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	<title>Entraide et Fraternité</title>
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	<description>Pour que la Terre tourne plus JUSTE !</description>
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	<title>Entraide et Fraternité</title>
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	<item>
		<title>In memoriam Abbé Philippe Dupriez</title>
		<link>https://entraide.be/in-memoriam-abbe-philippe-dupriez/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Apr 2026 10:01:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[hommage]]></category>
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					<description><![CDATA[C’est avec une profonde tristesse mais aussi dans l’espérance de la Résurrection que nous avons appris le décès de l’abbé Philippe Dupriez.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>C’est avec une profonde tristesse mais aussi dans l’espérance de la Résurrection que nous avons appris le décès de l’abbé Philippe Dupriez survenu le 2 avril 2026.</p>



<p>Nous connaissions Philippe depuis si longtemps. Il va nous manquer. Durant plusieurs décennies, il a accompagné Entraide et Fraternité/Action Vivre Ensemble de tant de manières… Il était un infatigable compagnon de route qui comptait beaucoup pour nous sur les chemins de la solidarité. Nous lui en restons très reconnaissants. Nous rendons grâce au Seigneur pour le don de sa vie et pour le ministère qu’il a exercé avec foi, dévouement et générosité.</p>



<p>Philippe fut longtemps animateur-prêtre au sein de notre équipe pour la régionale de Bruxelles. Il y fut un artisan précieux, prenant à cœur dans sa pastorale de mettre toujours en avant les projets de lutte contre la pauvreté et d’appeler à la solidarité. Combien d’associations de lutte contre la pauvreté n’a-t-il pas visitées à Bruxelles mais aussi au Vietnam ou au Guatemala pour les encourager, les visibiliser, leur donner la parole, en témoigner ?&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Philippe était engagé au sein de notre ASBL avec l’esprit de service. Il répondait toujours présent quand nous avions besoin de lui. Que ce soit pour apporter sa réflexion à l’Assemblée générale ou prendre en mains le suivi du chantier de rénovation et de mise aux normes de notre bâtiment qui en avait grandement besoin. Par sa persévérance, sa ténacité, ses multiples talents, il était venu à bout de bien des obstacles et a contribué à refaire de ce lieu une maison où il fait bon de travailler au service de nos missions.</p>



<p>Aujourd’hui, nous perdons un appui et un ami. Nous ne l’oublions pas. Que le Seigneur l’accueille dans Sa paix et Sa lumière.&nbsp;</p>



<p>Nous présentons nos condoléances émues à sa famille, à ses proches et les différentes communautés dans lesquelles il fut engagé.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Cette dette qui plombe Haïti depuis deux siècles</title>
		<link>https://entraide.be/cette-dette-qui-plombe-haiti-depuis-deux-siecles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 11:50:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[jt229]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 17 avril 2025, Emmanuel Macron annonçait la création d&#8217;une commission mixte franco-haïtienne chargée d&#8217;examiner le passé commun des deux [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="titre-trois">Le 17 avril 2025, Emmanuel Macron annonçait la création d&rsquo;une commission mixte franco-haïtienne chargée d&rsquo;examiner le passé commun des deux pays. Au centre de ses travaux : l&rsquo;impact de ce qu&rsquo;on appelle « l&rsquo;indemnisation de 1825 ». Une dette injuste qui plombe Haïti depuis deux siècles. </p>



<p>Le 3 juillet 1825, une flottille française entre dans la rade de Port-au-Prince. Elle est porteuse d&rsquo;un texte sidérant :&nbsp;en échange de la reconnaissance de l&rsquo;indépendance conquise en 1804, la France&nbsp;« ordonne »&nbsp;à la jeune République de lui verser une indemnité de 150 millions de francs, destinée à dédommager les anciens colons esclavagistes. À ces conditions, Paris « concède » son indépendance à Haïti&nbsp;&#8211;&nbsp;qui s&rsquo;en était pourtant libérée par les armes vingt et&nbsp;un an&nbsp;plus tôt, devenant la première nation née d&rsquo;une révolution d&rsquo;esclaves noirs.&nbsp;</p>



<p>Selon le New York Times, Haïti a versé environ 560 millions de dollars en valeur actualisée à la France, sans aucune contrepartie. Mais le déficit économique réel est bien plus abyssal : si ces sommes étaient restées dans l&rsquo;économie haïtienne, elles auraient pu générer jusqu&rsquo;à 21 milliards de dollars. On parle souvent de « dette de l&rsquo;indépendance ». L&rsquo;appellation est trompeuse. <strong>C&rsquo;était une rançon. </strong></p>



<p>Deux siècles plus tard, cette injustice fondatrice continue de peser sur un pays coincé entre une administration américaine indifférente et une Union européenne paralysée.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Pour Frédéric Thomas, chercheur au Cetri, <em>« La révolution haïtienne est une promesse qui doit être tenue. Aux Haïtiens et aux Haïtiennes de rééditer le geste de leurs ancêtres et de faire voler en éclats le pacte de 1825 dans le piège néocolonial d’aujourd’hui. »</em> <sup class="modern-footnotes-footnote ">1</sup></p>



<div class="wp-block-columns fond-bleu is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<h2 class="wp-block-heading">Signez la pétition mondiale  </h2>



<p>Plus largement, c’est tout le système de la dette qui est en cause. Dans le cadre du Jubilé proclamé par le pape François, une pétition mondiale pour une réforme du système financier mondial a été initiée par Caritas Internationalis et relayée en Belgique par Entraide et Fraternité. Il est encore temps de la signer.</p>



<p>Par en ligne sur <a href="https://annulerladette.be/" target="_blank" rel="noreferrer noopener nofollow">annulerladette.be</a>.  </p>
</div>
</div>
<div>1&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href="https://entraide.be/publication/analyse2025-6/">Analyse complète</a></div>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Une COP controversée, un Sommet fédérateur </title>
		<link>https://entraide.be/une-cop-controversee-un-sommet-federateur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 10:32:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[COP]]></category>
		<category><![CDATA[jt229]]></category>
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					<description><![CDATA[L’année 2025 a été marquée par la tenue de la COP 30 et du Sommet des peuples, à Belém, au Brésil, où Entraide et Fraternité s’est rendue.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="titre-trois">L’année 2025 a été marquée par la tenue de la COP 30 et du Sommet des&nbsp;peuples, à&nbsp;Belém,&nbsp;au Brésil, où Entraide et Fraternité s’est rendue. À cette occasion, Alexandre Blanchart, chargé d’analyse et de plaidoyer&nbsp;pour Entraide et Fraternité,&nbsp;raconte.&nbsp;</p>



<div class="wp-block-columns fond-bleu is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<h2 class="wp-block-heading">COP 30 <em>vs</em> Sommet des peuples </h2>



<p>Alors que la COP est le rassemblement mondial le plus important sur le changement climatique &#8211; dont on espère chaque année qu’il ressortira des accords ambitieux, le Sommet des peuples est un rassemblement de la société civile (peuples autochtones, ONG et syndicats) qui s’organise en parallèle.&nbsp;</p>



<p>Les deux rassemblements ont eu lieu à Belém, à la frontière de la forêt amazonienne. L’occasion pour le Brésil de mettre en lumière les peuples les peuples autochtones qui y vivent. Saisissant cette occasion, de nombreuses organisations défendant les droits des peuples d’Amérique latine ont souhaité organiser le Sommet des peuples, pour faire entendre leurs voix, alors que les COP précédentes se tenaient dans des pays moins propices aux mobilisations civiles. </p>



<p>Parmi les organisateurs se trouvaient Agro é Fogo, une coalition partenaire d’Entraide et Fraternité qui a invité notre ONG à les rejoindre au Brésil pour ce sommet. Sur place, d’autres partenaires les ont rejoints : la CPT de Goiás (Brésil) et le MOCCIC (Pérou). </p>
</div>
</div>



