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	<title>Coalition Pesticides &#8211; Entraide et Fraternité</title>
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	<description>Pour que la Terre tourne plus JUSTE !</description>
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	<title>Coalition Pesticides &#8211; Entraide et Fraternité</title>
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	<item>
		<title>Les ONG et les syndicats exigent la fin de la production, de l&#8217;exportation et de l&#8217;importation par l&#8217;UE de pesticides interdits</title>
		<link>https://entraide.be/declaration-commune-coalition-pesticides/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Apr 2025 10:24:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Coalition Pesticides]]></category>
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					<description><![CDATA[Entraide et Fraternité a signé la prise de position de la Coalition pesticides]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>L’UE a interdit l’utilisation d’un certain nombre de pesticides jugés gravement nocifs pour la santé humaine et l’environnement. Toutefois, les entreprises ont toujours la possibilité de fabriquer ces pesticides interdits dans l’UE pour les exporter vers des pays tiers à la réglementation moins stricte, mettant ainsi en péril la santé humaine et l’environnement. L’UE autorise également l’importation de produits alimentaires et agricoles traités avec ces mêmes pesticides interdits, ce qui expose les consommateur∙ice∙s européen∙ne∙s à des cocktails de résidus dangereux et crée une concurrence déloyale pour les agriculteur∙ice∙s européen∙ne∙s.</p>



<p>Au cours des dernières années, les institutions européennes ont toutes reconnu l’existence d’un « deux poids, deux mesures » ou d’un double standard, ce qui est inacceptable. Cela doit cesser. Si l’UE interdit l’utilisation de certains pesticides parce qu’il est prouvé qu’ils sont trop dangereux pour les Européen∙ne∙s, elle ne devrait pas permettre aux entreprises de continuer à les fabriquer pour l’exportation, ni accepter l’importation de denrées alimentaires produites avec et contenant des résidus de ces substances actives.</p>



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<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2025/04/2025-03_declaration-commune_UE-pesticides.pdf">Déclaration commune UE-pesticides mars 2025 &#8211; PDF</a></div>
</div>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Négociations avec le Mercosur dans la dernière ligne droite </title>
		<link>https://entraide.be/negociations-avec-le-mercosur-dans-la-derniere-ligne-droite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Oct 2024 15:30:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Coalition Pesticides]]></category>
		<category><![CDATA[Stop à l’Accord UE-Mercosur]]></category>
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					<description><![CDATA[Il est encore temps de sauver l’agriculture européenne]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="chapo">Les semaines qui viennent sont cruciales : le traité de libre-échange entre l’Europe et le Mercosur pourrait être conclu d’ici la fin novembre. Négocié depuis le siècle dernier, cet accord est effectivement d’un autre temps. Il a tout faux en matière de santé, de climat, d’environnement et de vision de l’économie et de l’agriculture.</p>



<p>Ces derniers jours, la rumeur s’est répandue comme une traînée de poudre&nbsp;: après 26 ans de négociations, le traité de libre-échange entre l’Union européenne et les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay, Uruguay) serait sur le point d’aboutir. Dans les coulisses européennes, il se dit que l’annonce pourrait en être faite lors du prochain sommet du G20, les 18 et 19 novembre, à Rio justement. Il est donc encore temps de se mobiliser pour sauver les agriculteurs.trices européen.nes mais aussi, tout simplement, les consommateurs.trices européen.es&nbsp;!</p>



<h2 class="wp-block-heading">De nouvelles mobilisations en vue</h2>



<p>Résumons la situation politiquement&nbsp;: l’Allemagne et l’Italie, gros exportateurs de voitures vers ces pays, sont déterminés à aller jusqu’au bout. <a href="https://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/mercosur-macron-se-prononce-contre-l-accord-de-libre-echange-1009212.html" rel="nofollow noopener" target="_blank">La France est dans une position ambiguë&nbsp;</a>: la semaine dernière, au sommet européen de Bruxelles, le président Emmanuel Macron a estimé que l’accord était <em>«&nbsp;inacceptable en l’état&nbsp;»</em> en raison du non-respect des Accords de Paris sur le climat, de l’absence de protection de l’agriculture européenne et de l’absence de «&nbsp;clauses miroir&nbsp;» (des clauses environnementales, sanitaires ou de bien-être animal incluses dans les accords de commerce bilatéraux et qui conditionnent l’octroi d’un quota ou l’abaissement des droits de douane pour un produit donné). <em>«&nbsp;En l’état&nbsp;»</em> signifie que les choses pourraient évoluer et, d’ailleurs, Macron a rassuré le chancelier allemand Scholz en ce sens. On ne sait donc si la France s’y opposera in fine, ce qui rendrait difficile l’adoption du traité. De grosses compensations sont annoncées pour l’agriculture française via un fonds spécial mais les syndicats agricoles français rejettent cette idée&nbsp;: mardi 22 octobre, <a href="https://www.ouest-france.fr/economie/agriculture/fnsea-et-ja-denoncent-le-mercosur-une-incoherence-europeenne-be10dd34-9089-11ef-83a4-0ededa6d6967" rel="nofollow noopener" target="_blank">ils ont annoncé une mobilisation graduelle pour la mi-novembre</a>. Une mobilisation qui ne manquerait de viser à paralyser Paris puis Bruxelles. L’agriculture wallonne est également en pointe sur le dossier. Comme pour le CETA, les Régions wallonne et bruxelloise y sont opposées mais, a priori, pas la Flandre. Résultat&nbsp;: la Belgique n’a aucune position officielle.</p>



