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	<title>Union européenne &#8211; Entraide et Fraternité</title>
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	<description>Pour que la Terre tourne plus JUSTE !</description>
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	<title>Union européenne &#8211; Entraide et Fraternité</title>
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		<title>Global Gateway &#8211; Une coopération au service du Sud…</title>
		<link>https://entraide.be/publication/analyse2025-14/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Dec 2025 16:18:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Global Gateway]]></category>
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					<description><![CDATA[Lancée officiellement par la Commission européenne en 2021, la stratégie européenne du Global Gateway se développe à grande vitesse et fait désormais figure de position officielle de la Belgique.]]></description>
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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<h2 class="wp-block-heading">En quelques mots…</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>Lancée officiellement par la Commission européenne en 2021, la stratégie européenne du Global Gateway se développe à grande vitesse et fait désormais figure de position officielle de la Belgique.</li>



<li>Cette stratégie marque un changement de paradigme par rapport à la Coopération internationale : présentée au départ sous l’angle de la solidarité, il est désormais clair qu’elle sert surtout  le développement économique des multinationales européennes dans les pays du Sud.</li>



<li>Le Global Gateway est une réponse à la dépendance économique de nos pays par rapport à la Chine, tout particulièrement dans le domaine de l’approvisionnement en ressources comme les minerais rares.</li>



<li>Les programmes Global Gateway de la Belgique et de l’Union Européenne soutiennent des projets dont les préoccupations environnementales et sociales sont rarement la priorité. </li>
</ul>
</div>
</div>



<p>Paul Kagame, le très autocratique président du Rwanda, n’est pas une figure inconnue en Belgique. Ces derniers mois, <strong>les relations entre le Rwanda et la Belgique sont tendues en raison de l’implication du Rwanda dans le conflit à l’est du Congo</strong>. Ces tensions ont abouti à la rupture unilatérale, par Kigali, des relations diplomatiques entre les deux pays. Les Nations unies estiment que la RD Congo est confrontée à l’une des plus grandes crises de déplacements internes au monde, avec plus de 7,3 millions de personnes déplacées en avril 2024<sup class="modern-footnotes-footnote ">1</sup>. Ce conflit est notamment nourri par la convoitise pour les minerais du sous-sol de l’ancienne colonie belge, minerais dont les milices financées par le président rwandais cherchent à prendre le contrôle. </p>



<p>Pourtant, Paul Kagame s’est rendu à Bruxelles le 9 octobre 2025 dans le cadre d’un sommet européen. Ce sommet était centré sur le Global Gateway, la nouvelle stratégie européenne de partenariats internationaux. À cette occasion, le président rwandais dira<sup class="modern-footnotes-footnote ">2</sup> : <em>« Nous sommes ici pour parler de partenariats ; toutefois, ce terme signifie des choses différentes selon les personnes ». </em> </p>



<h2 class="wp-block-heading">La nouvelle vision européenne du développement </h2>



<p><strong>Le Global Gateway</strong> – dont la traduction en français pourrait ressembler à « portail mondial » – est, selon le ministère français des Affaires étrangères<sup class="modern-footnotes-footnote ">3</sup>, <strong>une stratégie mise en place par l’Union européenne dans le but de <em>« contribuer au développement des pays partenaires émergents et en développement […] en s’appuyant sur la mobilisation du secteur privé ».</em></strong> </p>



<p>Le Global Gateway n’est pas nouveau. Son nom circule dans les couloirs des institutions européennes depuis 2017. En effet, à l’époque, les États membres et la Commission européenne voient d’un mauvais œil les investissements chinois à travers le monde et ils craignent de perdre leur influence économique et politique. Toutefois, il faudra attendre 2021 pour le lancement officiel du Global Gateway. La pandémie révèle la faiblesse des chaînes d’approvisionnement des multinationales européennes<strong>. L’Europe veut reprendre le contrôle de la chaîne de production dans certains secteurs économiques</strong>&nbsp;(automobile, électronique, pharmaceutique, etc.)&nbsp;<strong>et elle veut une plus grande autonomie</strong>&nbsp;(comprenez : une plus faible dépendance envers la Chine).&nbsp;</p>



<p>C’est dans ce contexte que naît le Global Gateway. Dès le début, sa gouvernance est floue et elle se précisera seulement au fil des années ;&nbsp;<strong>mais son idéologie est claire : mettre le pouvoir économique et politique de l’Union européenne (UE) au cœur de la relation de l’Europe avec le reste du monde</strong>. Pour ce faire, l’Europe décide de mettre de côté ses priorités d’alors &#8211; la réduction de la pauvreté, l’amélioration de l’économie locale ou l’égalité hommes-femmes. Elle place désormais au cœur de sa stratégie de partenariats à travers le monde la promotion de l’investissement de ses entreprises dans de grands projets d’infrastructure. Et elle le fait avec le budget européen de la coopération au développement, arguant que les pays du Sud réclament des investissements et que ceux de l’Europe contribuent au développement durable.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Ainsi, on ne parle plus de programmes de développement qui favorisent la protection sociale, l’émergence d’une société civile ou l’agriculture familiale dans les pays les plus vulnérables du monde. Le Global Gateway finance plutôt des multinationales centrées sur l’exportation de fleurs et de sauce tomate du Nigeria vers l’Union européenne, ou la rénovation de barrages et de trains construits durant l’époque coloniale. <strong>Ces projets s’apparentent plus à un programme de facilitation du commerce européen. </strong>D’ailleurs, la directrice de l’AWEX<sup class="modern-footnotes-footnote ">4</sup>, l’Agence wallonne d’exportations et d’investissement, décrit le Global Gateway comme <strong>une <em>« stratégie qui ouvre les portes des marchés internationaux »</em></strong><em>.</em> Mais ces portes s’ouvrent <strong>grâce à l’argent de la coopération internationale</strong>, initialement pensée comme un programme de solidarité pour que tous et toutes puissent avoir accès à des droits essentiels tels que la santé, l’éducation, l’eau potable, un emploi décent, etc. </p>



<p>Ces projets sont coûteux et mis en œuvre par des entreprises privées, principalement européennes. Elles accèdent à des conditions financières privilégiées (taux réduits, garanties, assurances, etc.) au travers de la Banque européenne d’investissement (BEI), principale banque publique du Global Gateway, une sorte de « Banque mondiale » européenne.&nbsp;</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Le Global Gateway est<em> « un changement d’une logique purement orientée vers le développement à une approche focalisée sur les intérêts, en alignant les investissements en infrastructures avec les objectifs économiques et géopolitiques de l’UE »</em> </p>
<cite>Gracia Maria Perez Vico et Thomas Pelletier, Collège d’Europe, Mars 2025<sup class="modern-footnotes-footnote ">5</sup> </cite></blockquote>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">De grands projets mais aussi d’importants changements politiques  </h2>



<p>Mais le Global Gateway n’est pas seulement une histoire de grands projets.&nbsp;<strong>Il existe aussi des accords de partenariats Global Gateway et des demandes politiques de réformes structurelles</strong>. C’est ainsi par exemple qu’avant que de grands projets énergétiques voient le jour en Asie centrale, l’Union européenne va favoriser la libéralisation du marché de l’électricité.&nbsp;</p>



<p>Durant la présidence belge du Conseil européen, en 2024, notre pays a poussé un projet estampillé Global Gateway en Afrique : la création d’une agence des médicaments de l’Union africaine (UA). La Belgique contribue aussi économiquement à ce projet à hauteur de 4 millions d’euros. L’agence vient d’être inaugurée<sup class="modern-footnotes-footnote ">6</sup> au Rwanda et son financement viendra partiellement de l’industrie pharmaceutique. Même si le but peut être louable - améliorer la réglementation des médicaments en Afrique pour s’assurer de leur sûreté et de leur commercialisation plus simple et donc plus rapide à travers le continent – l’agence peut aussi empêcher la production de génériques moins chers (en devenant la police des brevets) et favoriser l’octroi de brevets sur des pratiques médicales ancestrales et/ou indigènes &#8211; donc leur privatisation et leur exploitation commerciale.  </p>



<p>Enfin, avant que des projets voient le jour, l’Union européenne signe des accords avec des pays du Sud. Ces accords ont le nom de mémorandums. C’est le premier pas d’une coopération accrue entre le pays signataire et l’Union européenne. Le second pas est la mise en place de projets concrets. <strong>L’Union européenne a signé un « memorandum of understanding » (MOU, protocole d’accord) avec le Rwanda en février 2024</strong>. Cet accord prévoit de développer des « chaînes de valeur durables » dans le secteur des minerais critiques du Rwanda, autrement dit de <strong>renforcer l’importation européenne de minerais rwandais</strong>. Or, le Rwanda possède peu de ressources minières dans son sous-sol. Il soutient plutôt des milices armées, tels que le M23, qui pillent le sous-sol congolais. D’après les Nations unies<sup class="modern-footnotes-footnote ">7</sup>, <strong>certains minerais transformés et expédiés du Rwanda</strong>, tels que le coltan, <strong>proviennent illicitement de la République démocratique du Congo</strong> (RDC). D’ailleurs, en février 2025, le Parlement européen a adopté une résolution<sup class="modern-footnotes-footnote ">8</sup> qui <em>« prie instamment la Commission et le Conseil de suspendre immédiatement le protocole d’accord UE-Rwanda sur les chaînes de valeur durables pour les matières premières jusqu’à ce que le Rwanda prouve qu’il ait mis fin à son ingérence et qu’il ait cessé d’exporter des minerais extraits des zones contrôlées par le M23. »</em> L’AFC/M23 a pris violemment le contrôle de Goma, à l’est de la RDC, en janvier 2025, et, depuis, progresse dans cette région, mettant en place, avec le soutien des troupes rwandaises, une véritable administration parallèle à celle de l’État congolais. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><em>« Peu d’Européens se rendent compte à quel point l’UE et Donald Trump ont en réalité beaucoup en commun : une soif insatiable de minéraux provenant du Congo et du Rwanda. »</em> </p>
<cite>Tigere Chagutah, directeur régional pour l’Afrique australe et de l’Est à Amnesty International, 22 mai 2025<sup class="modern-footnotes-footnote ">9</sup> </cite></blockquote>