<p><em>« Ce qui était vraiment intéressant avec le Sommet des peuples c’est qu’il a été organisé par et pour les peuples d’Amazonie : les revendications sont vraiment venues du terrain. », </em>explique Alexandre Blanchart, chargé d’analyse et de plaidoyer pour Entraide et Fraternité. </p>



<p><em>A contrario</em>, la COP est de plus en plus critiquée. Dans les groupes de travail qui élaborent les accords, on retrouve les ministres de l’environnement de différents pays, mais aussi des entreprises multinationales, connues pour leur impact écologique immense. La COP laisse peu de place aux mouvements sociaux et s’apparente surtout à une foire au greenwashing, dans laquelle lobbys et multinationales parasitent les discussions et bloquent tout accord un peu ambitieux. </p>



<p>Face à ce constat, le Sommet des&nbsp;peuples affirme son rôle :&nbsp;<em>« Il&nbsp;ne dénonce plus seulement mais représente une réelle alternative et propose des revendications concrètes. »</em>&nbsp;</p>



<p>Parmi&nbsp;ces&nbsp;revendications,&nbsp;relevons&nbsp;notamment :&nbsp;</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>la mise en place d’une réforme agraire et la promotion de l’agroécologie pour garantir la souveraineté alimentaire et la restitution des terres aux peuples qui y vivent ;</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>la démarcation et la protection des terres des peuples autochtones : les États doivent reconnaître le droit à la terre des peuples autochtones et lutter contre la prédation des grands propriétaires terriens et/ou des entreprises extractivistes ;</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>la fin de l’exploitation pétrolière et de la déforestation en Amazonie ;</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>la reconnaissance par les États occidentaux de leur responsabilité dans la crise écologique et une compensation juste et complète de leur part pour les pertes et dommages imposés aux autres peuples ;</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>la participation et le <em>leadership </em>des populations concernées dans la construction de solutions climatiques.</li>
</ul>



<p>Après leur rédaction et leur acceptation par toutes les parties prenantes du Sommet des peuples, les revendications communes ont été présentées au président de la COP et sont parvenues aux groupes de négociation. Cependant et sans grande surprise, l’accord final de la COP a été décevant. </p>



<p>Pourtant, dans ce contexte de manque d’engagement international, quelques pays d’Amérique du sud se sont distingués : la Colombie a interdit l’exploitation du pétrole en Amazonie colombienne et le Brésil s’est engagé à accélérer la démarcation des terres autochtones. Mais alors, pourquoi certains pays sont-ils prêts à prendre de telles mesures et pas d’autres ? Selon Alexandre Blanchart, cela s’explique grâce aux directions politiques des gouvernements : <em>« Il faut quand même reconnaître que c’est plus simple de faire du plaidoyer quand ce sont des gouvernements de gauche. Même s&rsquo;ils ne sont pas parfaits, ils se montrent plus sensibles aux questions sociales et environnementales que les gouvernements de droite et d’extrême droite. »</em> </p>



<p>Ces avancées montrent que le Sommet des peuples et l’alliance de toutes les organisations participantes donnent vraiment du poids à ces revendications. Il y a eu un plaidoyer de réseau, réalisé par l’ensemble de la société civile présente, qui a formé un réel contrepoids face à la COP. La marche pour le climat organisée par le Sommet des&nbsp;peuples, a réuni plus de 70.000 participants et participantes, marquant un vrai rapport de force et une mobilisation historique face à la COP 30.&nbsp;</p>



<p>Lors de cette marche, on a aussi noté l’hétérogénéité des participants et participantes : <em>« Ce n’était pas comme une marche climat en Europe où il y a surtout des écolos ; là, il y avait toutes les ONG liées de près ou de loin aux luttes écologiques, de nombreux représentants et représentantes des peuples autochtones de toutes les régions d’Amazonie et les principaux syndicats brésiliens. C’était intéressant, ce gros mélange car les revendications correspondaient à tous les groupes. Alors qu’on parle souvent de justice climatique et sociale, ici les revendications communes ont été un réel exemple d’alliance entre le social et l’environnement. »</em> </p>



<p>On retiendra surtout que ce plaidoyer de réseau a été particulièrement fort et inspirant. Pour gagner en visibilité et mieux se faire entendre, il est à présent primordial de travailler ensemble. <em>« À l’avenir, se réunir en parallèle de la COP, puis porter ensemble les revendications de la société civile et former un collectif plus grand pour se faire entendre au milieu des multinationales et des pays pétroliers semble nécessaires. »</em></p>



<div class="wp-block-columns fond-bleu is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p>Pour désigner les peuples d’Amazonie, plusieurs termes existent mais aucun d’eux n’est parfait. Dans cet article nous privilégions l’appellation « Peuples autochtones », le terme « indigènes » ayant une connotation négative puisqu’il a été utilisé par les colons,&nbsp;puis vivement critiqué par de nombreux peuples autochtones au sein du groupe de travail sur la Déclaration des droits des peuples autochtones des Nations&nbsp;unies, entre 1987 et 2007.&nbsp;</p>
</div>
</div>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="433" src="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/sommet-des-peuples-Belem-1024x433.jpg" alt="Photo de groupe d'une trentaine de personnes" class="wp-image-26793" srcset="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/sommet-des-peuples-Belem-1024x433.jpg 1024w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/sommet-des-peuples-Belem-300x127.jpg 300w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/sommet-des-peuples-Belem-768x325.jpg 768w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/sommet-des-peuples-Belem.jpg 1325w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Des participants et participantes au Sommet des peuples de Belém : peuples autochtones d’Amazonie, syndicats brésiliens, ONG (dont Entraide et Fraternité) réunis pour porter ensemble des revendications climatiques et sociales face à la COP 30.</figcaption></figure>
</div>


<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><em>À l’avenir, se réunir en parallèle de la COP, puis porter ensemble les revendications de la société civile et former un collectif plus grand pour se faire entendre au milieu des multinationales et des pays pétroliers semble nécessaires.</em></p>
</blockquote>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le plaidoyer, c’est aussi désormais notre affaire en Belgique </title>
		<link>https://entraide.be/le-plaidoyer-cest-aussi-desormais-notre-affaire-en-belgique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 10:08:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Action Vivre Ensemble]]></category>
		<category><![CDATA[jt229]]></category>
		<category><![CDATA[Plaidoyer]]></category>
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					<description><![CDATA[Jamais depuis la Seconde guerre mondiale, les acquis sociaux n’avaient été autant remis en question. Ces injustices représentent la matière du travail de plaidoyer d’Action Vivre Ensemble.  ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="titre-trois">Déliquescence de l’État de droit, attaque systématique des contre-pouvoirs et des droits les plus fondamentaux, montée de l’extrême droite et de l’obscurantisme : jamais depuis la Seconde Guerre mondiale, les acquis sociaux n’avaient été autant remis en question. Ces injustices représentent la matière du travail de plaidoyer d’Action Vivre Ensemble.  </p>