<p>De toute façon, la stratégie de la Commission européenne relève du déni de démocratie&nbsp;: afin d’éviter la difficile ratification par tous les parlements européens, elle envisage de scinder cet accord en deux, ce qui ne nécessite plus cet accord législatif. De la sorte, le traité serait validé sans le vote des Parlements&nbsp;et donc sans l’assentiment des citoyen.nes que nous sommes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">« Des voitures contre du bœuf » : pourquoi cet accord est délirant</h2>



<p>Dans l’attente d’une nouvelle mobilisation dans les semaines qui viennent, rappelons les raisons pour lesquelles cet accord «&nbsp;voitures contre bœufs&nbsp;» est, tant pour les Européen.nes que pour les Sud-Américain.es, inacceptable, non seulement sur le plan démocratique donc, mais aussi sur les plans de la santé, de l’environnement, du climat et de la défense de l’économie et de l’agriculture.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>L’UE exporte massivement vers le Brésil des pesticides interdits sur son territoire (théoriquement, la Belgique ne l’autorise plus) tandis que les pays du Mercosur élèvent des bœufs avec des hormones interdites chez nous : alors que nos pays ont fait des efforts contre les pesticides et les hormones, ceux-ci reviendraient dans nos assiettes par le biais du Mercosur !</li>



<li>Cet accord est totalement anachronique en regard des préoccupations climatiques puisqu’il est basé sur la production à grande échelle de voitures, de viande, d’OGM, de pesticides et les échanges économiques longue distance ! Bienvenue au XX<sup>e</sup> siècle !</li>



<li>Des écosystèmes comme le Cerrado ou l’Amazonie, au Brésil, sont sous pression : chaque année, des milliers de km<sup>2</sup> de ces poumons verts sont détruits par l’agro-industrie au profit du soja destiné à … l’alimentation animale. Cette déforestation dramatique pour la biodiversité n’a d’autre but que d’enrichir les multinationales de l’agrobusiness. En favorisant l’exportation de bœuf, l’accord aurait pour effet d’accélérer la déforestation selon un rapport gouvernemental français (de 5% à 25% de plus par an).</li>



<li>L’accord avec le Mercosur est une aberration économique autant que climatique : les agriculteurs.trices belges qui produisent du bœuf dans des conditions qualitatives et peinent à s’en sortir subiraient de plein fouet la concurrence déloyale de bœufs aux hormones transportés en cargo depuis l’autre bout de la planète (rappel : le fret maritime est l’un des plus grands émetteurs de CO<sub>2</sub>) ! Et cela pour que Volkswagen vende ses voitures au Brésil !  Ce qui, du reste, ne ferait que rendre l’industrie sud-américaine toujours plus dépendante d’une vision du monde néo-coloniale, la maintenant dans une vision où les pays du Mercosur sont spécialisés dans l’exportation de produits agricoles peu transformés vers l’UE, tandis que l’UE exporte essentiellement des produits à plus forte valeur ajoutée vers le Mercosur.</li>



<li>On pourrait penser que cet accord serait favorable à la population de ces pays voire à sa petite agriculture familiale, que nous soutenons. Or, c’est exactement le contraire. La production agroindustrielle est quasi-exclusivement dédiée à l’exportation vers l’Europe, l’Amérique du Nord et l’Asie. Au Brésil, l’essentiel de la consommation locale est garanti par la petite agriculture locale et familiale. Et celle-ci est d’autant plus sous pression que ses zones de production sont détruites ou accaparées au profit de l’agroindustrie. Des accaparements qui se font sans le moindre respect des droits humains : au Brésil, les assassinats de militants pour l’environnement et les droits humains sont monnaie courante, et les paysan.nes sans terre qui occupent des terres non-exploitées sont criminalisé·es.</li>
</ul>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Nos victoires contre l’injustice en 2023</title>
		<link>https://entraide.be/nos-victoires-contre-linjustice-en-2023/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 May 2024 10:21:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Coalition Pesticides]]></category>
		<category><![CDATA[jt209]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://entraide.be/?p=22156</guid>

					<description><![CDATA[Le plaidoyer, une arme de plus en plus efficace et porteuse ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-media-text has-media-on-the-right is-stacked-on-mobile is-vertically-aligned-top" style="grid-template-columns:auto 30%"><div class="wp-block-media-text__content">
<h2 class="wp-block-heading">Pas d’accord belge au Traité entre l’UE et le Mercosur</h2>



