aller ailleurs, et leurs proches sont là.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>On a visité aussi l’association la Lombriz Feliz. Des gens venaient chaque semaine, de tous les âges, parfois très âgés, très jeunes, des mamans avec leurs enfants, pour se former au traitement naturel des plantes. L’idée est d’éviter les nuisibles sans avoir recours aux produits chimiques. Il y avait une belle participation. Ils avaient une formation théorique mais aussi pratique grâce au potager sur place. Je salue l’engagement des jeunes qui donnent ces formations, ce sont des jeunes agronomes qui viennent de terminer leurs études. Ils ne vivent pas dans les bidonvilles mais viennent donner les formations. Ils avaient une vingtaine d’années, j’étais admirative.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>On a aussi rencontré à Ayacucho des jeunes qui se déplacent dans des cantines populaires une fois par mois, pour animer des formations sur les violences contre les femmes faites aux femmes. Ces sessions permettent aux participantes de comprendre que ces violences ne sont pas normales.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Mais leur engagement ne s’arrête pas là. Avec les habitants et les jeunes du quartier, ils récupéraient des pneus et des objets recyclés et ont commencé à les peindre pour apporter de la couleur, de la beauté. Cet aspect artistique est important. Puis, à l’intérieur de ces objets, ils ont aménagé des potagers, des plantes médicinales.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Ces jeunes activistes de 18 à 30 ans prennent le temps de sensibiliser des citoyen·nes, de transmettre leurs connaissances en agroécologie. &nbsp;<br>Leur approche de l’écologie est différente de celle que l’on connaît en Europe, où le sujet est plus présent. Là-bas, cette prise de conscience n’est pas automatique, mais elle se construit à travers ces initiatives locales et solidaires.&nbsp;</p>



<p>A Ayacucho, nous avons aussi visité une école qui a développé un jardin de plantes médicinales. Quand un élève a mal quelque part, un adulte le dirige vers une plante spécifique à cueillir au sein-même de l’école ! Ils invitent aussi les parents à participer et développer ces jardins. Cela permet de créer un autre lien entre parents et enfants. C’est une belle manière de repenser l’espace scolaire et d’en faire un lieu de transmission et de soin.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quel sentiment tu retiens ?&nbsp;&nbsp;</h2>



<p>L’espoir pour ces gens-là.&nbsp; J’ai vu la misère, mais pas dans leurs yeux. J’y ai vu de la dignité. L’espoir que grâce à ces jeunes, à ces gens qui se forment par eux-mêmes, l’avenir sera meilleur. Ils ont l’espoir de s’en sortir, grâce à ces associations. Je suis contente de voir que ça change aussi de ce côté de l’écologie.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>J’étais contente de rencontrer les gens sur place et voir le pays avec leurs yeux, de parler avec eux. Les partenaires nous ont accompagnés.&nbsp; Je suis très reconnaissante envers Steve, Marcia et les autres. Leur ressenti par rapport à la situation politique par exemple. Ça enrichit énormément mon voyage. Je suis reconnaissante envers Entraide et Fraternité de nous offrir cette opportunité.&nbsp; Je suis contente d’en témoigner après aussi. On sait tous que les gens souffrent, mais partager ces expériences nous permet de mieux comprendre et d’être plus vrai et de témoigner de leur résistance.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le travail avec les jeunes t’a impressionné aussi ?&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</h2>



<p>On a vécu une messe ensemble avec les jeunes. Du point de vue de l’église, ils ont un syncrétisme avec leurs propres croyances ancestrales et la religion catholique.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Encore une fois, j’étais étonnée par les jeunes. Ils ont vécu le terrorisme de 1980 à 2000. La nouvelle génération a connu un soulèvement du peuple récemment en décembre 2022 .&nbsp; Ils ont préparé un diaporama pour nous expliquer la situation politique. Les jeunes essaient de restituer les événements, de récolter les témoignages pour demander justice. Ils font le travail que l’Etat ne veut pas faire. Ils avaient les larmes aux yeux, on voit que ça les touche énormément.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Leurs voix ne comptent pas mais ils continuent quand même.&nbsp; L’art permet de dire des choses qu’on ne peut pas dire dans un autre contexte. Les artistes peintres aussi s’expriment contre le terrorisme. L’art permet de s’exprimer, de dire leurs douleurs et leurs joies face à un gouvernement qui ne les écoute pas.&nbsp;&nbsp;</p>