<p>Dans le sillage des dernières campagnes d’Avent, Action Vivre Ensemble s’est&nbsp;mobilisée&nbsp;pour porter les voix des acteurs et actrices de terrain. Lors de la campagne dédiée à la santé mentale (2024),&nbsp;Action Vivre Ensemble&nbsp;a pu&nbsp;compter sur le support d’associations de terrain à Liège (Infirmiers de rue, Revers, Sans Logis). Un document commun avec des constats et revendications liés à la santé mentale&nbsp;a été rédigé et&nbsp;porté auprès de la&nbsp;Ville de Liège&nbsp;et du&nbsp;président&nbsp;de son CPAS, Jean-Paul Bonjean&nbsp;(PS). Cet échange fut l’occasion de pointer du doigt un réel manque sur le terrain : une cartographie des associations de terrain œuvrant dans la santé mentale et le sans-abrisme actives sur le territoire de la ville, destinée au public précarisé et/ou à la rue. Quand on est démuni et en détresse mentale, savoir où pouvoir se poser, trouver un réconfort, une écoute, une tasse de café est de l’ordre de la nécessité.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>En 2025, la campagne dédiée à la jeunesse et plus particulièrement aux inégalités scolaires (<em>L’école, fabrique d’inégalités ?</em>) porte un peu plus loin l’effort&nbsp;politique. Tout d’abord, l’organisation de l’événement de campagne&nbsp;&#8211; le&nbsp;spectacle théâtral&nbsp;<em>Kevin&nbsp;&#8211;&nbsp;Parlons des inégalités scolaires autrement&nbsp;-,</em>&nbsp;a rassemblé&nbsp;le 17 décembre&nbsp;plus d’une centaine de personnes. La pièce&nbsp;était suivie&nbsp;d’un débat regroupant plusieurs&nbsp;personnes expertes&nbsp;sur la perpétuation des inégalités en milieu scolaire :&nbsp;Merlin&nbsp;Gevers&nbsp;(Ligue des familles), Bernard&nbsp;Hubien&nbsp;(Ufapec), Catherine&nbsp;Beauthier&nbsp;(ATD Quart Monde)&nbsp;et les deux auteurs de la pièce, Jérôme Piron&nbsp;et&nbsp;Arnaud Hoedt.&nbsp;Lors de cette table-ronde,&nbsp;les constats exposés par les&nbsp;intervenants et intervenantes&nbsp;ont constitué un vibrant plaidoyer pour une refonte de l’enseignement&nbsp;: plus juste, égalitaire et inclusif.&nbsp;</p>



<p>Dans la foulée, une rencontre avec l’équipe du Délégué général aux&nbsp;Droits de l’Enfant ancre puissamment le besoin de se fédérer pour que les voix portent plus loin. Un groupe de travail associatif regroupant plusieurs associations actives dans le secteur de la jeunesse est formé avec une balise claire et précise : par quelles actions concrètes Action Vivre Ensemble peut-elle&nbsp;soutenir les associations de terrain et combler les besoins ? Comment faire entendre les voix de&nbsp;celles et&nbsp;ceux qu’on n’écoute plus et qui, pire, se voient criminalisées ? Le travail de plaidoyer est essentiel dans cette perspective. Encore et toujours, jusqu’à ce que ces voix portent si loin qu’il soit impossible de les&nbsp;ignorer.<strong>&nbsp;</strong>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Palestine : une pression de la société civile enfin récompensée </title>
		<link>https://entraide.be/palestine-une-pression-de-la-societe-civile-enfin-recompensee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 09:26:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Manifestation]]></category>
		<category><![CDATA[jt229]]></category>
		<category><![CDATA[Plaidoyer]]></category>
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					<description><![CDATA[Deux manifestations gigantesques dans les rues de Bruxelles et le travail acharné des ONG ont fait quelque peu plier le gouvernement belge en 2025-2026.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="titre-trois">Deux manifestations gigantesques dans les rues de Bruxelles (deux fois environ 140.000 personnes) et le travail acharné des ONG ont fait quelque peu plier le gouvernement belge en 2025-2026. La partie est loin d’être gagnée mais le génocide à Gaza et la perspective d’une annexion de la Cisjordanie ne laissent aucune place aux atermoiements. </p>



<p>À l’heure où l’on regrette régulièrement le désinvestissement de la génération Z du combat militant, ce constat doit être relativisé. Dans de nombreux pays du Sud (Pérou, Philippines, Madagascar, Maroc, Népal, Indonésie), cette génération, plus diplômée que les précédentes, s’est soulevée devant l’absence de perspectives. En Belgique, les jeunes ont encore montré que leur capacité de mobilisation était intacte pour de grandes et justes causes, comme le climat ou la Palestine. Entraide et Fraternité a d’ailleurs publié en ce début d’année une analyse sur la question : <em>Free Palestine - Une nouvelle génération militante ? </em><sup class="modern-footnotes-footnote ">1</sup></p>



<p>Devant la gravité des événements perpétrés à Gaza par Israël (70 000 morts), deux énormes marches apolitiques et un travail opiniâtre de la coalition réunissant les ONG belges engagées en Palestine ont porté leurs fruits, preuve que mobilisation et plaidoyer sont intimement liés pour atteindre des objectifs a priori impossibles. En l’occurrence, il s’agissait ici de faire bouger le gouvernement belge qui adopte souvent une position médiane qui veille à ne pas se fâcher avec Tel-Aviv. En diplomatie comme en plaidoyer, il faut souvent choisir entre voir le verre à moitié plein et le verre à moitié vide. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Interdiction des produits des colonies </h2>



<p>Le chemin parcouru a été tel&nbsp;que nous avons choisi de voir le verre à moitié plein lorsque, début&nbsp;septembre 2025, le gouvernement a abouti à une batterie de sanctions envers Israël.&nbsp;La&nbsp;reconnaissance pleine et entière de la Palestine, initiée par la France devant l’Assemblée générale des Nations&nbsp;unies, n’a pas été obtenue : même si le gouvernement s’en défend en estimant que la mesure symbolique est prise, cette reconnaissance reste malheureusement&nbsp;liée à des conditions difficilement applicables. En revanche,&nbsp;la joute&nbsp;médiatico-politique sur le sujet a permis&nbsp;d’obtenir en parallèle&nbsp;de véritables avancées&nbsp;au vu de la situation toujours plus dramatique de la Cisjordanie : la privation&nbsp;des services consulaires aux Belges installés dans les colonies, l’interdiction&nbsp;d’exportation et de transit d’armes en direction d’Israël et&nbsp;l’interdiction des produits issus des colonies.&nbsp;Il est absolument invraisemblable que des supermarchés belges distribuent en Belgique des produits (fruits, jus,&nbsp;confitures,&nbsp;vin, produits cosmétiques…)&nbsp;des colonies israéliennes alors même que celles-ci occupent&nbsp;cette terre en violation complète du droit international.&nbsp;</p>



<p>Alors qu’Israël viole quotidiennement le soi-disant cessez-le-feu à Gaza, les extrémistes ultrareligieux du gouvernement israélien ne cachent plus leur dessein d’annexer la Cisjordanie et d’en chasser ses habitants et habitantes historiques : c’est pourquoi ces mesures sont le minimum vital pour sauver ce qui peut encore l’être. Début 2026, cinq mois après l’accord de l’Arizona, le CNCD-11.11.11 a inventorié l’implémentation de ces mesures dans une <em>Scorecard Palestine</em>.<sup class="modern-footnotes-footnote ">2</sup> </p>



<p>Puisqu’il est manifeste que l’aile droite du gouvernement (MR, N-VA) traîne les pieds,&nbsp;les associations&nbsp;impliquées&nbsp;ont, à l’initiative d’Amnesty International, lancé un appel au gouvernement à enfin adopter cette interdiction des produits des colonies.&nbsp;</p>



<p>Le ministre Clarinval invoque la complexité du dossier. « <em>Pourtant, l’exemple espagnol montre que la volonté politique peut se traduire rapidement en actes. La Belgique peut s’inspirer de ces solutions. Ce qui manque, ce n’est pas l’expertise, c’est la volonté politique », </em>rappelle un collectif d’ONG &#8211; dont Entraide et Fraternité &#8211; dans une carte blanche publiée dans Le Soir le 2 mars 2026.<sup class="modern-footnotes-footnote ">3</sup>  Laquelle a toutefois été rapidement suivie d’une annonce du ministre promettant un texte dans les prochaines semaines… Le verre à moitié plein ou le verre à moitié vide ? </p>



<div class="wp-block-columns are-vertically-aligned-center fond-bleu is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
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<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="395" height="560" src="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2025/01/affiche_no-ather-lang.jpg" alt="Affiche de film : No other land" class="wp-image-23733" srcset="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2025/01/affiche_no-ather-lang.jpg 395w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2025/01/affiche_no-ather-lang-212x300.jpg 212w" sizes="(max-width: 395px) 100vw, 395px" /></figure>
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<div class="wp-block-column is-vertically-aligned-center is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:66.66%">
<h3 class="wp-block-heading"><em>No other land</em>, plus qu’un film </h3>