<p></p>



<p>Lors de la venue de Paul Kagame à Bruxelles, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé que le montant des projets Global Gateway attendrait 400 milliards d’euros d’ici à 2027. Les projets soutenus financièrement par le Global Gateway le sont souvent à travers la Banque européenne d’investissement mais celle-ci ne finance qu’une partie, une autre partie provenant souvent des États du Sud, faisant ainsi gonfler leur dette. Or, selon les Nations unies<sup class="modern-footnotes-footnote ">10</sup>, en 2024, la dette publique des pays en voie de développement atteignait 31 000 milliards de dollars. </p>



<p>La moitié des projets Global Gateway concernent l’Afrique et la zone Moyen-Orient/Afrique du Nord<sup class="modern-footnotes-footnote ">11</sup>. Les autres régions incluent l’Amérique latine mais aussi l’Asie et les pays à l’est de l’Union européenne. <strong>Cinq secteurs sont prioritaires pour les projets du Global Gateway : le numérique, le climat et l’énergie, le transport, la santé, et l’éducation et la recherche</strong>. La moitié des projets concernent le secteur de l’énergie et le climat. Cela peut concerner la construction de panneaux solaires mais aussi l’ouverture de mines ou des projets d’hydrogène vert<strong>. Il y a une grande absente dans ces programmes : l’agriculture, et encore plus l’agroécologie</strong>. En septembre 2025, Entraide et Fraternité, avec d’autres associations, indiquaient déjà aux autorités européennes et belges que la stratégie Global Gateway apportait une attention accrue aux investissements dans des modèles orientés vers l&rsquo;exportation et à forte intensité de capital, qui marginalisent souvent les systèmes agroécologiques locaux gérés par les agriculteurs et agricultrices<sup class="modern-footnotes-footnote ">12</sup>.  </p>



<h2 class="wp-block-heading">Un soutien public pour des acteurs privés européens influents </h2>



<p>Le Global Gateway n’est pas un projet uniquement porté par les institutions européennes. Il se déploie dans un contexte « Team Europe », dans lequel les États membres et l’Union européenne tentent de travailler mieux et plus ensemble. La Belgique est donc très impliquée dans cette stratégie européenne.&nbsp;</p>



<p>Politiquement, d’ailleurs, <strong>le gouvernement belge soutient le Global Gateway et le cite dans son accord gouvernemental comme l’alternative économique et géopolitique à l’ <em>« opportunisme »</em> de la Russie et de la Chine</strong><sup class="modern-footnotes-footnote ">13</sup>.   </p>



<p>En termes de procédures, depuis octobre 2025, chaque pays membre de l’UE a créé un « Global Gateway Investment Hub », un centre pour l’investissement dans le Global Gateway. Dans le hub belge par exemple, les entreprises belges, les pays partenaires ou les banques de développement pourront proposer des projets « Global Gateway ». Ces projets seront ensuite analysés par l’administration belge, modifiés avec le soutien de la Commission puis soumis au vote de tous les États membres, une fois par an, au sein du Conseil de l’Union européenne. Jusqu’à présent, de source anonyme, trois projets ont été soumis à ce hub belge par trois entreprises belges pour des opérations dans des anciennes colonies belges.&nbsp;&nbsp;</p>



<p><strong>Ce qui frappe dans la sélection de ces projets, c’est le manque de participation des pays partenaires et de la société civile locale</strong>.&nbsp;<strong>Par contre, les entreprises européennes sont fortement impliquées dans l’élaboration de la stratégie Global Gateway</strong>. L’Union européenne a créé dès septembre 2023 un groupe de Conseil Global Gateway composé d’entreprises européennes. Là aussi, force est de constater qu’aucune petite et moyenne entreprise n’est présente mais surtout qu’aucune entreprise non européenne ne fait partie de ce Conseil. Or, les projets Global Gateway se déroulent en dehors du sol de l’Union européenne.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Parmi les membres de ce Conseil, on trouve notamment des entreprises belges ou assimilées telles que Brussels Airlines ou le Port d’Anvers-Bruges, mais aussi d’autres entreprises polluantes (l’entreprise minière Eramet, les sociétés pétrolières Iberdrola et TotalEnergies, etc.) et le lobby européen des grandes entreprises, BusinessEurope. Certains des membres de ce Conseil bénéficient financièrement des projets Global Gateway. Le port d’Anvers-Bruges, par exemple, a bénéficié du marché du port de Cotonou<sup class="modern-footnotes-footnote ">14</sup> et il a décroché un contrat similaire en décembre 2024<sup class="modern-footnotes-footnote ">15</sup> pour le port tanzanien de Dar es Salaam. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Le corridor de Lobito </h2>



<p>Un autre projet que la Belgique soutient est le corridor de Lobito. Ce chemin de fer relie les mines du sud-est de la République démocratique du Congo au port de Lobito en Angola.&nbsp;<strong>C’est le pouvoir colonial belge qui a construit cette ligne de chemin de fer afin d’exporter les minerais du sous-sol congolais</strong>&nbsp;vers les ports européens, notamment celui d’Anvers.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Cette ligne de chemin de fer, faute d’entretien, est aujourd’hui lente et peu utilisée pour le transport de marchandises. Car le train de Lubumbashi, capitale minière du Congo, qui passe par Kolwezi (ville minière) et que l’Union européenne (avec le Global Gateway) et les États-Unis cherchent à moderniser, est avant tout un train de marchandises. Il ne connecte pas de villes autres que minières.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>D’ailleurs, un journaliste nigérian dira de ce corridor de Lobito en septembre 2024 : <em>« « Si vous placiez une règle sur une carte et traciez une ligne depuis le centre minier congolais de Kolwezi, où la ligne commence, jusqu’au port de Lobito construit par les Chinois, où elle se termine sur la côte ouest de l’Angola, vous auriez quasiment reproduit à la perfection le tracé proposé du corridor de Lobito. </em><strong><em>Avec seulement cinq arrêts sur ses 1300 km de longueur, son objectif évident est de transporter les minerais congolais de la mine au port aussi rapidement que possible, et avec le moins de contact possible avec la population locale</em></strong><em>. »</em><sup class="modern-footnotes-footnote ">16</sup> C’est cette population locale qui est la grande absente de ce projet Global Gateway mais surtout de toute l’idéologie derrière cette nouvelle politique étrangère de l’Union européenne. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion</h2>



<p>La population locale, les gouvernements locaux mais aussi les petites entreprises et les fermes locales sont les grandes absentes du projet européen Global Gateway. Sans leurs voix, <strong>les projets Global Gateway portent souvent les traces d’un néocolonialisme à peine voilé</strong>. Le corridor de Lobito est un exemple, tout comme le barrage de Kariba en Zambie<sup class="modern-footnotes-footnote ">17</sup>, autre projet Global Gateway visant à rénover une construction coloniale britannique<sup class="modern-footnotes-footnote ">18</sup>. </p>



<p>Pourtant,&nbsp;<strong>les populations locales risquent d’être victimes de ces projets</strong>. À travers la dette, à travers le manque d’amélioration de leurs conditions de vie quotidienne, à travers les conséquences sur leur environnement et les droits humains. Comme le démontre le mémorandum avec le Rwanda, il semble même que le Global Gateway fasse passer les intérêts économiques avant la paix.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Comme le soulignait Paul Kagame, le terme&nbsp;<em>« partenariats »</em>&nbsp;signifie des choses différentes selon les personnes. Il semble que la définition de l’Union européenne ne soit pas la même pour les personnes qui vivent près d’une mine congolaise, d’un barrage zambien ou celles qui travaillent dans les bureaux du port d’Anvers ou du lobby européen des entreprises.&nbsp;</p>
<div>1&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;https://news.un.org/fr/story/2025/06/1156061</div><div>2&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;https://www.paulkagame.rw/global-gateway-forum-remarks-by-president-kagame-brussels-9-october-2025/</div><div>3&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/politique-etrangere-de-la-france/developpement/evenements-et-actualites-sur-le-theme-du-developpement/evenements-et-actualites-sur-le-theme-du-developpement-2023/article/qu-est-ce-que-la-strategie-europeenne-global-gateway</div><div>4&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;https://www.awex-export.be/fr/plus-d-infos/actualites/global-gateway-profitez-des-fonds-europeens-pour-mener-a-bien-vos-projets-dans-des-pays-tiers</div><div>5&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;https://www.coleurope.eu/sites/default/files/uploads/page/policy_paper_vol6_.pdf</div><div>6&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;https://www.nature.com/articles/d44148-025-00350-8</div><div>7&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;https://documents.un.org/doc/undoc/gen/n24/373/37/pdf/n2437337.pdf</div><div>8&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/TA-10-2025-0020_FR.html</div><div>9&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;https://euobserver.com/eu-and-the-world/ara5bb207b</div><div>10&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;https://unctad.org/fr/publication/un-monde-de-dettes</div><div>11&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;https://international-partnerships.ec.europa.eu/policies/global-gateway_en</div><div>12&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;https://actionaid.org/sites/default/files/publications/Note_de_orientation_%20politique_Investir_dans_le_%20changement_French.pdf</div><div>13&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;https://www.belgium.be/sites/default/files/resources/publication/files/Accord_gouvernemental-Bart_De_Wever_fr.pdf, p.200 et 204</div><div>14&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;https://diplomatie.belgium.be/fr/politique/themes-politiques/sous-la-loupe/la-contribution-belge-fait-de-cotonou-benin-un-port-performant</div><div>15&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;https://www.eeas.europa.eu/delegations/tanzania/global-gateway-eu-and-tanzania-sign-agreement-improve-port-performance-and-enhance-trade_en</div><div>16&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;https://panafricanreview.com/lobito-corridor-plan-illustrates-stark-poverty-of-american-imagination-in-africa/</div><div>17&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;https://www.aljazeera.com/opinions/2024/11/16/zambias-kariba-dam-crisis-is-one-of-inequality</div><div>18&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;https://global-gateway-forum.ec.europa.eu/news/global-gateway-forum-tanzania-secures-funding-eu-and-french-development-agency-kakono-hydropower-2023-10-25_en</div>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Food Systems Alliance</title>
		<link>https://entraide.be/nos-combats/reseau-nord/food-systems-alliance/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Dec 2025 12:56:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Réseau nord]]></category>
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					<description><![CDATA[Pour des systèmes alimentaires justes, durables et solidaires en Belgique et dans le monde.]]></description>
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<p class="post_excerpt">Food Systems Alliance est un consortium qui prolonge et élargit la première collaboration entre <strong>Autre Terre ONG</strong>, <strong>Humundi </strong>(ex SOS Faim Belgique) et <strong>Iles de Paix</strong>, rejointes par <strong>Entraide et Fraternité</strong>, <strong>ngo Solidagro</strong>, et <strong>FIAN Belgium</strong>.</p>