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<div class="wp-block-column red-message is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p>Lisez également les entretiens avec <a href="https://entraide.be/lesperance-ouvre-une-porte-meme-dans-les-impasses-les-plus-sombres/">l’abbé Xavier Nys</a> et <a href="https://entraide.be/jai-eu-le-sentiment-de-toucher-a-une-des-sources-de-lhumanite-la-solidarite/">Mathieu Huvelle</a>.</p>
</div>
</div>
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			</item>
		<item>
		<title>J’ai eu le sentiment de toucher à une des sources de l’humanité : la solidarité</title>
		<link>https://entraide.be/jai-eu-le-sentiment-de-toucher-a-une-des-sources-de-lhumanite-la-solidarite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Mar 2025 12:26:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
		<category><![CDATA[Campagne de Carême 2025]]></category>
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					<description><![CDATA[Mathieu Huvelle a accompagné un voyage d’immersion au Pérou, en juin 2024. ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="titre-trois">Mathieu Huvelle est photographe. Il a accompagné un voyage d’immersion au Pérou, en juin 2024. Avec Olga Stenina, assistante paroissiale à Arlon, et l’abbé Xavier Nys, il est parti à la rencontre des associations partenaires d’Entraide et Fraternité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment es-tu devenu bénévole lors du voyage au Pérou ?&nbsp;&nbsp;</h2>



<p>Je suis Photographe professionnel depuis 2018. J’ai de l’expérience en évènementiel. J&rsquo;ai aussi réalisé quelques reportages. Je connais Benoît (chargé de la campagne de Carême chez Entraide et Fraternité) depuis 20 ans, c’est un vieil ami.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Benoît a pensé à moi pour réaliser les photographies lors du voyage au Pérou. Il m’a expliqué la thématique du Carême 2025. J’ai donc envoyé mon Portfolio et ma Lettre de motivation.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>J’ai toujours voulu partir en Amérique du Sud, et en particulier au Pérou. J’adore rencontrer des gens, c’est l’aspect social et solidaire de ce voyage qui m’a tout de suite intéressé.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment avez-vous préparé le voyage avec Entraide et Fraternité ?&nbsp;&nbsp;</h2>



<p>Avant le voyage, nous avons été préparés par l’équipe d’Entraide et Fraternité. On a eu quelques échanges avec les autres bénévoles. On s’est rencontré en amont pour savoir comment on allait vivre le terrain, quelles seraient les étapes du voyage.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Rencontrer une partie de l’équipe en amont m’a permis d’apprendre à les connaître, on savait que ça allait bien se passer. Concernant ma partie, la photographie, on a parlé de la manière d’illustrer les propos.&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>J’avais tout de même une petite appréhension avant de partir : être face à une certaine pauvreté. Je ne savais pas comment je réagirais, je me préparais à toute éventualité.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Finalement, je n’avais aucune raison de m’inquiéter. J’ai fait des rencontres marquantes et enrichissantes.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment tu résumerais le voyage ?&nbsp;<strong>&nbsp;</strong></h2>



<p>Le voyage a duré du 14 au 30 juin 2024. Toute la préparation du voyage allait enfin se concrétiser, c’est un sentiment très chouette ! &nbsp;<br>On a beau lire des témoignages de bénévoles partis en voyage, ça n’est jamais fidèle à ce qu’on vit réellement. &nbsp;<br>&nbsp;<br>Ce que je retiens surtout, c’est que malgré les situations inacceptables, et extrêmes dans lesquelles vivent ces personnes, il est possible de vivre des moments incroyables. J’ai eu le sentiment de toucher à une des sources de l’humanité : la solidarité. C’est très riche de pouvoir être témoin de ça.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Qu’est-ce qui t’a marqué pendant ce voyage ?&nbsp;&nbsp;</h2>



<p>Ce qui m’a le plus marqué pendant ce voyage, c’est l’implication des enfants et des mamans. Les enfants sont très impliqués. Ils ont cette conscience de ce qui se joue dans le fait de s’impliquer dans ce genre de projet.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>On entend tellement de fois cette phrase, mais ce qui m’a marqué aussi c’est la générosité de ces personnes. Pour moi, c’est la générosité dans le partage de leurs expériences, de leurs savoirs, de leurs quotidiens.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>On prend aussi conscience de notre posture d’Européen, parfois de manière inattendue. À Cajamarca, par exemple, un homme de la municipalité m’a surnommé « le Viking » ! Ce genre de moments prêtait à sourire, mais il y avait aussi des prises de conscience plus profondes.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>À Lima, j’ai réalisé que nous (les bénévoles) étions perçus comme des donateurs. Ils avaient peint une fresque au nom d’Entraide et Fraternité, et portaient des t-shirts avec notre logo. Il y avait beaucoup de reconnaissance de leur part. De mon côté, je représentais peut-être l’organisation, sauf que personnellement, je n’avais rien donné à ces associations ! J’ai ressenti un sentiment d’imposture. J’étais là pour prendre des photos, mais j’avais l’impression d’être un touriste.&nbsp;</p>