<p>L’annonce de l’accord politique entre l’Union européenne et les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay) sur le traité commercial était attendue en décembre lors d’un sommet des dirigeants du Mercosur. Mais, grâce à une large mobilisation de la société civile européenne (au sein de laquelle Entraide et Fraternité joue un rôle moteur avec le CNCD-11.11.11) et latino- américaine (incluant notamment les partenaires d’Entraide et Fraternité au Brésil), la signature de cet accord anachronique est encore une fois reportée à une date inconnue. Cette victoire provisoire est incontestablement liée en partie à notre travail de plaidoyer (mené toute l’année et de manière intensive pendant notre campagne de Carême 2023), d’analyses, de cartes blanches, d’affichage dans plusieurs stations de métro bruxellois mais aussi de mobilisation en rue. De nombreuses activités contre l’accord UE-Mercosur ont été menées en étroite collaboration avec nos partenaires brésiliens. Résultat : la Belgique refuse de valider cet accord ! En 2024, nous resterons vigilants, en particulier pendant la présidence belge de l’UE jusqu’au 1er juillet, pour que cet accord ne soit pas validé.</p>
</div><figure class="wp-block-media-text__media"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="706" src="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2024/05/victoires-1-Mercosur-1024x706.jpg" alt="victoires 1 Mercosur" class="wp-image-22170 size-full" srcset="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2024/05/victoires-1-Mercosur-1024x706.jpg 1024w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2024/05/victoires-1-Mercosur-300x207.jpg 300w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2024/05/victoires-1-Mercosur-768x529.jpg 768w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2024/05/victoires-1-Mercosur-600x413.jpg 600w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2024/05/victoires-1-Mercosur.jpg 1335w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile is-vertically-aligned-top" style="grid-template-columns:30% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img decoding="async" width="1024" height="576" src="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2024/05/victoires-2-Ambassade-Bresil-1024x576.jpg" alt="victoires 2 Ambassade Bresil" class="wp-image-22171 size-full" srcset="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2024/05/victoires-2-Ambassade-Bresil-1024x576.jpg 1024w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2024/05/victoires-2-Ambassade-Bresil-300x169.jpg 300w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2024/05/victoires-2-Ambassade-Bresil-768x432.jpg 768w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2024/05/victoires-2-Ambassade-Bresil-600x338.jpg 600w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2024/05/victoires-2-Ambassade-Bresil.jpg 1536w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<h2 class="wp-block-heading">La Belgique suit le cas du barrage construit par Engie/Tractebel</h2>



<p>Environ 1000 lettres de soutien ont été signées par des citoyens et citoyennes résidant en Belgique convaincus par le plaidoyer d’Entraide et Fraternité, en soutien aux communautés affectées par le barrage de Cana Brava construit par Tractebel/Engie au Brésil au début des années 2000. Ces lettres ont été remises le 9 octobre 2023 par nos partenaires brésiliens à l’occasion d’une visite de l’ambassade de Belgique au Brésil au siège de la Commission pastorale de la terre de l’État de Goiás. Cette rencontre, initiée par Entraide et Fraternité, a réuni l’ambassadeur, un de ses conseillers, les coordinateurs de la CPT-Goiás, le Mouvement des paysans sans terre (MST), le Mouvement des personnes affectées par les barrages (MAB), l’évêque émérite (belge) de Goiás, Dom Eugênio Rixen, le procureur général Wilson Rocha et Entraide et Fraternité. La situation des familles affectées par le barrage de Cana Brava, construit par la société belge Tractebel (aujourd’hui Engie), a suscité un vif intérêt de la part de l’ambassadeur de Belgique.</p>



<p>Le 25 mars 2024, l’ambassadeur de Belgique, une nouvelle fois à la demande d’Entraide et Fraternité, visitera le camp Tomas Balduino, soutenu par nos partenaires mais menacé par les volontés de criminaliser les mouvements sociaux.</p>
</div></div>



<h2 class="wp-block-heading"></h2>



<div class="wp-block-media-text has-media-on-the-right is-stacked-on-mobile is-vertically-aligned-top" style="grid-template-columns:auto 30%"><div class="wp-block-media-text__content">
<h2 class="wp-block-heading">L’exportation des pesticides non autorisés dans l’UE interdite</h2>



<p>Le 23 juin 2023, le gouvernement a approuvé l’arrêté royal interdisant l’exportation hors UE de pesticides non autorisés dans l’UE à cause de leur dangerosité pour la santé et la nature. C’est le résultat de la mobilisation de la société civile belge à laquelle a participé Entraide et Fraternité. Depuis de nombreux mois, en effet, Entraide et Fraternité est une cheville ouvrière de la coalition menée par Humundi. Une étude scientifique, des contacts avec des alliés et alliées politiques, une campagne de communication et de pétition… : les efforts ont porté leurs fruits. Entraide et Fraternité s’est intégrée facilement dans cette campagne dans le cadre de son travail sur le commerce international – et en particulier l’accord UE-Mercosur – et de sa campagne 2023 sur le Brésil, vers qui la Belgique exporte des pesticides.</p>
</div><figure class="wp-block-media-text__media"><img decoding="async" width="1024" height="677" src="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2024/05/05-Campagne-pesticides-CopyrightSOSFaim-1024x677.jpg" alt="05 Campagne pesticides CopyrightSOSFaim" class="wp-image-22181 size-full" srcset="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2024/05/05-Campagne-pesticides-CopyrightSOSFaim-1024x677.jpg 1024w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2024/05/05-Campagne-pesticides-CopyrightSOSFaim-300x198.jpg 300w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2024/05/05-Campagne-pesticides-CopyrightSOSFaim-768x508.jpg 768w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2024/05/05-Campagne-pesticides-CopyrightSOSFaim-600x397.jpg 600w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2024/05/05-Campagne-pesticides-CopyrightSOSFaim.jpg 1210w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile is-vertically-aligned-top" style="grid-template-columns:30% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2024/05/victoires-4-Madagascar-1024x768.jpeg" alt="victoires 4 Madagascar" class="wp-image-22183 size-full" srcset="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2024/05/victoires-4-Madagascar-1024x768.jpeg 1024w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2024/05/victoires-4-Madagascar-300x225.jpeg 300w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2024/05/victoires-4-Madagascar-768x576.jpeg 768w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2024/05/victoires-4-Madagascar-600x450.jpeg 600w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2024/05/victoires-4-Madagascar.jpeg 1066w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<h2 class="wp-block-heading">Accaparement des terres à Madagascar : plainte déposée</h2>