<p class="post_excerpt">Née de l’union de ces six ONG belges engagées dans la coopération au développement, l’Alliance renforce notre capacité collective à transformer durablement nos systèmes alimentaires, en Belgique comme dans le reste du monde, en s’appuyant sur un réseau mondial de plus de 100 organisations partenaires.</p>


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    <h2 class=" p-0 m-0 text-center h1 pt-5 mb-2">À ce sujet</h2>


  </div>
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<article id="post-25846" class="col-12 col-sm-6 col-md-4 color-black p-3 mb-0  post-25846 post type-post status-publish format-standard has-post-thumbnail hentry category-reseau-nord tag-food-systems-alliance pays-belgique thematiques-agroecologie thematiques-souverainete-alimentaire">
		<a href="https://entraide.be/lancement-du-nouveau-consortium-food-systems-alliance/" class="linkresume lienblock backgroundwhite pb-3 h-100">
						<div class="image-productionsseize w-100 mb-3" title="Lancement du nouveau consortium : Food Systems Alliance" style="background-image:url('https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2025/12/PHOTO-EVENT-FSA-7.jpg')">
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		    <header class="entry-header pl-2 pr-2">
															
			<span class="tags pays border-raduis-20 color-vert bordergreenlight pl-2 pr-2 mr-1 mb-2 d-inline-block">Belgique</span>			
				<h2 class="entry-title h4 m-0 pb-1 color-bleuvert">Lancement du nouveau consortium : Food Systems Alliance</h2>
				<div class="entry-meta">

															<div class="mt-2 text-uppercase background-vertfonce color-white datealaunehome">
									<span class="posted-on"><time class="entry-date published" datetime="01 Déc. 2025">01 Déc. 2025</time></span>								</div>

										<!-- Is event recurring or a single event -->

					






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	</header><!-- .entry-header -->


	<div class="entry-summary pl-2 pr-2">
		Ensemble, nous mettons nos expertises au service d’une même cause : la justice alimentaire.		

<!--
		<div class="mt-2"> <span class="tags categories color-vert pl-0 pr-0 mr-1 mb-0 d-inline-block">
				 #Food Systems Alliance			 </span></div>
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	</div><!-- .entry-summary -->



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		<item>
		<title>Lancement du nouveau consortium : Food Systems Alliance</title>
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		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Dec 2025 09:05:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Réseau nord]]></category>
		<category><![CDATA[Food Systems Alliance]]></category>
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					<description><![CDATA[Ensemble, nous mettons nos expertises au service d’une même cause : la justice alimentaire.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Jeudi 20 novembre, nous avons officiellement lancé la Food Systems Alliance, un consortium qui prolonge et élargit la première collaboration entre <strong>Autre Terre ONG</strong>, Humundi (ex SOS Faim Belgique) et <strong>Iles de Paix</strong> — désormais rejointes par <strong>Entraide et Fraternité</strong>, <strong>ngo Solidagro</strong>, et <strong>FIAN Belgium</strong>.</p>



<p>Née de l’union de ces six ONG belges engagées dans la coopération au développement, l’Alliance renforce notre capacité collective à transformer durablement nos systèmes alimentaires, en Belgique comme dans le reste du monde, en s’appuyant sur un réseau mondial de plus de 100 organisations partenaires.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Ensemble, nous mettons nos expertises au service d’une même cause : la justice alimentaire. »</p>
</blockquote>



<p>Merci à toutes celles et ceux qui ont participé à cet événement, ainsi qu’aux intervenant·es qui ont enrichi les échanges : Pr. <strong>Philippe Baret</strong> (UCLouvain), <strong>Million Belay</strong> (AFSA), Marion Michaud (DG INTPA – Commission européenne), Carole Demol (DGEO – DGD), <strong>Timothée Collin</strong> &nbsp;et toutes les équipes mobilisées pour faire de cet événement un moment fort. Une nouvelle étape commence — portée par la force du collectif&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="565" height="302" src="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2025/12/Food-Systems-Alliance.jpg" alt="Food Systems Alliance" class="wp-image-25851" srcset="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2025/12/Food-Systems-Alliance.jpg 565w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2025/12/Food-Systems-Alliance-300x160.jpg 300w" sizes="(max-width: 565px) 100vw, 565px" /></figure>
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		<title>Directive « Omnibus » &#8211; La loi qui encourage les entreprises irresponsables</title>
		<link>https://entraide.be/publication/analyse2025-13/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Oct 2025 10:53:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Omnibus]]></category>
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					<description><![CDATA[Alors que l’Europe venait juste d’adopter une loi historique pour contraindre les grandes entreprises à respecter les droits humains et l’environnement, un nouveau texte, baptisé « Omnibus », menace de la vider de sa substance.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="titre-trois">Alors que l’Europe venait juste d’adopter une loi historique pour contraindre les grandes entreprises à respecter les droits humains et l’environnement, un nouveau texte, baptisé «&nbsp;Omnibus », menace de la vider de sa substance. Sous couvert de simplification, cette réforme réduit la responsabilité des multinationales, complique l’accès à la justice pour les victimes et relègue les engagements climatiques au second plan. Des lois en faveur d’entreprises responsables sont pourtant primordiales pour préserver et la dignité des travailleurs et travailleuses et l’environnement.</p>



<p>En juillet 2024, après plusieurs années de négociations, la directive sur le devoir de vigilance des entreprises entrait officiellement en vigueur au niveau européen. Cette loi représente – ou, devrait-on dire désormais, représentait &#8211; <strong>une occasion historique d’améliorer la vie de travailleurs et travailleuses partout dans le monde et de placer la planète et le respect de nos communautés au cœur des activités commerciales.</strong> Pour les consommateurs et consommatrices, c’est aussi l’assurance que notre nourriture, nos vêtements, nos téléphones ont été produits en toute sécurité et dans le respect de la dignité humaine. &nbsp;</p>



<p>Cette directive oblige en effet les grandes entreprises à agir pour prévenir les dommages liés à leurs activités et à réparer les dégâts qu’elles causent. Que ce soit la destruction de l’environnement, les conditions de travail illégales, la contamination de l’eau par des déversements toxiques, le travail des enfants<strong>… Toutes les entreprises d’une certaine taille sont tenues responsables des conditions de travail et du respect de l’environnement tout au long de la chaîne de valeurs</strong>, c’est-à-dire depuis l’approvisionnement en matières premières jusqu’à la production et la distribution<sup class="modern-footnotes-footnote ">1</sup>.</p>



<p>En cas de non-respect de ces obligations, l’entreprise peut alors être tenue responsable, être appelée à comparaître en justice ou à payer des amendes pouvant aller jusqu’à 5% de son chiffre d’affaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une bonne nouvelle, mais…</h2>



<p>Tout cela, c’était avant les dernières élections européennes. Avant que la nouvelle Commission s’installe en décembre 2024 et change fortement d’orientation. Depuis, les maîtres mots sont devenus «&nbsp;compétitivité&nbsp;» et «&nbsp;dérégulation&nbsp;», au détriment d’autres concepts comme ceux de «&nbsp;droits humains&nbsp;», «&nbsp;travail digne&nbsp;», «&nbsp;transition verte&nbsp;» …</p>



<div class="wp-block-columns fond-bleu is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<h3 class="wp-block-heading"><strong>Rana Plaza, Bangladesh, avril 2013&nbsp;</strong></h3>



<p>Quand on parle devoir de vigilance, un évènement dramatique revient souvent à l’esprit : l’effondrement, en 2013, du Rana Plaza, un bâtiment du Bangladesh où travaillaient des milliers d’ouvrières et ouvriers textiles. Son effondrement a causé la mort de plus de 1100 personnes et au moins le double de blessé·es.</p>



<p>Ce qui frappe aussi alors, c’est que la cause de l&rsquo;effondrement n’est pas une catastrophe naturelle mais simplement le reflet de nos modes de production et des conditions de travail dans l’industrie textile&nbsp;: des milliers de personnes réunies dans des bâtiments vétustes, auxquels des étages ont été ajoutés illégalement et où les règles de sécurité sont inexistantes.</p>