<p>Tout au long de l’année 2025,&nbsp;des centaines de&nbsp;personnes en&nbsp;Belgique francophone,&nbsp;de&nbsp;Mons à&nbsp;Habay-la-Neuve en passant par Genappe,&nbsp;ont assisté à des soirées-événement organisées par Entraide et Fraternité&nbsp;autour du film&nbsp;<em>No&nbsp;other&nbsp;land</em>, récompensé de l’Oscar du meilleur documentaire.&nbsp;Les réalisateurs (palestinien) Basel Adra et (israélien) Yuval Abraham&nbsp;ont&nbsp;notamment été reçus au Parlement européen. Pour rappel, Entraide et Fraternité&nbsp;a&nbsp;participé au financement de ce film choc dont le tournage s’est terminé juste avant le 7 octobre 2023.&nbsp;</p>



<p>Ce dernier point est crucial pour comprendre les enjeux : le film montre effectivement le harcèlement et le déchaînement de violences de la part des colons israéliens installés illégalement en Cisjordanie avec pour but de les chasser de leur terre.&nbsp;Cette situation dramatique n’est donc pas une conséquence de la guerre de Gaza : c’est l’enfer que vivaient déjà les Palestiniens&nbsp;et Palestiniennes&nbsp;de Cisjordanie avant le déchaînement de&nbsp;violence israélien.&nbsp;<em>« Merci de nous avons avoir montré une réalité que&nbsp;nous ne voyons jamais »</em> : telle est la phrase sans doute le plus souvent entendue de la part des spectateurs&nbsp;et spectatrices&nbsp;venus découvrir ce film.&nbsp;</p>
</div>
</div>



<h2 class="wp-block-heading">L’agriculture comme mode de résistance </h2>



<p>En Palestine, plus qu’ailleurs encore, on comprend la symbolique de la terre. En Palestine, l’accaparement des terres se fait à échelle géante. Quand on parle de « terre » dans ce cas-là, ce n’est pas une formule : les colons israéliens attaquent les Palestiniens et Palestiniennes durant la cueillette des olives, un moment importantissime pour les populations du pourtour méditerranéen. </p>



<p>Entraide et Fraternité soutient le RWDS (Rural Women Development Society). C’est l’une des plus importantes associations féminines et agricoles puisqu’elle est active au sein de communautés locales (environ 3000 membres) dans l’ensemble des territoires palestiniens au travers d’une soixantaine de clubs de femmes. L’analyse L’agriculture : de la subsistance à la résistance<sup class="modern-footnotes-footnote ">4</sup> aborde leur travail. Cette analyse s’inscrit dans une série dédiée au rôle des femmes dans l’agriculture à l’occasion de l’Année mondiale des agricultrices déclarée par l’ONU.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Il est absolument invraisemblable que des supermarchés belges distribuent en Belgique des produits (fruits, jus, confitures, vin, produits cosmétiques…) des colonies israéliennes alors même que celles-ci occupent cette terre en violation complète du droit international.</p>
</blockquote>
<div>1&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href="https://entraide.be/publication/analyse2026-5" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Entraide et Fraternité analyse 5 2026</a></div><div>2&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href="https://www.cncd.be/IMG/pdf/scorecard_palestine_fr_.pdf">Mise en œuvre des engagements du gouvernement fédéral concernant la Palestine &#8211; PDF</a></div><div>3&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href="https://www.lesoir.be/731826/article/2026-03-02/interdiction-des-produits-des-colonies-israeliennes-au-boulot-monsieur-clarinval">Le soir &#8211; carte blanche &#8211; 2 mars 2026</a></div><div>4&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href="https://entraide.be/publication/analyse2026-4/">Entraide et Fraternité analyse 4 2026</a></div>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Accord UE-Mercosur : place à la justice, la mobilisation continue</title>
		<link>https://entraide.be/accord-ue-mercosur-place-a-la-justice-la-mobilisation-continue/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 08:57:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[jt229]]></category>
		<category><![CDATA[Stop à l’Accord UE-Mercosur]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://entraide.be/?p=26761</guid>

					<description><![CDATA[Après 25 années de négociation, l’accord entre l’Union européenne et les membres du Mercosur arrive au terme de son processus après un passage en force antidémocratique.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="titre-trois">Après 25 années de négociation, l’accord entre l’Union européenne et les membres du Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay et Uruguay) arrive au terme de son processus après un passage en force antidémocratique. Est-ce la fin ? Pas tout à fait. Comme le dit Eloïse Tuerlinckx, chargée d’études et de plaidoyer pour Entraide et Fraternité : <em>« Le combat continue ! »</em> </p>



<p><strong>Qu’est-ce que l’accord UE-Mercosur ?&nbsp;Et pourquoi s’y opposer ? Quelles sont ses conséquences ici et en Amérique du Sud ?</strong>&nbsp;</p>



<p><strong>Eloïse&nbsp;Tuerlinckx</strong> <strong>:</strong>&nbsp;C’est un accord d’association avec un volet commercial, mais aussi un volet politique. L’accord va simplifier les échanges commerciaux entre les deux blocs,&nbsp;l&rsquo;Union européenne et les pays du Mercosur&nbsp;(Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay),&nbsp;permettant des profits économiques dans l’UE pour les secteurs industriels, notamment automobiles et pharmaceutiques, tandis que, pour l’Amérique du Sud,&nbsp;ce sont surtout des produits agricoles qui seront exportés : bœuf, soja, sucre et riz. Cependant, ces échanges ne sont pas sans conséquences : alors que l’agro-industrie et les grosses entreprises s’enrichissent, ce sont les petits producteurs&nbsp;et productrices&nbsp;sud-américains, les consommateurs, les consommatrices,&nbsp;les agriculteurs&nbsp;et agricultrices&nbsp;européens qui en payent le prix.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Dans le Mercosur, ces accords vont pousser à produire plus. Ce qui veut dire : utiliser davantage de pesticides (alors qu’ils causent déjà la mort par empoisonnement d’une personne au Brésil tous les deux jours), augmenter la déforestation et l’accaparement des terres par des méthodes de plus en plus violentes. En Europe, les marchés seront inondés de produits du Mercosur qui ne sont pas soumis aux normes européennes. Ainsi, les consommateurs et consommatrices se retrouvent à manger du bœuf boosté aux activateurs de croissance et des fruits et légumes arrosés de pesticides, souvent sans en être informés : alors que l’étiquetage est obligatoire pour les produits bruts, il ne l’est pas pour les produits transformés comme les steaks hachés ou les plats cuisinés. Le comble ? La plupart des pesticides utilisés en Amérique du Sud sont produits en Europe mais interdits chez nous car jugés trop nocifs. Pourtant, on les envoie en Amérique&nbsp;latine, où ils détruisent la biodiversité et la santé des producteurs et productrices, et ils se retrouveront dans nos assiettes d’ici quelques mois. En plus d’augmenter les risques sanitaires pour les consommateurs&nbsp;et consommatrices, cela désavantage grandement les produits agricoles européens.&nbsp;&nbsp;</p>



<p><strong>Dans l’Union européenne, on a surtout vu les agriculteurs et agricultrices qui se sont mobilisés contre l’accord. Pourquoi&nbsp;et&nbsp;avec&nbsp;quel impact ?</strong>&nbsp;</p>