<p>En ce début d’année, la Ministre de la Coopération, Caroline Gennez, a été interrogée au Parlement suite à la publication de l’analyse d’Entraide et Fraternité et du CETRI intitulée Madagascar : l’agrobusiness contre l’agriculture paysanne. Cette étude dénonce notamment le soutien de la banque belge de développement (BIO) à l’entreprise Tozzi Green accusée par plusieurs communautés malgaches d’accaparements de terres et dresse plusieurs recommandations à destination du gouvernement fédéral et de BIO. En commission, la Ministre a déclaré : « Entraide et Fraternité a publié un rapport critiquant cet investissement de BIO. Sur cette base, à notre demande, l’administration de la Coopération a organisé une concertation avec BIO, Renaud Vivien et Philippine Cartier de l’ONG, et Mamy Rakotondrainibe du collectif Tany, représentante des communautés locales. (…) Par l’intermédiaire de mon commissaire du gouvernement, j’ai demandé à BIO de suivre ce dossier très attentivement et de veiller à ce que ce projet d’investissements respecte toutes les conditions. » Quelques mois après, Entraide et Fraternité a organisé, le 13 octobre 2023, une conférence de presse internationale pour expliquer la plainte déposée par trois ONG et collectifs &#8211; dont le BIMTT (notre partenaire malgache) &#8211; contre la multinationale Tozzi Green, devant le Point de contact italien de l’OCDE, pays où se trouve le siège de la multinationale.</p>
</div></div>



<h2 class="wp-block-heading"></h2>



<div class="wp-block-media-text has-media-on-the-right is-stacked-on-mobile is-vertically-aligned-top" style="grid-template-columns:auto 30%"><div class="wp-block-media-text__content">
<h2 class="wp-block-heading">Le Traité sur la Charte de l’énergie bientôt aux oubliettes ?</h2>



<p>Conclu dans les années 90, ce traité est devenu complètement obsolète et injuste. D’abord parce qu’il défend un monde basé sur les énergies fossiles ; ensuite parce qu’il favorise les multinationales au travers de son mécanisme d’arbitrage des conflits. Le GIEC lui-même considère que c’est un obstacle à la mise en place par les États de mesures en faveur du climat (des compensations gigantesques sont obtenues par les entreprises qui font condamner les États annulant des contrats à des fins de protection de l’environnement). Après un plaidoyer intensif de la société civile, plusieurs pays européens ont annoncé leur sortie du traité, suivi par des prises de position du Parlement européen, puis de la Commission européenne, en faveur d’une sortie pure et simple de la Charte sur l’énergie (TCE). Après la Wallonie, Bruxelles s’est prononcée pour une sortie coordonnée du TCE. C’était la demande répétée d’Entraide et Fraternité, notamment dans de nombreuses cartes blanches dans la presse. Mais la Flandre et le MR empêchent encore la Belgique de dire définitivement stop.</p>
</div><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" decoding="async" width="840" height="560" src="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2024/03/manifestation-TCE-dinosaures.jpg" alt="Trois personnes en constume de dinosaures, deux avec des pancartes : &quot;TCE au musée&quot; et &quot;Fin du monde / Fin du monde / même combat&quot;" class="wp-image-21609 size-full" srcset="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2024/03/manifestation-TCE-dinosaures.jpg 840w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2024/03/manifestation-TCE-dinosaures-300x200.jpg 300w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2024/03/manifestation-TCE-dinosaures-768x512.jpg 768w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2024/03/manifestation-TCE-dinosaures-600x400.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 840px) 100vw, 840px" /></figure></div>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile is-vertically-aligned-top" style="grid-template-columns:30% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><a href="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2024/05/victoires-6-Paysans.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2024/05/victoires-6-Paysans-1024x768.jpg" alt="victoires 6 Paysans" class="wp-image-22188 size-full" srcset="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2024/05/victoires-6-Paysans-1024x768.jpg 1024w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2024/05/victoires-6-Paysans-300x225.jpg 300w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2024/05/victoires-6-Paysans-768x576.jpg 768w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2024/05/victoires-6-Paysans-600x450.jpg 600w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2024/05/victoires-6-Paysans.jpg 1067w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<h2 class="wp-block-heading">Une résolution de l’ONU sur les droits des paysans et paysannes</h2>