<p>Dans le cas du Rana Plaza, à la vue des fissures qui étaient de plus en plus marquées, des travailleurs et travailleuses avaient refusé d’entrer dans le bâtiment le matin même, avant de se faire menacer de licenciement par la direction. Dans les débris, on pouvait voir de nombreuses étiquettes de marques bien connues chez nous&nbsp;: Zara, H&amp;M, Primark… Difficile alors pour l’Europe de fermer les yeux et de nier sa part de responsabilité. La course à la compétitivité, la recherche du moindre coût a ce jour-là eu des conséquences directement visibles aux yeux du monde entier.</p>



<p>L’événement dramatique a donc donné un coup d’accélérateur en matière de régulation des entreprises et de leurs filiales à l’international. Bien que la directive ait déjà été édulcorée avant son vote au Parlement européen, elle représente une avancée significative en matière de protection des droits sociaux et de l’environnement contre le profit à tout prix des entreprises.</p>
</div>
</div>



<p>Ainsi, en février 2025, moins d’un an après cette victoire pour les droits humains et l’environnement, <strong>la Commission propose un projet de loi dit « Omnibus », qui affaiblit drastiquement quatre textes de loi tout récents</strong>&nbsp;: la directive sur le devoir de vigilance (CSDDD<sup class="modern-footnotes-footnote ">2</sup>), celle sur les rapports de durabilité des entreprises (CSRD<sup class="modern-footnotes-footnote ">3</sup>), celle sur la taxonomie verte<sup class="modern-footnotes-footnote ">4</sup> et celle sur le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (CBAM).</p>



<div class="wp-block-columns red-message is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<h3 class="wp-block-heading">«&nbsp;Omnibus&nbsp;»&nbsp;?</h3>



<p>Dans la législation européenne, une loi «&nbsp;Omnibus&nbsp;» (“tous” en latin) réunit différents textes modifiant des lois existantes qui ne sont pas forcément liées. Ce premier paquet s’appelle «&nbsp;Omnibus 1&nbsp;»&nbsp;; d’autres sont attendus pour réviser une série de législations sur divers sujets.</p>
</div>
</div>



<p>Pour accompagner le paquet « Omnibus », la Commission a proposé la directive dite «&nbsp;Stop the Clock&nbsp;» (qu’on pourrait traduire par «&nbsp;Arrêter le temps&nbsp;»). Cette directive reporte les dates d’application des directives concernées par la loi « Omnibus » afin d’avoir le temps de les modifier en profondeur avant leur application.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Peu de simplification, peu d’ambition</h2>



<p>La loi «&nbsp;Omnibus » a donc pour but de modifier le contenu de la directive sur le devoir de vigilance. À l’analyse, cette nouvelle proposition de la Commission n’est pas juste une simplification mais <strong>un détricotage du texte initial, créant un flou juridique pour les entreprises, mais aussi une pénalité pour toutes celles qui avaient déjà commencé à s’y adapter</strong>.<sup class="modern-footnotes-footnote ">5</sup></p>



<p>Quelques modifications apportées par la loi «&nbsp;Omnibus »&nbsp;:<br><br></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Une responsabilité réduite</strong>. Alors que la directive sur le devoir de vigilance prévoyait que les entreprises préviennent les risques tout au long de la chaîne de production, l’“Omnibus&nbsp;” leur permet de n’être responsables que des derniers maillons de la chaîne : les fournisseurs directs. On sait pourtant pertinemment que les risques se situent davantage aux étapes précédentes de la production. Pour reprendre le cas abordé ci-dessus, le Rana Plaza était un fournisseur de fournisseurs&nbsp;: <strong>si la catastrophe avait lieu aujourd’hui sous le régime de la loi «&nbsp;Omnibus&nbsp;», les entreprises n’en seraient toujours pas tenues responsables.</strong></li>
</ul>



<p>Pour ne pas donner l’impression de trop vider la proposition de sa substance, la loi «&nbsp;Omnibus&nbsp;» ajoute cependant quelques nuances. Notamment le fait que l’entreprise puisse quand même être tenue responsable si l’on juge qu’elle avait en sa possession des informations qui laissent penser qu’il y a un «&nbsp;risque plausible&nbsp;» d’atteinte à un partenaire non direct. Pour une loi censée simplifier la législation et sortir les entreprises d’un potentiel flou juridique, la formulation semble bien vague.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Pas d’harmonisation des règles et un accès à la justice plus difficile</strong>. La responsabilité civile, qui devait être harmonisée au niveau européen dans la loi initiale, est supprimée, ce qui signifie que les lois en vigueur sont différentes d’un pays à l’autre. C’est encore une fois le contraire d’une simplification&nbsp;: <strong>une même entreprise présente dans différents pays va devoir jongler avec les législations propres à chacun de ces pays</strong> puisque les règles d’application en France ou en Italie ne seront désormais plus les mêmes.</li>
</ul>



<p>La loi sur le devoir de vigilance assurait également aux victimes un accès facilité à la justice. Elle leur permettait notamment de se faire représenter par des acteurs de la société civile, comme des ONG ou des associations de défense des droits humains. Ces mesures disparaissent dans le projet de loi «&nbsp;Omnibus&nbsp;»<sup class="modern-footnotes-footnote ">6</sup>. Pourtant, dans certains pays où la liberté syndicale est faible et où porter plainte peut exposer à d’importants dangers, les associations de représentation des travailleurs et travailleuses, les ONG, jouent des rôles clés dans l’accès aux droits<sup class="modern-footnotes-footnote ">7</sup>.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Pas d’ambition climatique.</strong> Sous le coup du devoir de vigilance, les entreprises avaient le devoir de rédiger un ‘plan climat’ afin de diminuer leurs émissions de gaz à effet de serre et de s’aligner sur les objectifs de l’Accord de Paris. Objectif indispensable car, pour une terre vivable, les entreprises doivent faire partie de la transition et contribuer aux efforts de réduction des émissions.</li>
</ul>



<p><br><strong>L<a>’«</a> Omnibus&nbsp;» garde l’obligation de rédaction des plans climat mais supprime l’obligation de leur mise en œuvre</strong>. Ici, aucune réduction des charges administratives donc, puisque le plan doit toujours être rédigé, mais simplement une réduction des ambitions. Mettre en œuvre ces plans climat est pourtant nécessaire à la stabilité des entreprises : elles dépendent des ressources naturelles, des écosystèmes, et de conditions climatiques stables. Une planète épuisée rend les activités économiques plus chères, plus risquées et parfois tout simplement impossibles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une «&nbsp;simplification&nbsp;» contestée</h2>



<p>Face à cela, plusieurs voix se sont élevées, notamment dans les milieux académiques et juridiques, pour souligner que ce nouveau texte n’avait rien d’une simplification d’un point de vue juridique. À long terme également, les entreprises n’ont rien à gagner d’une terre aux ressources épuisées. Plusieurs d’entre elles se sont d’ailleurs prononcées pour demander à l’Europe de conserver la loi sur le devoir de vigilance.</p>



<p>Ce qui pose également question dans ce processus, outre le contenu, c’est la manière dont cela a été fait. Contrairement à ce qui est d’usage, il n’y a pas eu d’évaluation ni d’analyse des impacts de la législation «&nbsp;Omnibus&nbsp;». Il y a eu deux jours de consultations mais la première journée s’est tenue à huis clos, avec comme seuls invités des lobbys de l’industrie.</p>



<p>En raison de ces manœuvres douteuses, <strong>la Médiatrice européenne<sup class="modern-footnotes-footnote ">8</sup> a interrogé la Commission sur le processus qui entoure la loi Omnibus</strong>. Une enquête est en cours et devait donner ses premiers résultats d’ici à la fin 2025<sup class="modern-footnotes-footnote ">9</sup>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les prochaines étapes</h2>



<p>Les modifications décrites ci-dessus sont celles de la Commission. Ce texte a été soumis au Conseil de l’UE. <strong>Le Conseil a, sur plusieurs aspects, décidé d’affaiblir encore plus le devoir de vigilance !</strong> Parmi les modifications, il veut limiter ’application de la loi aux entreprises de plus de 5000 personnes dont le chiffre d’affaires est de plus d’1,5 milliard d’euros. Avec cette version, ce ne sont plus que 30% des entreprises concernées par le premier texte qui resteraient soumises au devoir de vigilance<sup class="modern-footnotes-footnote ">10</sup>Loi sur le devoir de vigilance : qui la protège et pourquoi on doit le savoir | Oxfam Belgique https://tinyurl.com/bdr39n9y.</p>



<p><strong>Le poids des lobbys de l’industrie est évidemment énorme</strong> et quelques gros acteurs ont poussé dans le dos des Parlementaires pour affaiblir au maximum les “contraintes” que représenterait un devoir de vigilance pour les grosses entreprises.</p>



<p>Les trilogues, négociations entre les trois organes européens &#8211; Conseil des ministres, Parlement et Commission-, devraient avoir lieu entre novembre et décembre.</p>



<p>Cela semble fou qu’une loi aussi évidente que le devoir de vigilance ne soit pas encore d’application&nbsp;: est-ce qu’il ne serait pas logique qu’une entreprise ne puisse pas impunément déverser ses déchets dans une rivière ? Qu’elle ne puisse pas utiliser des enfants sous-payés comme main-d’œuvre&nbsp;? L’Europe semble juger cela trop contraignant pour les grandes entreprises. Le combat n’est pas fini puisque le texte n’a pas encore été adopté. Nous continuons de réclamer une loi qui protège notre planète et les travailleurs et travailleuses. <strong>Nous appelons nos représentant·es à préserver les éléments forts du devoir de vigilance, pour un monde plus juste.</strong></p>