<p><strong>E.T :</strong> Le monde agricole a eu, encore une fois, le sentiment légitime d’être la monnaie d’échange d’un accord commercial. Ce n’est pas la première fois que l’Union européenne privilégie d’autres pans de son économie au détriment de l’agriculture, mais c’est certainement la fois de trop. Ce déséquilibre entre les secteurs d’activités nous pose aussi la question de notre souveraineté alimentaire : on délocalise de plus en plus notre alimentation. Le nombre de fermes en Europe chute drastiquement. D’ici à 2040, on estime que l’UE perdra encore deux tiers de ses fermes. C’est un énorme problème, il n’y a aucune vision stratégique là derrière. De plus, les agriculteurs et agricultrices se sentent trahis : après leurs nombreux efforts pour réduire leur empreinte environnementale grâce au Green Deal, l’UE ouvre désormais ses portes à un marché où l’utilisation de pesticides, d’OGM et d’antibiotiques est bien moins régulée, où la déforestation est acceptée, etc. Bien que leurs mobilisations n’aient pas suffi à empêcher la signature de l’accord en décembre dernier, elles ont eu un impact médiatique et politique : de nombreux politiciens et politiciennes ont voté contre l’accord après les mobilisations agricoles, ce qui est d’autant plus important quand on sait que le vote pour saisir la Cour de justice s’est joué à 10 voix près (334 voix pour, 324 voix contre et 11 abstentions). </p>



<p><strong>Et chez Entraide et Fraternité, qu’avez-vous fait ?&nbsp;</strong>&nbsp;</p>



<p><strong>E.T :</strong> Chez Entraide et Fraternité, on défend des accords durables, responsables, qui respectent l’environnement et les populations. On ne s’oppose pas à tous les accords commerciaux en général, mais quand on voit à quel point celui-ci est néfaste, on ne peut pas ne rien faire. Entraide et Fraternité a ainsi rejoint la coalition Stop UE Mercosur, qui regroupe 15 ONG avec différentes expertises sur le sujet. Ensemble, on a mis en place toute une série d’actions depuis plus d’un an et encore aujourd’hui, notamment pour sensibiliser la population aux enjeux de l’accord. Parfois, on pense que c’est très technique ou que cela ne nous concerne pas alors que ce sont des enjeux concrets qui touchent notre alimentation de tous les jours. On a relayé quelques outils d’interpellation en ligne et mené des actions variées à Mons, Liège, dans la province du Luxembourg. Le but était d’informer la population et de faire du bruit médiatiquement. À Bruxelles, on a co-organisé des manifestations devant les institutions européennes avec d’autres ONG et les syndicats agricoles. À côté de cet aspect de sensibilisation et mobilisation, on a également obtenu des rendez-vous avec des décideurs et décideuses, pour discuter de notre position sur l’accord.   </p>



<p>À la suite de&nbsp;ces mobilisations, la Wallonie s’est clairement positionnée contre l’accord. Néanmoins, la Flandre&nbsp;y&nbsp;étant,&nbsp;elle,&nbsp;favorable, la Belgique s’est finalement abstenue. Pour nous, cela&nbsp;reste une réussite, car une abstention, lors d’un vote au Conseil, n’ajoute pas de voix à la majorité.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image mb-3">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="968" height="560" src="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/stop-Mercosur-photo-Shannon-Rowies.jpg" alt="Manifestation devant le Parlement européen avec des pancartes “STOP UE‑MERCOSUR” et “STOP TOXIC TRADE DEALS”, des barils symboliques et un groupe de participants rassemblés." class="wp-image-26765" srcset="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/stop-Mercosur-photo-Shannon-Rowies.jpg 968w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/stop-Mercosur-photo-Shannon-Rowies-300x174.jpg 300w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/stop-Mercosur-photo-Shannon-Rowies-768x444.jpg 768w" sizes="(max-width: 968px) 100vw, 968px" /><figcaption class="wp-element-caption">Manifestation organisée à Bruxelles devant les institutions européennes par la Coalition<br>Stop UE-Mercosur, réunissant ONG (dont Entraide et Fraternité) et syndicats agricoles.</figcaption><div class="image-licence" style="text-align: right; margin-top: 5px; font-size: 0.8em; color: #666; font-style: italic;">Licence : photo : Shannon Rowies</div></figure>
</div>


<p><strong>Aujourd’hui, quel avenir pour cet accord et pour les mobilisations ?</strong>&nbsp;</p>



<p><strong>E.T :</strong> L’accord a été voté au Conseil en janvier, de manière non démocratique. L’accord est composé d’une partie politique et d’une partie commerciale. La Commission, qui savait pertinemment que certains États-membres étaient réticents à l’accord, a décidé de scinder l’accord. Pourquoi ? En le scindant, elle isole la partie commerciale de l’accord et permet ainsi que celui-ci soit adopté à la majorité, en tant que compétence exclusive de l’UE, et pas à l’unanimité, ce que la Commission n’aurait sans doute pas obtenu. Ce n’est pas légal comme processus, c’est une manœuvre pour contourner les étapes démocratiques. </p>



<p>Après cette signature, c’est au tour du Parlement européen de se prononcer. À nouveau, avec Entraide et Fraternité et la Coalition&nbsp;Stop UE-Mercosur, on a fait un gros travail auprès des eurodéputés&nbsp;et eurodéputées&nbsp;belges pour qu’ils saisissent la Cour de&nbsp;justice de l’Union&nbsp;européenne et leur pose la question de la légalité de l’accord, et plus précisément de sa scission. On a envoyé une série de mails pour les sensibiliser et les interpeller et on a relayé un outil pour que les citoyens&nbsp;et citoyennes&nbsp;puissent aussi les interpeller. Et ces actions, couplées aux manifestations des syndicats agricoles, ont fonctionné ! La Cour de justice de l’UE a été saisie et a maintenant deux ans pour se prononcer. Si elles relèvent certains éléments illégaux dans l’accord, ceux-ci devront être modifiés. Et dans tous les cas, le Parlement devra ensuite voter pour ou contre l’application de l’accord.&nbsp; Cependant, alors que le processus aurait dû être suspendu, la Commission&nbsp;européenne a décidé d’appliquer provisoirement l’accord, ce qui est légal mais pas démocratique. Ainsi, aujourd’hui, on reste mobilisés : on a un outil pour interpeller cette fois-ci Bart de Wever et Ursula von der&nbsp;Leyen&nbsp;et leur demander de se prononcer contre cette application provisoire. Bien que ce soit trop tard pour changer les choses avant l’arrêt de la Cour, on montre qu’on est là, qu’on les observe et&nbsp;qu’on n&rsquo;accepte pas&nbsp;l’application provisoire ; on continue la sensibilisation et nos actions, le combat continue.&nbsp;&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
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		<title>Chaque fois qu’un homme est persécuté pour la justice, c’est encore Vendredi Saint</title>
		<link>https://entraide.be/chaque-fois-quun-homme-est-persecute-pour-la-justice-cest-encore-vendredi-saint/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Apr 2026 11:06:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sens et foi]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://entraide.be/?p=26743</guid>

					<description><![CDATA[Chaque fois qu’un homme meurt
Pour que les autres vivent,
Pour que ne périsse pas le goût d’être
Homme, c’est encore la Passion.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Chaque fois qu’un homme est persécuté pour la justice,</em></p>



<p><em>Qu’il soit noir, blanc ou cuivré,</em></p>



<p><em>Qu’il soit du Nord ou du Sud, de l’Est ou de l’Ouest,</em></p>



<p><em>C’est encore Vendredi Saint.</em></p>



<p><em>Chaque fois qu’un homme meurt</em></p>



<p><em>Pour que les autres vivent,</em></p>



<p><em>Pour que ne périsse pas le goût d’être</em></p>



<p><em>Homme, c’est encore la Passion.</em></p>



<p><em>Chaque fois qu’un homme verse son sang</em></p>



<p><em>dans les sillons obscurs de l’avenir,</em></p>



<p><em>Sur le grain qui semble perdu,</em></p>



<p><em>C’est Dieu qui sème en pleurant.</em></p>



<p><em>C’est aujourd’hui que Jésus souffre et</em></p>



<p><em>affronte la mort, se relève et se dresse.</em></p>



<p>Gérard Bessière</p>



<p>(Dieu si proche, éd. Desclée De Brouwer)</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<item>
		<title>L’agroécologie au féminin : de Florenville à Haïti </title>
		<link>https://entraide.be/lagroecologie-au-feminin-de-florenville-a-haiti/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Apr 2026 10:47:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Campagne de Carême]]></category>
		<category><![CDATA[Echo des activités]]></category>
		<category><![CDATA[Roseline Raymonde]]></category>
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					<description><![CDATA[À l&#8217;occasion de la campagne de Carême 2026, une rencontre inspirante a eu lieu à&#160;Watrinsart, dans la commune de Florenville. [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>À l&rsquo;occasion de la campagne de Carême 2026, une rencontre inspirante a eu lieu à&nbsp;Watrinsart, dans la commune de Florenville. Une quinzaine de personnes, dont des femmes hébergées par La Maison du Pain (confrontées à des difficultés de logement ou de surendettement), se sont réunies pour croiser les regards sur la paysannerie ici et ailleurs.&nbsp;</p>