<p>Il est essentiel de garder ce recul et cette conscience. Pour contrer ce sentiment, je me suis fixé comme mission de photographier les événements tels que je les voyais, sans chercher systématiquement l’esthétique.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Mon objectif était de témoigner de notre expérience, même si elle était limitée dans le temps ; Et ce que j’ai vu, c’est énormément d’humanité et de positivisme dans ces projets et ces initiatives. C’était très touchant.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quelle est ta photo préférée ?&nbsp;&nbsp;</h2>



<p>J’ai pris 4000 photos pendant le voyage. Ça peut paraître énorme, mais en 15 jours ce n’est pas beaucoup. J’ai pris des photos surtout pendant les missions, je prenais le temps de rencontrer les personnes. &nbsp;<br>&nbsp;<br>Ma photo préférée est la photo de la mère et sa fille dans l’encadrement d’une porte. Au départ, la petite fille admirait la vue par la porte, j’ai voulu prendre la photo à ce moment-là, mais j’ai loupé la première photo. J’ai amélioré les réglages de mon appareil photo, puis j’ai attendu que la petite fille revienne. Sa mère est arrivée avec elle. La photo est finalement encore plus belle !&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">On te revoit pendant la Campagne de Carême ?<strong>&nbsp;</strong>&nbsp;</h2>



<p>Bien sûr, vous pourrez me voir lors de mon exposition photo le 22 mars. Mais je serai également présent à d’autres évènements organisés par Entraide et Fraternité.&nbsp;</p>



<p>&nbsp;</p>



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<p>Lisez également les entretiens avec <a href="https://entraide.be/lesperance-ouvre-une-porte-meme-dans-les-impasses-les-plus-sombres/">l’abbé Xavier Nys</a> et <a href="https://entraide.be/jai-vu-la-misere-mais-pas-dans-leurs-yeux/">Olga Stenina</a>.</p>
</div>
</div>
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			</item>
		<item>
		<title>Rencontre à la chapelle Saint-François, à Banneux</title>
		<link>https://entraide.be/rencontre-a-la-chapelle-saint-francois-a-banneux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Mar 2023 08:27:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
		<category><![CDATA[Campagne de Carême 2023]]></category>
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					<description><![CDATA[Samedi 18 mars à 17h : rencontre débat animé par Entraide et Fraternité et le Doyennené de l’Ourthe-Amblève-Condroz.  Une vingtaine de personnes s’est rassemblée dans la chapelle Saint-François à Banneux.   ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p><em>Nous accueillons notre partenaire brésilienne Maria Moreira, leader du mouvement des paysans sans terre, «&nbsp;MST&nbsp;», résidant actuellement dans le campement «&nbsp;Dom Tomás Balduino&nbsp;» de la commune de Formosa.&nbsp;<br><br>Le contenu de l’exposé de Maria est parlant&nbsp;et poignant : projets irrespectueux du vivant, familles déplacées, terres brûlées&#8230; Et derrière quelques diapositives d’une terre encore fumante, des visages souriants, des réalisations concrètes, des productions bios et locales, et des échanges autour des projets bien actuels d’agro-écologie. Tout cela témoigne de l’espoir, de l’esprit de résilience des paysans, et de la solidarité présente entre communautés et associations.</em></p>



<p><em>En aide aux paysans sans terre et aux personnes encore menacées actuellement, différentes questions fusent, questionnant tour à tour le rôle de l’église, l’importance de la présence de Lula au pouvoir, et surtout l’état actuel de la situation. Sont pointées du doigt les dispositions économiques de l’accord commercial entre les continents et la responsabilité des entreprises belges investissant au Brésil.&nbsp;</em></p>



<p><em>Finalement, des moyens d’actions sont levés pour face face à l’injustice et la violence vécues par les hommes et femmes du Cerrado, région fortement touchée par les répressions actuelles. Maria revient alors sur les images de moments de célébration, qui témoignent de l’importance actuelle d’Entraide et Fraternité sur place, de l’espoir apporté par la présence de chacun, en remerciant vivement la présence de chacun ce jour-même.</em></p>



<p><em>Les échanges se poursuivent autour d’un verre chaleureusement offert par l’unité pastorale Ekklesia Amblève-Condroz.</em></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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