<p></p>
<div>1&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Les députés adoptent les règles de devoir de vigilance des entreprises | Actualité | Parlement européen. Lien raccourci&nbsp;: https://tinyurl.com/ycmudety</div><div>2&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Corporate Sustainability Due Diligence Directive</div><div>3&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Corporate Sustainability Reporting Directive</div><div>4&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;“Lataxonomie verte de l’UE est un système de classification des activités économiques permettant d’identifier celles qui sont durables sur le plan environnemental, c’est-à-dire qui n’aggravent pas le changement climatique. Véritable “boussole environnementale” de l’UE, la taxonomie a été lancée par la Commission européenne en 2018 pour guider et mobiliser les investissements privés pour parvenir à la neutralité climatique d’ici à 2050.” https://france.representation.ec.europa.eu/informations/taxonomie-verte-mode-demploi-2022-01-13_fr ou https://tinyurl.com/vabhaub7</div><div>5&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Simplification: le Conseil donne son feu vert définitif au mécanisme suspensif afin de renforcer la compétitivité de l&rsquo;UE et d&rsquo;apporter une sécurité juridique aux entreprises &#8211; Consilium</div><div>6&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Omnibus : la Commission européenne sacrifie le climat et les droits humains au nom de la compétitivité https://tinyurl.com/3puczjc3</div><div>7&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Devoir de vigilance européen : Principales recommandations sur la directive dite « Omnibus I » proposée par la Commission européenne &#8211; Notre Affaire à Tous https://tinyurl.com/bdc2s92s</div><div>8&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;«&nbsp;Le Médiateur européen est un organe indépendant et impartial qui peut demander des comptes aux institutions et aux agences de l’Union européenne, et qui promeut la bonne administration.&nbsp;». Cependant, ses décisions sont non-contraignantes, ce qui limite son pouvoir.</div><div>9&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Ombudsman analysing Commission reply in inquiry related to omnibus package of simplification measures | News | European Ombudsman</div><div>10&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</div>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Juste Terre ! n°223</title>
		<link>https://entraide.be/publication/juste-terre-n223/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Oct 2025 13:07:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Action Vivre Ensemble]]></category>
		<category><![CDATA[Mobilisation]]></category>
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					<description><![CDATA[La dette écologique, un défi majeur pour la COP30]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">17 octobre : plus qu’une journée, un combat quotidien</h2>



<p>Le 17 octobre 1987, sur le Parvis du Trocadéro, le père Joseph Wresinski, fondateur d’ATD-Quart Monde, gravait « Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l’Homme sont violés. » Cet appel, simple et implacable, nous interpelle encore aujourd’hui. Dans nos sociétés d’abondance, des millions de personnes survivent dans la précarité, privées de dignité, de logement décent, d’accès aux soins ou à l’éducation.</p>



<p>La misère n’est pas une fatalité, c’est un scandale. Elle n’est pas l’apanage des pays appauvris, elle frappe aussi au coeur de nos villes prospères, dans les banlieues oubliées, les campagnes délaissées. Elle touche des familles entières, des enfants qui grandissent dans l’insécurité alimentaire, des personnes âgées qui choisissent entre se chauffer et se soigner, des hommes et des femmes qui ont comme seul logement la rue.</p>



<p>Transformer l’appel du 17 octobre en actes, c’est notre combat quotidien. Celui d’Action Vivre Ensemble mais aussi celui des associations que nous soutenons. Écouter vraiment celles et ceux que la misère broie, comprendre leurs résistances quotidiennes et les accompagner dans leurs aspirations : voir, juger et agir.</p>



<p>Merci de votre engagement et soutien. Car s’unir pour faire respecter les droits humains demeure, aujourd’hui plus que jamais, notre responsabilité commune et urgente.</p>


<div class="titre-remplacement contenu150">
  <div class="m-0 ">
    <h2 class=" p-0 m-0 text-center h1 pt-5 mb-2"></h2>


  </div>
  <div class="row">

      </div>
      <div class="pagination">

           </div>
    


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			</item>
		<item>
		<title>Ciné-débat No Other Land</title>
		<link>https://entraide.be/events/event/cine-debat-no-other-land-4/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Sep 2025 11:00:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Débat]]></category>
		<category><![CDATA[Film]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://entraide.be/?post_type=event&#038;p=25358</guid>

					<description><![CDATA[No Other Land est un documentaire bouleversant qui suit deux militants – l’un palestinien, l’autre israélien – unis par la [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="x_MsoNormal">No Other Land est un documentaire bouleversant qui suit deux militants – l’un palestinien, l’autre israélien – unis par la lutte contre l’occupation en Cisjordanie. Tourné sur plusieurs années, le film révèle l’injustice, la résistance et l’inaction du monde face à une situation intenable. Un regard humain et engagé sur un conflit trop souvent relégué au silence.</p>
<p class="x_MsoNormal">Projection suivie d’un échange avec :</p>
<ul type="disc">
<li class="x_MsoListParagraph">Jean-François Lauwens, responsable politique d’Entraide et Fraternité</li>
<li class="x_MsoListParagraph">Anne-Laure Losseau, avocate et membre du collectif Droit pour Gaza »</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Plus d&rsquo;info</h2>
<p>No Other Land est un documentaire de Basel Adra, Hamdan Ballal, Yuval Abraham et Rachel Szor, cofinancé par Entraide et Fraternité.</p>
<p>Le film a reçu des prix prestigieux, dont le prix du meilleur documentaire lors de la Berlinale, le festival international du film de Copenhague et le festival international du film de Vancouver, ainsi qu’un Oscar !</p>
<p>Basel Adra, jeune activiste palestinien originaire de Masafer Yatta, en Cisjordanie, mène depuis son plus jeune âge une lutte acharnée contre l’expulsion forcée de sa communauté par les autorités israéliennes. Il documente avec rigueur la destruction progressive des villages de sa région, où les soldats israéliens démolissent les habitations et chassent les résidents. Au cours de son combat, il croise le chemin de Yuval, un journaliste israélien qui décide de l’épauler. Une alliance inattendue voit le jour entre eux. Néanmoins, leur relation est mise à rude épreuve par l’immense disparité qui les sépare : Basel vit sous occupation militaire, tandis que Yuval jouit d’une liberté totale, sans contraintes. Ce film, réalisé par un collectif palestino-israélien composé de quatre jeunes activistes, s’impose comme un acte de résistance créative en quête de justice.</p>
<h1>Soutienir</h1>
<p>-&gt; <a href="https://entraidefraternit.koalect.com/fr-FR/no-other-land-soutien" rel="nofollow noopener" target="_blank">Soutien pour la vie en territoire palestinien occupé</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" class="wp-image25435" src="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2025/10/logo-monty-tiers-lieu.png" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" srcset="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2025/10/logo-monty-tiers-lieu.png 500w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2025/10/logo-monty-tiers-lieu.png 288w" alt="logo Monty tiers-lieu" width="281" height="111" /></figure>
</div>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" class="wp-image-40022" src="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2025/10/logo_CIEP-MOC_Bw.jpg" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" srcset="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2025/10/logo_CIEP-MOC_Bw.jpg 300w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2025/10/logo_CIEP-MOC_Bw.jpg 300w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2025/10/logo_CIEP-MOC_Bw.jpg 150w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2025/10/logo_CIEP-MOC_Bw.jpg 100w" alt="logo CIEP MOC Bw" width="500" height="500"></figure>
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</div>
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		<title>Ciné-débat No Other Land</title>
		<link>https://entraide.be/events/event/cine-debat-no-other-land-3/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Sep 2025 08:46:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Débat]]></category>
		<category><![CDATA[Film]]></category>
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					<description><![CDATA[Basel Adra, jeune activiste palestinien originaire de Masafer Yatta, en Cisjordanie, mène depuis son plus jeune âge une lutte acharnée [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Basel Adra, jeune activiste palestinien originaire de Masafer Yatta, en Cisjordanie, mène depuis son plus jeune âge une lutte acharnée contre l’expulsion forcée de sa communauté par les autorités israéliennes. Il documente avec rigueur la destruction progressive des villages de sa région, où les soldats israéliens démolissent les habitations et chassent les résidents. Au cours de son combat, il croise le chemin de Yuval, un journaliste israélien qui décide de l’épauler. Une alliance inattendue voit le jour entre eux. Néanmoins, leur relation est mise à rude épreuve par l’immense disparité qui les sépare : Basel vit sous occupation militaire, tandis que Yuval jouit d’une liberté totale, sans contraintes. Ce film, réalisé par un collectif palestino-israélien composé de quatre jeunes activistes, s’impose comme un acte de résistance créative en quête de justice.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h1>Soutienir</h1>
<p>-&gt; <a href="https://entraidefraternit.koalect.com/fr-FR/no-other-land-soutien" rel="nofollow noopener" target="_blank">Soutien pour la vie en territoire palestinien occupé</a></p>
<p>&nbsp;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Ciné-débat No Other Land</title>
		<link>https://entraide.be/events/event/cine-debat-no-other-land-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Sep 2025 11:47:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Débat]]></category>
		<category><![CDATA[Film]]></category>
		<category><![CDATA[Repas]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://entraide.be/?post_type=event&#038;p=25355</guid>