<p>Le 11 octobre 2023, une large majorité d’États membres du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, dont la Belgique, a franchi une étape historique en votant en faveur d’une résolution visant à poursuivre la mise en œuvre de la Déclaration des Nations unies sur les droits des paysans et paysannes et des autres personnes travaillant dans les zones rurales. Par son vote, la Belgique s’engage ainsi résolument dans la mise en œuvre de la Déclaration. Ce vote est le résultat du plaidoyer coordonné par FIAN et dont Entraide et Fraternité a été un maillon central. Ce texte est un instrument clé pour protéger l’ensemble des droits humains des paysans et paysannes, qui font face à des discriminations spécifiques dans le cadre des crises multiples que nous traversons, et pour faire avancer certains droits spécifiques à la condition paysanne, tels que le droit à la terre, le droit aux semences ou le droit à un niveau de vie digne.</p>
</div></div>



<div class="wp-block-media-text has-media-on-the-right is-stacked-on-mobile is-vertically-aligned-top" style="grid-template-columns:auto 30%"><div class="wp-block-media-text__content">
<h2 class="wp-block-heading">Feu vert européen au devoir de vigilance des entreprises</h2>



<p>C’était sans doute la plus importante des avancées obtenues ces derniers mois en termes de justice sociale et environnementale grâce, notamment, au travail du service politique d’Entraide et Fraternité : le 1er juin 2023, les parlementaires européens ont voté en faveur d’une nouvelle législation exigeant des entreprises de l’UE qu’elles identifient, évaluent, préviennent et fassent cesser les potentiels impacts négatifs de leurs activités sur les droits humains, le climat et l’environnement. Elles devront également contrôler et évaluer l’impact de leurs partenaires commerciaux non seulement de leurs fournisseurs mais également des ventes, de la distribution, des transports, du stockage, de la gestion des déchets, notamment. Toutefois, coup de théâtre, fin février 2024 : le Conseil de l’UE a bloqué le texte, réduisant son champ d’application aux entreprises de plus de 5000 personnes ! Inacceptable pour nous.</p>
</div><figure class="wp-block-media-text__media"><a href="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2023/03/victimes_barrage.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1000" height="750" src="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2023/03/victimes_barrage.jpg" alt="deux hommes de dos devant un barrage" class="wp-image-18036 size-full" srcset="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2023/03/victimes_barrage.jpg 1000w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2023/03/victimes_barrage-300x225.jpg 300w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2023/03/victimes_barrage-768x576.jpg 768w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2023/03/victimes_barrage-600x450.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></a></figure></div>



<h2 class="wp-block-heading"></h2>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile is-vertically-aligned-top" style="grid-template-columns:30% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><a href="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2015/05/Perou_Kalppa_Lima_2109-En-Keepeek-Irys-13-ans.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="840" height="560" src="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2015/05/Perou_Kalppa_Lima_2109-En-Keepeek-Irys-13-ans.jpg" alt="Une jeune fille devant un bidonville." class="wp-image-22139 size-full" srcset="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2015/05/Perou_Kalppa_Lima_2109-En-Keepeek-Irys-13-ans.jpg 840w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2015/05/Perou_Kalppa_Lima_2109-En-Keepeek-Irys-13-ans-300x200.jpg 300w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2015/05/Perou_Kalppa_Lima_2109-En-Keepeek-Irys-13-ans-768x512.jpg 768w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2015/05/Perou_Kalppa_Lima_2109-En-Keepeek-Irys-13-ans-600x400.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 840px) 100vw, 840px" /></a></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<h2 class="wp-block-heading">Dette du Sud</h2>



<p>La dette des pays appauvris n’est pas une préoccupation nouvelle mais la part de la dette détenue par des pays créditeurs comme la Belgique baisse par rapport à celle détenue par les établissements privés comme les banques et les fonds d’investissement. Or, à la différence des États, ces derniers refusent de participer au moindre effort d’allègement (de suspension, en fait) de la dette. Ce qui a pour effet que les pays pauvres utilisent l’argent prêté par les pays plus riches pour rembourser les banques et les fonds plutôt que pour mener des politiques en faveur de leurs populations !</p>



<p>Entraide et Fraternité a corédigé une proposition de loi dont la Chambre a commencé l’examen l’été dernier et vient d’être auditionné à la Chambre sur le sujet : ce texte vise à obliger les créanciers privés à participer à cet effort et à les décourager à aller en justice.</p>



<p class="ligne-gauche-normal">Le texte pourrait être adopté avant les élections. Pour cela, vous pouvez, vous aussi, interpeller les parlementaires membres de la commission via notre site <a href="https://www.annulerladette.be/#agir" rel="nofollow noopener" target="_blank">annulerladette.be/#agir</a> .</p>
</div></div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Plainte devant l’OCDE contre Tozzi Green</title>
		<link>https://entraide.be/plainte-devant-locde-contre-tozzi-green/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Oct 2023 05:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Accaparement de terres]]></category>
		<category><![CDATA[BIMTT]]></category>
		<category><![CDATA[Coalition Pesticides]]></category>
		<category><![CDATA[Tozzi Green]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://entraide.be/?p=20416</guid>