<p>Au cœur des échanges : les témoignages d&rsquo;Ariane Charrière, de la Ferme du Marronnier, et de Roseline Raymond, responsable de la ferme-école&nbsp;biologique&nbsp;de la SOFA en Haïti. Malgré les milliers de kilomètres qui les séparent, leurs récits révèlent une réalité commune : l&rsquo;agriculture de demain sera féministe, résiliente et profondément liée au droit à la terre.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Ferme du Marronnier : choisir le vivant face à la crise </h2>



<p>Pour Ariane Charrière et son mari Marc&nbsp;Galloy, agriculteurs depuis 30 ans, le déclic a eu lieu lors de la crise laitière de 2009. À l&rsquo;époque, produire un litre de lait coûtait 30 centimes pour une vente à seulement 19 centimes. Face à cette impasse financière et au désir de retrouver un contact direct avec les consommateurs, ils ont choisi de passer à l&rsquo;agriculture biologique.&nbsp;</p>



<p>Ce choix a impliqué de produire moins pour mieux respecter le vivant. En réduisant de moitié le volume de lait produit par chaque vache — lui laissant ainsi plus d&rsquo;espace et de soin —, ils ont vu leurs frais vétérinaires chuter grâce à une meilleure santé animale, équilibrant ainsi la rentabilité de la ferme.&nbsp;</p>



<p>Mais gérer une ferme biologique n&rsquo;est pas aisé. Le prix de la terre en Wallonie a explosé, rendant l&rsquo;acquisition de nouveaux terrains presque impossible. À cela s&rsquo;ajoute la discrimination de genre : « Lorsque vous êtes une femme, il est par exemple beaucoup plus difficile d&rsquo;avoir accès à un crédit ». Ariane Charrière&nbsp;</p>



<div class="wp-block-getwid-images-slider has-arrows-inside has-dots-inside has-images-center has-cropped-images"><div class="wp-block-getwid-images-slider__wrapper" data-effect="slide" data-slides-show="1" data-slides-show-laptop="1" data-slides-show-tablet="1" data-slides-show-mobile="1" data-slides-scroll="1" data-autoplay="false" data-pause-hover="false" data-autoplay-speed="6000" data-infinite="true" data-animation-speed="800" data-center-mode="false" data-variable-width="false" data-arrows="inside" data-dots="inside" data-spacing="none"><div class="wp-block-getwid-images-slider__item"><figure><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/Roseline_Florenville_1-1024x683.jpg" alt="Personne donnant à boire à de jeunes veaux dans une étable." data-id="26739" class="wp-block-getwid-images-slider__image wp-image-26739" srcset="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/Roseline_Florenville_1-1024x683.jpg 1024w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/Roseline_Florenville_1-300x200.jpg 300w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/Roseline_Florenville_1-768x512.jpg 768w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/Roseline_Florenville_1.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div><div class="wp-block-getwid-images-slider__item"><figure><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/Roseline_Florenville_3-1024x683.jpg" alt="Groupe debout en cercle devant une étable, écoutant une femme au centre du groupe." data-id="26740" class="wp-block-getwid-images-slider__image wp-image-26740" srcset="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/Roseline_Florenville_3-1024x683.jpg 1024w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/Roseline_Florenville_3-300x200.jpg 300w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/Roseline_Florenville_3-768x512.jpg 768w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/Roseline_Florenville_3.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div><div class="wp-block-getwid-images-slider__item"><figure><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/Roseline_Florenville_2-1024x683.jpg" alt="Groupe en visite dans une étable, écoutant une femme devant des vaches. " data-id="26741" class="wp-block-getwid-images-slider__image wp-image-26741" srcset="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/Roseline_Florenville_2-1024x683.jpg 1024w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/Roseline_Florenville_2-300x200.jpg 300w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/Roseline_Florenville_2-768x512.jpg 768w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/Roseline_Florenville_2.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div></div></div>



<h2 class="wp-block-heading">Haïti : la SOFA, une résistance au service des droits </h2>



<p>À des milliers de kilomètres de là, Roseline Raymond, agronome pour la SOFA (Solidarité des Femmes Haïtiennes), mène un combat similaire avec une urgence vitale. Dans les zones rurales isolées d&rsquo;Haïti, l&rsquo;agriculture biologique est souvent le seul moyen de survie durable pour les femmes.&nbsp;</p>



<p>Comme Ariane en Belgique, Roseline se heurte à des obstacles structurels bien connus : l&rsquo;accès à la terre et la discrimination envers les femmes. Le gouvernement haïtien a tenté à plusieurs reprises d&rsquo;accaparer des terres de la SOFA&nbsp;et des femmes paysannes. Heureusement, une mobilisation sans répit&nbsp;a permis de les conserver.&nbsp;En outre, pendant longtemps, le droit haïtien spoliait les femmes : au décès des parents, la terre revenait au mari. « C&rsquo;était avant. Grâce aux victoires de la SOFA, cela a changé », explique fièrement Roseline.&nbsp;</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><em>Les médias disent des bêtises quand ils disent qu’en Haïti, c’est l’insécurité partout. La vie continue dans les campagnes</em></p>



<p></p>
<cite>Roseline Raymond</cite></blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion : Cultiver la justice et la dignité </h2>



<p>Le message de cette journée est clair : que ce soit en Wallonie ou en Haïti, les femmes paysannes font face aux mêmes batailles — accès à la terre, accès au crédit, reconnaissance de leur rôle. La transition écologique est indissociable de la justice sociale. Résister, c&rsquo;est lutter pour que chaque femme puisse vivre dignement de son travail, avec un accès sécurisé aux droits et aux ressources. L&rsquo;agroécologie ne s&rsquo;épanouira durablement que si celles qui nourrissent le monde en sont les actrices centrales, libres et fières.&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Un voyage au cœur de la solidarité à l&#8217;école François de Sales </title>
		<link>https://entraide.be/un-voyage-au-coeur-de-la-solidarite-a-lecole-francois-de-sales/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Mar 2026 15:48:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Campagne de Carême]]></category>
		<category><![CDATA[Echo des activités]]></category>
		<category><![CDATA[Wisvel Mondélice]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://entraide.be/?p=26709</guid>

					<description><![CDATA[Le 17 mars, les élèves de l’école François de Sales à Gilly ont vécu une après-midi de réflexion intense. ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le&nbsp;17&nbsp;mars, les élèves de l’école&nbsp;<strong>François de Sales à Gilly</strong>&nbsp;ont vécu une&nbsp;après-midi de réflexion intense. Dans le cadre de la campagne annuelle d&rsquo;<strong>Entraide et Fraternité</strong>, un partenaire&nbsp;haitien&nbsp;est venu à leur rencontre pour&nbsp;partager&nbsp;une réalité souvent lointaine mais essentielle à comprendre.&nbsp;</p>



<p>À travers une présentation poignante, les jeunes ont découvert les enjeux majeurs de son&nbsp;pays :&nbsp;les défis du contexte économique, les racines de la pauvreté, mais aussi les dures réalités liées à la violence. La projection du film de campagne a servi de fil conducteur pour illustrer ces thématiques, suscitant une vive émotion et de nombreuses questions de la part des élèves, curieux d&rsquo;approfondir leur compréhension du monde.&nbsp;</p>