					<description><![CDATA[Basel Adra, jeune activiste palestinien originaire de Masafer Yatta, en Cisjordanie, mène depuis son plus jeune âge une lutte acharnée [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Basel Adra, jeune activiste palestinien originaire de Masafer Yatta, en Cisjordanie, mène depuis son plus jeune âge une lutte acharnée contre l’expulsion forcée de sa communauté par les autorités israéliennes. Il documente avec rigueur la destruction progressive des villages de sa région, où les soldats israéliens démolissent les habitations et chassent les résidents. Au cours de son combat, il croise le chemin de Yuval, un journaliste israélien qui décide de l’épauler. Une alliance inattendue voit le jour entre eux. Néanmoins, leur relation est mise à rude épreuve par l’immense disparité qui les sépare : Basel vit sous occupation militaire, tandis que Yuval jouit d’une liberté totale, sans contraintes. Ce film, réalisé par un collectif palestino-israélien composé de quatre jeunes activistes, s’impose comme un acte de résistance créative en quête de justice.</p>
<h3>Programme</h3>
<ul>
<li>15h : <strong>ouverture </strong>des portes</li>
<li>15h30 : <strong>projection </strong>du film documentaire “No other land”</li>
<li>17h30 : <strong>discussion </strong>avec Michel Staszweski (UPJB) et Nadia Farkh (ABP)</li>
<li>18h30 : <strong>repas </strong>palestinien, stands d&rsquo;infos et ateliers créatifs</li>
<li>19h45 : <strong>concert</strong> d’Ahmed Hawwash &#8211; Tales from the Holy land</li>
<li>21h : bar, <strong>stands d&rsquo;infos, ateliers créatifs, rencontres avec des palestien·nes</strong></li>
</ul>
<p><strong>Une</strong> <strong>garderie</strong> pour les enfants (&gt;3 ans) sera organisée de 15h à 18h30. Merci d&rsquo;inscrire votre enfant à l&rsquo;avance.</p>
<h3>Réservations indispensables pour les repas</h3>
<p>et vivement souhaitée pour l&rsquo;ensemble de l&rsquo;événement :<a href="https://eur02.safelinks.protection.outlook.com/?url=https%3A%2F%2Flepetittheatredelagrandevie.com%2Fso%2FabPaJtpY2%2Fc%3Fw%3DqTDvpHJW9mAH5YWoCtQzMHVPK4kzEmDD4ZXftE0x9ig.eyJ1IjoiaHR0cHM6Ly9wZXRpdHRoZWF0cmVmb3J6ZWVAZ21haWwuY29tIiwiciI6Ijg4NmY2YjFmLTIyOWMtNGNlOS05MmY0LTYwZmM0M2ExNTM1YiIsIm0iOiJtYWlsIiwiYyI6IjdkOWVjMGQ1LTM2YTktNDhhYS1iMjk1LWQ2MzZiYTljMzFjNCJ9&amp;data=05%7C02%7Cjean-pol.gallez%40entraide.be%7C03b57fa7c0004450c08608ddefb47f94%7C318c80800dca492f8eddc105d9d09bd4%7C0%7C0%7C638930280732350868%7CUnknown%7CTWFpbGZsb3d8eyJFbXB0eU1hcGkiOnRydWUsIlYiOiIwLjAuMDAwMCIsIlAiOiJXaW4zMiIsIkFOIjoiTWFpbCIsIldUIjoyfQ%3D%3D%7C0%7C%7C%7C&amp;sdata=X4kN8z5rgeQ8PU1Fa%2F%2BG4331ilCEfz8Y6m7DkBnUqLY%3D&amp;reserved=0"> petittheatreforzee@gmail.com</a> ou 083/61.32.60</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Tous les bénéfices de l&rsquo;événement seront reversés à Gaza Soup Kitchen, une association d&rsquo;aide humanitaire qui agit à Gaza.</h3>
<p>Participez comme vous le pouvez, le prix ne doit pas être un frein à votre participation.</p>
<p><a href="https://www.lepetittheatredelagrandevie.com/25-26?utm_campaign=058f3697-99b5-4735-acb2-e11fd6e485ab&amp;utm_source=so&amp;utm_medium=mail&amp;cid=7d9ec0d5-36a9-48aa-b295-d636ba9c31c4#palestine" rel="nofollow noopener" target="_blank">Plus d&rsquo;infos sur Gaza Soup Kitchen et sur les tarifs</a></p>
<p>Un partenariat avec le petit théâtre de la Grande Vie, le PAC Dinant Philippeville, le Miroir Vagabond, l&rsquo;Union des Progressistes Juifs de Belgique et l&rsquo;Association Belgo-Palestienne.</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Ciné-débat No Other Land</title>
		<link>https://entraide.be/events/event/cine-debat-no-other-land-20250903/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Aug 2025 12:44:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Débat]]></category>
		<category><![CDATA[Film]]></category>
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					<description><![CDATA[Basel Adra, jeune activiste palestinien originaire de Masafer Yatta, en Cisjordanie, mène depuis son plus jeune âge une lutte acharnée [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Basel Adra, jeune activiste palestinien originaire de Masafer Yatta, en Cisjordanie, mène depuis son plus jeune âge une lutte acharnée contre l’expulsion forcée de sa communauté par les autorités israéliennes. Il documente avec rigueur la destruction progressive des villages de sa région, où les soldats israéliens démolissent les habitations et chassent les résidents. Au cours de son combat, il croise le chemin de Yuval, un journaliste israélien qui décide de l’épauler. Une alliance inattendue voit le jour entre eux. Néanmoins, leur relation est mise à rude épreuve par l’immense disparité qui les sépare : Basel vit sous occupation militaire, tandis que Yuval jouit d’une liberté totale, sans contraintes. Ce film, réalisé par un collectif palestino-israélien composé de quatre jeunes activistes, s’impose comme un acte de résistance créative en quête de justice.</p>
<p><b><span data-olk-copy-source="MessageBody">Avec la participation d&rsquo;acteurs locaux mobilisés pour la Palestine</span></b></p>
<p><em><strong>En collaboration avec <a href="https://plaza-mons.be/film/seance-debat-no-other-land/2025-09-03" rel="nofollow noopener" target="_blank">Plaza Arthouse Cinema</a></strong></em><b><i>. En partenariat avec les Equipes populaires Hainaut centre, Agir par la Culture régionale de Mons-Borinage, le CNCD-11.11.11, le CIEP, le Commité Palestine Mons Borinage et le Village du Monde</i></b></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Ciné-débat No Other Land</title>
		<link>https://entraide.be/events/event/25090/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[romain stagiaire 2025]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Jun 2025 09:14:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Débat]]></category>
		<category><![CDATA[Film]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://entraide.be/?post_type=event&#038;p=25090</guid>

					<description><![CDATA[Ce documentaire offre un regard intime et poignant sur les réalités de l&#8217;occupation, du déplacement et de la résistance, mettant [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="titre-trois">Ce documentaire offre un regard intime et poignant sur les réalités de l&rsquo;occupation, du déplacement et de la résistance, mettant en lumière les injustices subies par les Palestiniens et la complexité des relations israélo-palestiniennes</p>
<h2 class="x_MsoNormal">Au cœur du conflit !</h2>
<p class="x_MsoNormal">Réalisé par les cinéastes palestiniens Basel Adra et Hamdan Ballal, ainsi que les Israéliens Yuval Abraham et Rachel Szor. Ce film documentaire offre un regard intime sur les conséquences humaines de ce conflit. Avec un récit basé sur la région de Masafer Yatta, en Cisjordanie occupée. Il nous raconte le quotidien de Basel Adra, un jeune activiste palestinien qui mène depuis son plus jeune âge une lutte acharnée contre l&rsquo;expulsion forcée de sa communauté par les autorités israéliennes. Au cours de son combat, il croise le chemin de Yuval, un journaliste israélien qui décide de l&rsquo;épauler. Une alliance inattendue voit le jour entre eux. Néanmoins, leur relation est mise à rude épreuve par l&rsquo;immense disparité qui les sépare. Basel vit sous occupation militaire, tandis que Yuval jouit d&rsquo;une liberté totale, sans contraintes.</p>
<p class="x_MsoNormal">No Other Land montre ce qu’il se passe sur place en exposant les démolitions de maisons, les arrestations arbitraires et les attaques de colons israéliens contre les Palestiniens.</p>
<p class="x_MsoNormal">La récente agression de Hamdan Ballal, co-réalisateur du documentaire, par des colons israéliens soutenus par des soldats, souligne la persistance de ces violences. Après avoir été battu et détenu, Ballal a été libéré, mais cet incident met en évidence les risques encourus par ceux qui dénoncent l&rsquo;occupation.</p>
<p><b><span data-olk-copy-source="MessageBody">Une rencontre aura lieu après la projection, avec l’Association Belgo-Palestinienne et Entraide et Fraternité.<i></i></span></b></p>
<p><b><i>En partenariat avec le CIEP, le CNCD-11.11.11, le CRILUX, la COLUPA, la COLUXAM, les Equipes populaires et Vie Féminine</i></b></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Foire paysanne à Bierleux-Haut&#160;: moins de pétrole, plus de communs&#8239;!</title>
		<link>https://entraide.be/events/event/foire-paysanne-a-bierleux-haut-moins-de-petrole-plus-de-communs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[romain stagiaire 2025]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 May 2025 07:46:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Rencontre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://entraide.be/?post_type=event&#038;p=24825</guid>