					<description><![CDATA[Des associations déposent plainte contre la société italienne JTF Tozzi Green pour ses activités menées à Madagascar avec le soutien de la coopération belge et finlandaise au développement]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="titre-trois">Le 13 octobre 2023, trois ONG et collectifs malgache, italien et français ont porté plainte contre l’entreprise italienne JTF Tozzi Green pour ses activités agro-industrielles à Madagascar. La plainte a été déposée devant le Point de contact italien de l’OCDE, pays où se trouve le siège de la multinationale. Il s’agit de la première plainte portant sur un cas d’accaparement de terre dans un pays du Sud. Les Etats belge et finlandais sont également concernés puisqu’ils financent Tozzi Green, à travers leurs banques publiques de développement.</p>



<p>Résumé de la plainte devant le Point de contact italien de l’OCDE :</p>



<h2 class="wp-block-heading">Qui est Tozzi Green, l’entreprise poursuivie ?</h2>



<p>La société italienne spécialisée en énergie renouvelable Tozzi Green exploite deux plantations à grande échelle via sa filiale JTF Madagascar (Jatropha Technology Farm Madagascar). Le premier bail date de 2012 et concerne près de 7 000 hectares de terres dans deux communes de la région d&rsquo;Ihorombe, dans le centre-sud de Madagascar. Cette surface était initialement destinée à la culture de jatropha curcas, une plante utilisée pour produire des agrocarburants. Cette plantation n’ayant pas donné les résultats escomptés, JTF l’a remplacée par la culture du maïs à destination de producteurs de nourriture pour volailles dans l’île. Le deuxième bail de près de 4 000 hectares a été signé en 2018. Empiétant sur les terres d&rsquo;une troisième commune, il vise à étendre les plantations de maïs mais aussi à cultiver du géranium, dont les feuilles et les tiges sont transformées localement par JTF en huile essentielle, qui est ensuite exportée à l&rsquo;international.</p>



<p>Pour financer son activité, JTF Madagascar bénéficie en 2019 de prêts de 7,5 millions d&rsquo;euros accordés par deux banques de développement détenues par des États, la finlandaise FINNFUND et la belge BIO, sensées encourager le développement local, la sécurité alimentaire et respecter les droits humains et l’environnement. S&rsquo;agissant du prêt de BIO, le montant original de 3,75 millions d&rsquo;euros aurait été revu à la baisse et réduit à 2,85 millions d&rsquo;euros d&rsquo;un commun accord avec JTF-Tozzi Green.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une multinationale contestée à Madagascar, en Belgique et en Italie</h2>



<p>Depuis plus de dix ans, les communautés locales protestent contre les concessions (les deux baux signés entre JTF et l&rsquo;État) et en particulier contre l&rsquo;absence de participation, d&rsquo;information et d&rsquo;indemnisation adéquates des communautés locales. Plus récemment, l&rsquo;ONG belge Entraide et Fraternité (partenaire du BIMTT, l’un des trois plaignants) a recueilli des témoignages et des données lors d&rsquo;une visite dans la région en avril 2022. En septembre 2022, le Collectif TANY (autre plaignant) a commandé une mission d&rsquo;enquête au cours de laquelle plusieurs entretiens ont été réalisés avec les communautés et les autorités locales, et où une interaction a eu lieu avec la direction de JTF. Au cours des deux dernières années, ce dossier a été mis en avant en Belgique, où des ONG et des députés belges ont remis en question l&rsquo;implication de BIO dans le projet à la lumière des implications des concessions sur les droits fondamentaux tels que le droit à l&rsquo;alimentation, le droit à un environnement sain et le droit à l&rsquo;eau.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quels sont les griefs au cœur de la plainte&nbsp;?</h2>



<p>Nous résumons ici principaux points soulevés par les habitants d&rsquo;Ihorombe et communiqués à JTF, à l&rsquo;État malgache et aux bailleurs de fonds européens à de multiples reprises. Ces différents griefs sont repris dans la plainte déposée devant le Point de contact national de l’OCDE en Italie (siège de Tozzi Green).</p>



<p><strong>-Les activités de Tozzi Green contribuent à aggraver la sécurité alimentaire </strong>des habitants de la région Ihorombe, du fait du détournement de l&rsquo;eau nécessaire aux rizières par les motopompes&nbsp;de l’entreprise mais aussi par ce que les produits cultivés par l’entreprise sont soit destinés à l&rsquo;exportation (huiles essentielles extraites du géranium) soit à l&rsquo;alimentation animale (maïs), et non pour les aliments de base qui peuvent nourrir directement la population locale dans un pays, qui est déjà confronté à une grave crise alimentaire. Ajoutons que la source de revenus principale de la population locale est l’élevage, particulièrement mis à mal par les activités agro-industrielles de Tozzi Green qui portent sur de très grandes portions de terre utilisées auparavant par la population comme zones de pâturage.</p>