<p>L&rsquo;animation ne s&rsquo;est pas arrêtée au constat. Lors d&rsquo;ateliers créatifs, les élèves ont pris les pinceaux et les feutres pour réaliser des&nbsp;<strong>affiches originales</strong>. Chaque création exprime leur propre vision de la solidarité : un engagement concret pour une « maison commune » plus juste.&nbsp;</p>



<p>&nbsp;Une belle démonstration que la jeunesse de Gilly est prête à devenir actrice du changement.&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Une matinée de rencontre et de solidarité avec Haïti à Forest</title>
		<link>https://entraide.be/une-matinee-de-rencontre-et-de-solidarite-avec-haiti-a-forest/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 09:19:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Campagne de Carême]]></category>
		<category><![CDATA[Echo des activités]]></category>
		<category><![CDATA[Ricot Jean Pierre]]></category>
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					<description><![CDATA[Ce dimanche 15 mars 2026, la communauté de l’église Saint Curé d’Ars à Forest a vécu une matinée particulière, placée sous le signe de la rencontre, de la découverte et de la solidarité.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Ce dimanche 15 mars 2026, la communauté de l’église Saint Curé d’Ars à Forest a vécu une matinée particulière, placée sous le signe de la rencontre, de la découverte et de la solidarité.</p>



<p>Autour d’un petit-déjeuner convivial, les bénévoles d’Entraide et Fraternité, les membres de la communauté paroissiale et notre partenaire haïtien <strong>Ricot Jean Pierre</strong>, de la <strong>PAPDA (</strong><a href="https://entraide.be/partenaire/papda/">Plateforme haïtienne de Plaidoyer pour un Développement Alternatif</a>), ont pris le temps de se rencontrer, d’échanger et de partager.</p>



<p>Très vite, la conversation s’est tournée vers Haïti.</p>



<p>Avec passion et simplicité, Rico a raconté l’histoire de son pays : une histoire marquée par la résistance, la dignité et une profonde volonté du changement durable. Il a évoqué la richesse de la culture haïtienne, mais aussi les nombreuses épreuves auxquelles la population doit faire face : instabilité politique, pressions économiques, tempêtes, tremblements de terre… autant de défis qui, année après année, mettent à l’épreuve la vie quotidienne des communautés.</p>



<p>Et pourtant, au fil de son témoignage, un message revenait sans cesse : <strong>la force d’un peuple qui refuse de renoncer à son avenir.</strong></p>



<p>Les échanges ont ensuite laissé place à un temps de questions et de dialogue. Les participants ont pu mieux comprendre la réalité vécue en Haïti, mais aussi découvrir comment les projets soutenus par Entraide et Fraternité contribuent concrètement à soutenir les communautés locales et leurs initiatives.</p>



<p>La matinée s’est poursuivie par une célébration de la messe aux accents haïtiens, portée par la musique, la prière et un profond esprit de fraternité. Lors de la célébration, une collecte a été organisée afin de soutenir les projets accompagnés par Entraide et Fraternité aux côtés de ses partenaires en Haïti.</p>



<p>Au terme de cette rencontre, un sentiment dominait : celui d’avoir partagé bien plus qu’une simple matinée.</p>



<p>Ces moments de rencontre rappellent combien la solidarité dépasse les frontières. Ils permettent de mettre des visages, des histoires et des voix derrière les projets que nous soutenons.</p>



<p>Une belle matinée, simple et fraternelle, qui témoigne que <strong>la solidarité commence toujours par une rencontre.</strong></p>
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		<title>Quand les voix paysannes d&#8217;Haïti résonnent dans une église liégeoise</title>
		<link>https://entraide.be/quand-les-voix-paysannes-dhaiti-resonnent-dans-une-eglise-liegeoise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Mar 2026 15:46:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Campagne de Carême]]></category>
		<category><![CDATA[Echo des activités]]></category>
		<category><![CDATA[Micherline Islanda Aduel]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://entraide.be/?p=26669</guid>

					<description><![CDATA[Une soirée de solidarité et de résistance à Flémalle]]></description>
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<p></p>



<p><strong>Micherline Islanda Aduel, </strong>représentante du<em>mouvement Tet Kole Ti Peyizan Ayisyen était l&rsquo;invitée d&rsquo;Entraide et Fraternité pour une soirée marquante à l’Église Saint Étienne des Awirs à Flémalle.</em></p>



<p>L&rsquo;abbé Honoré Babaka Ba Nzau a réuni la communauté pour une soirée d&rsquo;information et de solidarité. Clara Gatugu, coordinatrice d’Entraide et fraternité dans la province de Liège, qui animait la soirée, a ouvert la rencontre en rappelant les trois missions fondamentales d&rsquo;EF (le soutien à des partenariats structurels dans le sud, la sensibilisation aux injustices structurelles et le plaidoyer pour changer les mécanismes d’oppression), avant de lancer un appel vibrant : «&nbsp;ne pas hésiter à <strong>brandir fièrement les valeurs de la solidarité&nbsp;»</strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Haïti : une dette qui n&rsquo;était pas la nôtre</h2>



<p>Islanda, représentante du mouvement paysan <strong>Tet Kole Ti Peyizan Ayisyen</strong>, a pris la parole ensuite avec force et conviction. Après avoir remercié chaleureusement l&rsquo;assistance, l&rsquo;église et EF <em>« pour faire communauté contre la pauvreté »</em>, elle a tenu à replacer Haïti dans son contexte historique, souvent méconnu ou mal compris.</p>



<p>Un rappel essentiel : <strong>Haïti est la première nation née d&rsquo;une révolte d&rsquo;esclaves</strong>, qui a arraché son indépendance en 1804. Mais cette liberté a eu un prix littéralement imposé. La France a exigé le paiement d&rsquo;une dette colossale en échange de la reconnaissance de cette indépendance. Islanda a fermement déclaré sans détours : ce n&rsquo;est pas un emprunt, c&rsquo;est une <strong>rançon</strong>. <em>« Nous n&rsquo;avons pas emprunté cet argent »</em>, martèle-t-elle. Une rançon qui a durablement appauvri le pays et dont les conséquences se font encore sentir aujourd&rsquo;hui.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Tet Kole : une organisation de combat née des champs</h2>



<p><em>« Tet Kole, c&rsquo;est ma vie, mon héritage »</em>, déclare cette jeune femme passionnée de 34 ans avec une fierté contagieuse. Le mouvement est né dans les années 1980, à l&rsquo;initiative de deux prêtres travaillant aux côtés des paysans. Le 23 juillet 1987, &nbsp;une tragédie a endeuillé les paysan·nes haïtien·nes lorsque 139 membres de l’organisation Tèt Kole Ti Peyizan Ayisyen qui réclamaient leurs terres ont été assassiné par des militaires et des grands propriétaires terriens. Au jour d ‘ aujourd’hui, justice n’a jamais été rendue.</p>



<p>Depuis, le mouvement est devenu une organisation <strong>combative et revendicative</strong>, engagée dans le plaidoyer pour une réforme agraire profonde.</p>



<p>Avec <strong>40 000 membres répartis dans les 10 départements d&rsquo;Haïti</strong>, Tet Kole s&rsquo;appuie sur un pilier central : <strong>la formation</strong>. Et si l&rsquo;expression <em>« petits paysans »</em> peut sembler condescendante et péjorative, Islanda la revendique pleinement : <em>« C&rsquo;est une fierté, car cela s&rsquo;inscrit dans une lutte des classes. »</em></p>