					<description><![CDATA[Venez vivre une journée inspirante autour de la paysannerie, de la sobriété fossile et des alternatives concrètes pour une agriculture plus robuste et solidaire !]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="x_elementToProof">Venez vivre une journée inspirante autour de la paysannerie, de la sobriété fossile et des alternatives concrètes pour une agriculture plus robuste et solidaire !</div>
<div></div>
<div class="x_elementToProof">Dans un monde où les énergies fossiles dominent encore largement nos modes de production et de consommation, cette petite ferme-école propose une autre voie : Polyculture collective, transmission de savoir-faire, traction animale, low-tech, Paniers de légumes hebdomadaires … autant de pratiques qui inspirent une agriculture respectueuse des écosystèmes et des humains.</div>
<div></div>
<div class="x_elementToProof">Cette journée est aussi l’occasion d’explorer les liens entre agriculture, solidarité internationale et transition écologique. Plusieurs ONG et associations actives dans la transition écologique, le soutien à l&rsquo;agriculture locale et aux luttes paysannes viendront enrichir les discussions sur la résilience alimentaire et la nécessité de repenser notre rapport à la Terre et aux ressources.</div>
<div class="x_elementToProof" aria-hidden="true"></div>
<div class="x_elementToProof">
<h2>Au programme</h2>
<p>10h &#8211; 12h : Visite guidée du jardin &amp; démonstration de traction animale<br />
12h &#8211; 14h : barbecue maison et assiettes du jardin<br />
14h &#8211; 16h : Conférence théâtrale « Le monde est moche, la vie est belle » avec Jean-Yves Buron<br />
16h &#8211; 18h : Visite guidée &amp; traction animale (bis pour les curieux !)</p>
</div>
<h2 class="x_elementToProof">Toute la journée</h2>
<div></div>
<ul>
<li class="x_elementToProof">Balades en poney (pour les enfants)</li>
<li class="x_elementToProof">Stands associatifs &amp; animations</li>
<li class="x_elementToProof">Petites restaurations et bières locales &#8211;</li>
</ul>
<div class="x_elementToProof">Une journée pour découvrir, apprendre, s’interroger, et surtout imaginer ensemble de nouvelles manières de cultiver la Terre… et le lien social.</div>
<div></div>
<div class="x_elementToProof">Infos &amp; inscriptions (souhaitées pour le barbecue) : <u><a id="OWA28931215-2440-cb7e-480c-7bbbe3eb0e78" class="x_OWAAutoLink" title="mailto:julie.culot@cncd.be" href="mailto:julie.culot@cncd.be" data-linkindex="0">julie.culot@cncd.be</a></u></div>
<div></div>
<div class="x_elementToProof">On vous attend nombreux-ses, curieux-ses et motivé-es !</div>
<div></div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Global Gateway : Un nouveau visage de la globalisation</title>
		<link>https://entraide.be/publication/analyse2025-8/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[romain stagiaire 2025]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 May 2025 12:39:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Extractivisme]]></category>
		<category><![CDATA[Global Gateway]]></category>
		<category><![CDATA[néocolonialisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://entraide.be/?post_type=publication&#038;p=24734</guid>

					<description><![CDATA[En novembre 2024, une délégation de plusieurs organisations de la société civile de l’État du Maranhão (nord-est du Brésil), partenaires d’Entraide &#38; Fraternité, ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column red-message is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<h2 class="wp-block-heading">Résumé</h2>



<p>En novembre 2024, une délégation de plusieurs organisations de la société civile de l’État du Maranhão (nord-est du Brésil), partenaires d’Entraide &amp; Fraternité, a fait le voyage jusqu’à Bruxelles dans le but de dénoncer un potentiel financement européen d’un projet dans leur région, destructeur de l’environnement et de leur mode de vie. Ce financement de l’Union européenne s’inscrirait dans le cadre du “Global Gateway”, une stratégie européenne d’investissement pour la coopération au développement. Ses objectifs&nbsp;: concurrencer la Chine et utiliser encore plus la coopération au développement au profit des intérêts économiques et géostratégiques de l’UE. Cette stratégie est critiquée, au nord comme au sud, pour son manque de transparence et ses conséquences sociales et environnementales. On lui reproche aussi d’être conçue d’abord en fonction des intérêts économiques et géostratégiques européens.&nbsp;</p>
</div>
</div>



<p>Fernanda Souto, Kum’tum Akroá Gamela, Mikaell Carvalho et Gilberto Lima sont respectivement avocate, leader indigène du village de Cajueiro Piraí, président de l’ONG <em>Justiça nos Trilhos</em> et représentant de la Commission pastorale des pêcheurs de la région de Maranhão (CPP). Le but de leur visite était de demander à l’Union européenne de renoncer à financer un mégaprojet connu sous le nom de «&nbsp;Grão-Pará Maranhão&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un projet néocolonial à peine camouflé</h2>



<div class="wp-block-columns are-vertically-aligned-top is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-vertically-aligned-top is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1005" height="664" src="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2025/05/projekte-gpm-brasilien-fr.jpg" alt="Carte de la partie nord-est de l’Amazonie légale brésilienne « Amazônia legal 2021 » avec l’emplacement du port TPA et du tracé de la voie ferrée EF-317." class="wp-image-24780" srcset="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2025/05/projekte-gpm-brasilien-fr.jpg 1005w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2025/05/projekte-gpm-brasilien-fr-300x198.jpg 300w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2025/05/projekte-gpm-brasilien-fr-768x507.jpg 768w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2025/05/projekte-gpm-brasilien-fr-600x396.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 1005px) 100vw, 1005px" /><div class="image-licence" style="text-align: right; margin-top: 5px; font-size: 0.8em; color: #666; font-style: italic;">Licence : Image par « Sauvons la forêt », source : &lt;a href=&quot;https://www.sauvonslaforet.org/actualites/11250/lallemagne-participe-a-un-nouveau-grand-projet-dinfrastructures-en-amazonie-bresilienne&quot;&gt;sauvonslaforet.org&lt;/a&gt;</div></figure>



<p>Nord-est de l’Amazonie brésilienne « Amazônia legal 2021 » avec l’emplacement du port TPA et du tracé de la voie ferrée EF-317. Image par <strong>Sauvons la forêt</strong>, source : <a href="https://www.sauvonslaforet.org/actualites/11250/lallemagne-participe-a-un-nouveau-grand-projet-dinfrastructures-en-amazonie-bresilienne" rel="nofollow noopener" target="_blank">sauvonslaforet.org</a></p>
</div>



<div class="wp-block-column is-vertically-aligned-top is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p>Le Grão-Pará Maranhão, c’est la construction d’un nouveau port et d’une voie ferrée dans la région du Maranhão, à l’est du Brésil. L’objectif est de faciliter l’acheminement et l’exportation de produits agricoles et de ressources minières, notamment vers l’Europe. Ces infrastructures s’annoncent énormes&nbsp;: le port devrait pouvoir accueillir 8 bateaux de 350 mètres chacun, tandis que la voie ferrée serait longue de plus de 500 kilomètres, traverserait 22 villes, 150 communautés et affecterait ainsi des milliers de personnes vivant dans la région. Sans compter la destruction, sur son passage, de la forêt amazonienne. <strong>Une coalition s’est donc formée sur place pour empêcher ce projet de voir le jour.</strong></p>
</div>
</div>



<p></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><strong>«&nbsp;Les étiquettes changent mais le projet reste le même&nbsp;: exploiter nos territoires.&nbsp;»</strong></p>
<cite><strong>Kum’tum Akroá Gamela</strong>, durant le Midi info Brésil “Les populations affectées par le Global Gateway du 21/11/2024</cite></blockquote>



<p>Des entreprises européennes qui financent des projets à l’étranger dans le but de s’assurer un apport facilité en matières premières, cela s’assimile clairement à du néocolonialisme. <em>«&nbsp;La colonisation ne s’est jamais terminée. […] On fait des routes, des voies ferrées, pour prendre ce qu’il y a sur notre territoire et le sortir de nos pays.&nbsp;</em><strong><em>Ce ne sont pas seulement nos richesses, mais nos vies que l’on exploite</em></strong><em> : nos forêts sont pour nous notre vie.&nbsp;»</em><a id="_ftnref2" href="#_ftn2"> </a><sup class="modern-footnotes-footnote ">1</sup></p>



<p class="fond-bleu"><strong>Néo-colonialisme&nbsp;?</strong> Le terme désigne la volonté de domination ou d’influence – économique, politique, et/ou culturelle &#8211; d’un État sur un autre, généralement d’une ancienne puissance coloniale sur un pays du Sud global. Ce phénomène peut prendre des formes diverses. Une domination économique se traduira par exemple souvent par <em>«&nbsp;l’exploitation des richesses d’un pays au bénéfice préférentiel d’un autre&nbsp;»</em><a id="_ftnref3" href="#_ftn3"> </a> <sup class="modern-footnotes-footnote ">2</sup><a id="_ftnref3" href="#_ftn3"><br></a></p>



<p>Ce mégaprojet de construction (et de destruction&#8230;) est justifié par l’objectif de faciliter les échanges internationaux et doit servir de support à un commerce toujours plus mondialisé. Une preuve, s’il en fallait encore, qu’il <a>est</a> plus que temps de repenser l’économie et la nature de nos échanges commerciaux. Ce que les partenaires brésiliens d’Entraide &amp; Fraternité promeuvent, c’est une «&nbsp;économie des peuples&nbsp;», un modèle basé sur les besoins de la communauté, où la justice sociale, le respect de l’environnement et des droits humains prévalent sur la maximisation du profit et sur la croissance économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conversations transparentes sur un projet opaque</h2>



<p>La délégation brésilienne est venue à Bruxelles pour rencontrer des représentant·es et des élu·es européen·nes, leur expliquer les impacts concrets de ce potentiel investissement sur la région et ses habitant·es et exiger que l’Union européenne se retire de ce projet. Plusieurs rencontres ont été organisées.</p>



<p><strong>Au Parlement d’abord</strong>, c’est le manque criant de transparence qui est ressorti de leur rencontre avec Anna Cavazzini, députée allemande membre du groupe des Verts. La parlementaire a dénoncé <strong>la difficulté d’obtenir des informations sur les projets du Global Gateway</strong> (voir ci-dessous).</p>