<p>-Alors que des lois malgaches de 2005 reconnaissaient les droits coutumiers des occupants des terres, les communautés affirment que <strong>les promoteurs du projet n&rsquo;ont pas respecté les droits fonciers des habitants </strong>et leur ont fait croire que les terres dont les propriétaires n&rsquo;avaient pas de titre foncier appartenaient à l&rsquo;Etat.</p>



<p><strong>-La consultation des riverains a été caractérisée par une série de lacunes tant en 2012 qu&rsquo;en 2018.</strong> Les consultations n&rsquo;ont concerné que des groupes restreints, souvent constitués du maire et des chefs de fokontany (le fokontany est la plus petite unité administrative de Madagascar), soit l&rsquo;équivalent d&rsquo;un ou de quelques hameaux. Les habitants d&rsquo;un hameau ayant refusé de céder leurs terres se souviennent que la compagnie a labouré toutes les terres autour de leurs maisons et de leurs champs, si bien qu&rsquo;ils ont fini par partir sous la pression.</p>



<p>&#8211; En outre, <strong>l&rsquo;entreprise a imposé des pénalités financières exorbitantes lorsque des zébus pénétraient dans les plantations de jatropha</strong>. La plupart des membres des communautés étant des éleveurs de zébus, les habitants ont été contraints de s&rsquo;éloigner des plantations ou d&rsquo;abandonner leur activité. C&rsquo;est ce que les communautés d&rsquo;Ihorombe appellent des « expulsions forcées » dans les lettres de plainte qu&rsquo;elles ont adressées aux autorités publiques et aux partenaires internationaux.</p>



<p>&#8211; Certains habitants de Satrokala et d&rsquo;Andiolava, les deux communes concernées par le premier contrat de location, ont déclaré qu&rsquo;ils avaient accepté de donner des terres parce que l&rsquo;entreprise avait promis de fournir des emplois aux jeunes et de construire des infrastructures dans leur fokontany. Mais <strong>la compagnie n&rsquo;ayant pas tenu ses promesses, ils regrettent d&rsquo;avoir agi ainsi, car les infrastructures n&rsquo;ont été construites que dans les chefs-lieux de commune et seuls des emplois précaires, saisonniers et journaliers, ont été offerts aux jeunes des communautés locales</strong>.</p>



<p>&#8211; Selon des témoignages recueillis lors de précédentes missions d&rsquo;enquête, <strong>plusieurs personnes qui n&rsquo;ont pas accepté le projet Tozzi Green ont été menacées par les autorités locales et nationales et ont subi des pressions.</strong> Par exemple, Ambatolahy est la troisième commune concernée par le deuxième contrat de bail. Son maire a toujours résisté au projet Tozzi Green, mais a finalement accepté de céder le terrain en 2018. L&rsquo;opposition des citoyens n&rsquo;a donc pas été prise en compte et le projet a avancé sans le soutien et le consentement adéquats.</p>



<p>&#8211; Pendant les premières années de culture du maïs, les politiques de l&rsquo;entreprise interdisaient aux résidents locaux de ramasser les graines tombées au sol une fois le maïs récolté mécaniquement, puis finalement lesont autorisésà les ramasser, mais pas à les conserver. <strong>Ils doivent les vendre à l&rsquo;entreprise à un prix dérisoire par rapport au prix du maïs sur le marché local, sous peine d&rsquo;être accusés de vol.</strong></p>



<p>&#8211; <strong>Les communautés se demandent également si les méthodes de production de JTF utilisent des pesticides non autorisés en Europe et/ou présentant des risques élevés pour la santé et l&rsquo;écosystème</strong>. Ce point a fait l&rsquo;objet d&rsquo;une question parlementaire posée par une députée belge à la Ministre de la Coopération au développement, qui a confirmé dans sa réponse le bien-fondé des craintes.</p>



<p>&#8211; En février 2023, l&rsquo;entreprise a informé les communautés qu&rsquo;elle avait restitué 3 500 ha de terres parce que le maïs n’y poussait pas bien. Les communautés ont fait remarquer qu&rsquo;elles n&rsquo;avaient aucune preuve écrite de cette information et que, même si c&rsquo;était le cas, les terres n&rsquo;avaient pas été restituées aux communautés locales, mais à l&rsquo;État, qui les avait titrées en son nom avant de les louer à l&rsquo;entreprise.</p>



<p>Compte tenu de ces éléments, <strong>3 ONG et collectifs malgache, italien et français (Collectif TANY, BIMTT et ActionAid Italie) ont saisi lePoint de contact national (PCN) italien,estimant que les pratiques de TozziGreen ne respectent pas les principes directeurs de l’OCDE à l’intention des multinationales.</strong> En particulier, Tozzi Greena&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>violé les règles internationalessur la participation libre, préalable et informée des communautés locales&nbsp;;</li>



<li>manqué à son obligation de transparence, d&rsquo;information appropriée et de participation adéquate avant et pendant la mise en œuvre du projet, provoquant des tensions sociales, des attentes non satisfaites et un traitement inéquitable&nbsp;;</li>



<li>violé de nombreux droits humains des communautés touchées par les activités agroalimentaires, avec des effets temporaires et permanents sur les personnes, les moyens de subsistance et l&rsquo;environnement&nbsp;;</li>