<p>Les activités sont multiples et concrètes : des <strong>activités génératrices de revenus</strong>, des formations agricoles pratiques, des <strong>mutuelles de solidarité</strong> et l’organisation de travail communautaire collectif — le <em>kombit, la </em>p<strong>roduction de semences biologiques</strong> redistribuées aux membres et le <strong>Pase Kado</strong>, c’est-à-dire la redistribution de chèvres entre familles paysannes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les femmes, piliers invisibles de la résistance</h2>



<p>L&rsquo;autonomisation des femmes est au cœur du projet de Tet Kole. Elles ont moins accès à la propriété foncière, sont exclues des crédits agricoles : les obstacles sont structurels. Pourtant, quand elles accèdent à des rôles de leadership au sein de leur communauté, <strong>c&rsquo;est toute la communauté qui en bénéficie</strong> car elles investissent prioritairement dans l&rsquo;éducation de leurs enfants.</p>



<p>Beaucoup de femmes de Tet Kole ne savent en effet &nbsp;ni lire ni écrire. Mais la formation de leurs enfants reste une priorité absolue. Le mouvement a trouvé une parade ingénieuse : <strong>ce sont les enfants scolarisés qui lisent les brochuresde formation à leurs parents</strong>, devenant ainsi des passeurs de savoir au sein même des foyers.</p>



<p><strong>L&rsquo;éducation populaire comme méthode de transformation</strong></p>



<p>La méthodologie de Tet Kole est ancrée dans la tradition de <strong>l&rsquo;éducation populaire</strong>, avec le triptyque <em>voir – juger – agir</em> pour sensibiliser et mobiliser les membres. Une approche qui fait ses preuves depuis des décennies dans les mouvements sociaux.</p>



<p>Le public de Flémalle, visiblement touché, n&rsquo;a pas manqué de réagir : des questions ont fusé — sur l&rsquo;étonnement face aux outils agricoles encore rudimentaires utilisés, sur le rôle des femmes dans l&rsquo;agriculture haïtienne, la place des hommes dans le mouvement (épaulent-ils les femmes&nbsp;?), les cultures locales promues etc . La salle a applaudi chaleureusement à l’issue de la présentation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un pays qu&rsquo;on a appauvri, des peuples en résistance</h2>



<p>En conclusion, Islanda a livré un message d&rsquo;une grande clarté : <em>« J&rsquo;espère que vous avez compris qu&rsquo;Haïti est un pays qu&rsquo;on a appauvri, mais que ces populations paysannes sont en résistance. Notre revendication principale, c&rsquo;est l&rsquo;accès à la terre. »</em></p>



<p>Clara a clos la soirée sur une note tout aussi forte : <strong>la simple présence à cette soirée d&rsquo;information est déjà un acte de résistance de notre part ici à Flémalles. </strong>Elle a demandé que les informations soient partagées. &nbsp;Une façon de rappeler que la solidarité ne commence pas dans les grandes déclarations, mais dans le choix, un soir de semaine, de venir écouter et comprendre.</p>



<p><em>Entraide et Fraternité organise régulièrement des soirées de ce type pour tisser des liens concrets entre les communautés belges et les partenaires du Sud qu&rsquo;elle soutient.</em></p>



<p></p>



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		<title>Week-end de collecte dans les églises de Wallonie et de Bruxelles : MERCI !</title>
		<link>https://entraide.be/week-end-de-collecte-dans-les-eglises-de-wallonie-et-de-bruxelles-merci/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Mar 2026 11:38:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Campagne de Carême]]></category>
		<category><![CDATA[Don]]></category>
		<category><![CDATA[Echo des activités]]></category>
		<category><![CDATA[Ricot Jean Pierre]]></category>
		<category><![CDATA[Wisvel Mondélice]]></category>
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					<description><![CDATA[À l’occasion de la première collecte de Carême d’Entraide et Fraternité, des paroisses de toute la région se sont mobilisées en soutien aux communautés rurales d’Haïti.]]></description>
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<p>À l’occasion de la première collecte de Carême d’Entraide et Fraternité, des paroisses de toute la région se sont mobilisées en soutien aux communautés rurales d’Haïti.</p>



<p>Dans de nombreuses églises, des paroissiennes et paroissiens ont répondu présents pour soutenir les partenaires qui, en Haïti, défendent l’agriculture paysanne, l’accès à la terre et la dignité des communautés rurales.</p>



<div class="wp-block-getwid-images-slider has-arrows-inside has-dots-inside has-captions captions-style-dark captions-bottom-center has-images-center has-cropped-images"><div class="wp-block-getwid-images-slider__wrapper" data-effect="slide" data-slides-show="1" data-slides-show-laptop="1" data-slides-show-tablet="1" data-slides-show-mobile="1" data-slides-scroll="1" data-autoplay="true" data-pause-hover="true" data-autoplay-speed="6000" data-infinite="true" data-animation-speed="800" data-center-mode="false" data-variable-width="false" data-arrows="inside" data-dots="inside" data-spacing="none"><div class="wp-block-getwid-images-slider__item"><figure><img loading="lazy" decoding="async" width="2048" height="1536" src="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2026/03/w-e-collecte_wisvel_.jpg" data-id="26657" data-link="https://entraide.be/week-end-de-collecte-dans-les-eglises-de-wallonie-et-de-bruxelles-merci/w-e-collecte_wisvel_/" data-original-link="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2026/03/w-e-collecte_wisvel_.jpg" class="wp-block-getwid-images-slider__image wp-image-26657" alt="w e collecte wisvel" srcset="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2026/03/w-e-collecte_wisvel_.jpg 2048w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2026/03/w-e-collecte_wisvel_-300x225.jpg 300w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2026/03/w-e-collecte_wisvel_-1024x768.jpg 1024w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2026/03/w-e-collecte_wisvel_-768x576.jpg 768w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2026/03/w-e-collecte_wisvel_-1536x1152.jpg 1536w" sizes="auto, (max-width: 2048px) 100vw, 2048px" /><figcaption class="wp-block-getwid-images-slider__caption">À Ath, l’Unité Pastorale du Bon Berger organisait une journée solidaire avec Wisvel Mondélice, directeur général de la SAKS (Société d’animation et communication sociale). Au programme : rencontre avec les enfants du catéchisme et les animatrices et animateurs du Patro, témoignage pendant la messe, repas « bol de riz » et défis solidaires.</figcaption></figure></div><div class="wp-block-getwid-images-slider__item"><figure><img loading="lazy" decoding="async" width="2048" height="1365" src="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2026/03/w-e-collecte_ricot.jpg" data-id="26656" data-link="https://entraide.be/week-end-de-collecte-dans-les-eglises-de-wallonie-et-de-bruxelles-merci/w-e-collecte_ricot/" data-original-link="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2026/03/w-e-collecte_ricot.jpg" class="wp-block-getwid-images-slider__image wp-image-26656" alt="w e collecte ricot" srcset="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2026/03/w-e-collecte_ricot.jpg 2048w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2026/03/w-e-collecte_ricot-300x200.jpg 300w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2026/03/w-e-collecte_ricot-1024x683.jpg 1024w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2026/03/w-e-collecte_ricot-768x512.jpg 768w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2026/03/w-e-collecte_ricot-1536x1024.jpg 1536w" sizes="auto, (max-width: 2048px) 100vw, 2048px" /><figcaption class="wp-block-getwid-images-slider__caption">À Forest, à l’église Saint Curé d’Ars, la matinée a commencé autour d’un petit-déjeuner convivial entre bénévoles, membres de la paroisse et Ricot Jean-Pierre, de la PAPDA (Plateforme haïtienne de Plaidoyer pour un Développement Alternatif). La célébration s’est ensuite poursuivie par une messe aux accents haïtiens, portée par la musique et la prière.</figcaption></figure></div></div></div>



<p>Merci aux paroisses pour leur mobilisation, aux donatrices et donateurs pour leur générosité. Merci également à nos partenaires haïtiens : Wisvel Mondélice , Roseline Raymond, Micherline Islanda Aduel et Ricot Jean-Pierre pour leurs témoignages.</p>



<p>Résister, c’est faire vivre la solidarité.</p>



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