<p>La seconde rencontre a eu lieu <strong>à la Commission européenne</strong> avec Julia Ferandez Puertas et Paolo Toselli, de la Direction générale (DG) Partenariat international (INPA). Lors de cette rencontre, Paolo Toselli a annoncé que <strong>l’Union européenne a décidé de ne pas investir dans ce projet</strong>. En effet, bien que les opérateurs du projet aient dans un premier temps convaincu, il s’est avéré par la suite que, d’une part, <a>ils n’avaient </a>pas un apport de fonds propres suffisant et que, d’autre part, ils n’avaient pas réalisé l’étude d’impact nécessaire à un investissement européen. La délégation brésilienne est donc ressortie soulagée de cette réunion. Le projet ne devrait pas voir le jour tout de suite.</p>



<p><strong>Et pourtant</strong>, quelques semaines plus tard, au début décembre, la Commission a publié une liste des projets soutenus par le Global Gateway, dans laquelle <strong>le projet Grão-Pará Maranhão&nbsp;apparaît toujours d’actualité et soutenu par l’Union européenne.</strong> Selon Paolo Toselli, cette liste est composée de projets qui n’en sont encore qu’à un stade embryonnaire et loin de pouvoir être soutenus.</p>



<p>Sur quelle base alors les citoyen·nes peuvent-ils et elles accéder à de réelles informations ? Pourquoi l’UE publie-t-elle une liste de projets dont elle ne sait pas si oui ou non elle pourra les soutenir&nbsp;?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Et maintenant&nbsp;?</h2>



<p>Il faudra donc garder à l’œil les documents européens et réagir si l’Europe décide malgré tout de participer à ce projet. Pour un continent qui se veut un modèle en termes de protection de l’environnement et des droits humains, il serait hypocrite d’investir &#8211; ou même d’encourager des entreprises privées à investir &#8211; dans un projet aussi néfaste sur ces deux aspects. À la mi-avril 2025, nous avons appris par notre partenaire Gilberto Lima que la Deutsche Bahn, qui devait également participer au financement du projet, avait décidé de s’en retirer, et que le protocole d’accord qui avait été signé pour le projet a maintenant expiré et n’a pas été renouvelé &#8211; de bonnes nouvelles donc.</p>



<p><em>«&nbsp;On parle toujours de ‘projets développement’, mais ces projets tuent des milliers de personnes. Ce n’est pas ça le développement.&nbsp;[…] Après, on entend qu’on est contre le développement. C’est faux. On est contre ces projets-là, qui nous chassent de nos territoires et nous empêchent de vivre comme on le fait. […] <strong>On a besoin d’un développement qui nous inclut, pas un qui nous exclut.</strong>&nbsp;»</em> (Représentante d’une communauté brésilienne, venue en Belgique pour contester un projet similaire).</p>



<p>De plus, comme ce projet s’inscrit dans le cadre du Global Gateway, il ne sera sans doute pas le seul de ce style à voir le jour dans les prochaines années. Cela vaut donc la peine de s’attarder quelque peu sur cette stratégie européenne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le Global Gateway, qu’est-ce que c’est&nbsp;?</h2>



<p>Retenez bien ce nom, car vous n’avez sans doute pas fini d’en entendre parler. Le Global Gateway (GG) &#8211; dont la traduction en français pourrait ressembler à «&nbsp;portail mondial&nbsp;» &#8211; est une stratégie mise en place par l’Union européenne dans le but de <em>«&nbsp;contribuer au développement des pays partenaires émergents et en développement&nbsp;[…] en s’appuyant sur la mobilisation du secteur privé&nbsp;»</em><sup class="modern-footnotes-footnote ">3</sup><br></p>



<p><strong>Les principaux objectifs de la stratégie</strong> GG sont les suivant&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>D’une part, il s’agit de <strong>concurrencer la Chine</strong>, qui &#8211; à travers sa politique «&nbsp;One Belt One Road&nbsp;» &#8211; aussi souvent appelée «&nbsp;Nouvelle route de la soie&nbsp;» &#8211; investit des milliards de dollars pour déployer ses infrastructures à travers le monde et ainsi renforcer son influence, notamment en Afrique et en Amérique latine.</li>



<li>D’autre part, l’Union européenne souhaite <strong>repenser sa manière de faire de la coopération au développement</strong>, en la faisant davantage reposer sur les investissements privés et en cherchant à <strong>utiliser encore plus la coopération au service de ses propres intérêts </strong>géostratégiques et commerciaux. L’Europe souhaite notamment s’assurer un accès privilégié à certaines matières premières.</li>
</ul>



<p>Entre 2022 et 2027, ce sont ainsi 300 milliards d’euros que l’UE s’est donné pour but d’injecter dans différents «&nbsp;projets de développement&nbsp;». Cinq secteurs ont été identifiés comme prioritaires&nbsp;: le numérique, le climat et l’énergie, le transport, la santé, et l’éducation et la recherche.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mais alors, quel est le problème&nbsp;?</h2>



<p>Les problèmes liés à cette nouvelle stratégie sont multiples. Une étude récente sur le sujet, intitulée <em>À qui profite le Global Gateway&nbsp;?<sup class="modern-footnotes-footnote ">4</sup></em> en identifie trois principaux.</p>



<ol class="wp-block-list">
<li><strong>Le manque de transparence</strong>. On le mentionnait déjà plus haut&nbsp;: qu’il s’agisse des sources de financement ou des projets concernés, il est très compliqué d’obtenir des renseignements. <em>«&nbsp;Il y a un manque significatif d’informations accessibles au public sur le financement des projets, les processus d’appel d’offres, les contrats attribués et les évaluations indépendantes et transparentes des finances, des droits humains et de l’environnement. Il est donc impossible de suivre et d’évaluer la manière dont les projets contribuent aux objectifs de développement, ou le risque d’impacts négatifs dans les pays bénéficiaires.&nbsp;»</em><sup class="modern-footnotes-footnote ">5</sup>. Dès sa conception, ce problème s’est fait ressentir&nbsp;: la stratégie du Global Gateway est une initiative de la Commission et ni les pays bénéficiaires, ni la société civile &#8211; autant au Nord qu’au Sud &#8211; n’ont été consultés.</li>
</ol>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>De potentielles répercussions négatives sur les droits humains et l’environnement.</strong> Sur le plan humain, les droits tels que l’accès à la terre ou à la santé sont menacés, tandis que, du point de vue environnemental, des projets miniers, des extensions de ports et aéroports, des projets d’extraction de carburants fossiles sont au programme. S’il existe bel et bien un organe censé étudier les impacts des projets, notamment sur l’environnement et les communautés locales, cet organe – la Banque européenne d’investissement (BEI) – fait l’objet de nombreuses critiques à différents niveaux, notamment concernant son manque de vérification et de transparence.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Enfin, <strong>la stratégie bénéficierait principalement aux entreprises du Nord et aux intérêts géostratégiques européens</strong>, au détriment des objectifs principaux de la coopération au développement tels que la lutte contre la pauvreté.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Repenser la coopération au développement de l’UE : oui mais…</h2>



<p>Le Global Gateway se propose de repenser la coopération au développement, ce qui est nécessaire dans un monde dont les dynamiques sont en constante évolution. Mais penser une nouvelle stratégie sans jamais consulter des acteurs et actrices du Sud et la fonder sur un objectif de profit des entreprises basées au Nord, cela semble un très mauvais point de départ.</p>



<p>La visite de la délégation brésilienne à Bruxelles permet de mettre en lumière certaines des tensions profondes entre les discours des pays européens sur le développement et les réalités vécues par les communautés locales. Si <strong>le projet Grão-Pará Maranhão</strong> symbolise une forme de néocolonialisme mal déguisé, il <strong>révèle plus largement les failles structurelles d’initiatives comme le Global Gateway, qui prétendent réinventer la coopération tout en reproduisant des logiques d’exploitation et de destruction</strong>.</p>



<p>Pour être à la hauteur de ses valeurs proclamées de protection des droits humains et de l’environnement, <strong>l’Union européenne doit repenser ses stratégies, en plaçant les populations locales au centre des décisions et en garantissant transparence, justice et inclusion</strong>. Sans cela, ces projets ne feront que perpétuer des modèles destructeurs sous une nouvelle étiquette. Face à ces enjeux, la mobilisation des citoyen·nes, des ONG et des leaders locaux reste essentielle pour imaginer un développement qui ne détruit pas, mais qui respecte et enrichit les communautés qu’il est censé servir.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p></p>
<div>1&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Idem</div><div>2&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Du colonialisme au néocolonialisme, par René Gendarme (<a href="https://www.monde-diplomatique.fr/1970/12/GENDARME/29968" data-type="link" data-id="https://www.monde-diplomatique.fr/1970/12/GENDARME/29968">Le Monde diplomatique, décembre 1970</a>).</div><div>3&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;«&nbsp;<a href="https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/politique-etrangere-de-la-france/developpement/evenements-et-actualites-sur-le-theme-du-developpement/evenements-et-actualites-sur-le-theme-du-developpement-2023/article/qu-est-ce-que-la-strategie-europeenne-global-gateway">Qu’est-ce que la stratégie européenne Global Gateway ?</a>&nbsp;» &#8211; Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, France diplomatie. </div><div>4&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;À qui profite le “Global Gateway” ? La nouvelle stratégie de coopération au développement de l’UE, Eurodad, Counter Balance et Oxfam, Octobre 2024</div><div>5&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;À qui profite le “Global Gateway” ? La nouvelle stratégie de coopération au développement de l’UE, Eurodad, Counter Balance et Oxfam, Octobre 2024</div>]]></content:encoded>
					
		
		
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