Résister, c’est être vivant
Le monde vacille. Les repères s’effacent, les certitudes s’érodent, et partout monte une tentation : se replier, fermer les yeux, laisser faire.
Pourtant, avec vous, nos partenaires construisent et dessinent autre chose.
María et Jorge, dans les rues de Guatemala City, ont appris que résister, ce n’est pas seulement survivre – c’est accepter qu’une main se tende, et oser la saisir. Des femmes mayas dans les hauts plateaux de Sololá plantent des arbres pour des forêts qu’elles ne verront peut-être pas à maturité, parce qu’elles savent que l’avenir se construit dans l’obscurité d’une graine en terre. À Flémalle, à Mons, à Florenville, des paysannes haïtiennes ont traversé l’Atlantique pour nous dire, simplement : nous résistons. Et cette résistance vous appartient aussi.
Ce qui relie tous ces visages, toutes ces voix, c’est une conviction que nous avons parfois du mal à entendre dans le bruit de notre époque : la solidarité n’est pas un sentiment. C’est un acte. Politique, exigeant, et profondément humain.
Dans un monde qui encourage l’indifférence et la destruction de l’autre, choisir de se préoccuper de l’autre – de l’autre bout de la rue ou de l’autre bout du monde – est en soi une forme de résistance. Croire qu’une vie compte, même quand tout semble dire le contraire, c’est résister. Planter, tisser des liens, partager un bol de riz ou un témoignage autour d’une table : c’est résister.
Résister, c’est encore et toujours faire vivre la solidarité. Et comme le rappelait une de nos animatrices à Flémalle : portons fièrement, toutes et toutes, ces valeurs de solidarité.