<li>provoqué une diminution significative du nombre de zébus en raison du manque d’accès à de vastes zones de pâturage&nbsp;;</li>



<li>aggravé l&rsquo;insécurité alimentaire des habitants en raison de l&rsquo;assèchement des rizières et du détournement de l&rsquo;eau nécessaire aux rizières par les motopompes&nbsp;;</li>



<li>d&rsquo;une manière générale, rendu la vie des communautés encore plus difficile.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Que demandent les plaignants&nbsp;?</h2>



<p>Ils demandent au Point de contact italien (PCN) de l’OCDE de prendre les mesures nécessaires relatives au respect des principes directeurs de l&rsquo;OCDE à l’intention des multinationales.</p>



<p>En recourant aux services de médiation de l’OCDE, leur but est que Tozzi Green :</p>



<ol class="wp-block-list" type="1">
<li>cesse ses activités et quitte la région d&rsquo;Ihorombe, en restituant les terres accaparées aux communautés locales par le biais d&rsquo;un processus transparent, efficace et participatif&nbsp;;</li>



<li>verse aux membres des communes et fokontany affectés, dont les terres ont été occupées et accaparées, des compensations pour les dommages subis et queces montants soient utilisés pour promouvoir des projets communautaires.</li>
</ol>



<h2 class="wp-block-heading">Contacts</h2>



<h4 class="wp-block-heading">À Madagascar et en France</h4>



<p>Collectif pour la défense des terresmalgaches &#8211; TANY : <a href="mailto:mamyrakoton@gmail.com">mamyrakoton@gmail.com</a>.</p>



<h4 class="wp-block-heading">En Belgique</h4>



<p>Entraide et Fraternité : Renaud Vivien, <a href="mailto:Renaud.vivien@entraide.be">Renaud.vivien@entraide.be</a>,&nbsp; 0497 04 79 99</p>



<p>Legal Clinic UAntwerpen&nbsp;: Tomaso Ferrando, <a href="mailto:Tomaso.Ferrando@uantwerpen.be">Tomaso.Ferrando@uantwerpen.be</a></p>



<h4 class="wp-block-heading">En Italie</h4>



<p>Action Aid : <a href="mailto:Cristiano.maugeri@actionaid.org" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Cristiano.maugeri@actionaid.org</a> et <a href="mailto:ufficiostampa@actionaid.org" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ufficiostampa@actionaid.org</a>, +39 02 742001</p>



<p>Studio Legale Saltalamacchia (Napoli) : <a href="mailto:studiolegalesaltalamacchia@gmail.com">studiolegalesaltalamacchia@gmail.com</a></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="570" height="138" src="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2023/10/image-1.png" alt="image 1" class="wp-image-20423" srcset="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2023/10/image-1.png 570w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2023/10/image-1-300x73.png 300w" sizes="auto, (max-width: 570px) 100vw, 570px" /></figure>
</div>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Interdits ici. Exportés là-bas. Mortels partout</title>
		<link>https://entraide.be/interdits-ici-exportes-la-bas-mortels-partout-jt199/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Apr 2023 15:22:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Coalition Pesticides]]></category>
		<category><![CDATA[jt199]]></category>
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					<description><![CDATA[Un rapport accablant dans le cadre de la campagne Stop pesticides : depuis 10 ans, la Belgique a exporté plus de 5000 tonnes de produits toxiques et est le premier exportateur européen de néonicotinoïdes interdits.   ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="fond-bleu">Avec SOS Faim, FIAN, Viva Salud, Îles de Paix et Broederlijk Delen, Entraide et Fraternité a publié sous le slogan <em>Interdits ici. Exportés là-bas</em>. Mortels partout un rapport accablant dans le cadre de la campagne Stop pesticides : depuis 10 ans, la Belgique a exporté plus de 5000 tonnes de produits toxiques et est le premier exportateur européen de néonicotinoïdes interdits.</p>



<p>La campagne de Carême 2023 nous l’a rappelé : si l’agrobusiness détruit la petite agriculture brésilienne et est nocif pour le climat, il l’est aussi pour la santé. Notamment en raison de l’usage de pesticides. Sous la présidence de Bolsonaro, plusieurs centaines de pesticides ont été libéralisés à la vente, mais cela s’est encore produit tout récemment, sous Lula. Une immense partie de ces pesticides sont toxiques et dangereux. Tellement que, même s’ils sont produits au sein de pays de l’Union européenne, l’usage de 207 d’entre eux est tout simplement banni dans nos pays. Ce qui n’empêche pas les consommateurs et consommatrices européens d’en être potentiellement victimes puisqu’une partie importante des exportations de bétail, de soja ou de céréales brésiliens est destinée à l’Europe : 74 pesticides dangereux et interdits dans l’UE ont été retrouvés dans nos fruits et légumes. L’impact dans un pays comme le Brésil, siège d’une part importante de la biodiversité mondiale, est alarmant pour l’ensemble de la planète et met à terme en péril la capacité de production alimentaire au niveau mondial.</p>



<p>L’enquête Public Eye-Unearthed (Greenpeace UK) montre qu’en 2018, les pays de l’UE ont approuvé l’exportation de 81.615 tonnes de pesticides contenant des substances bannies sur leur propre sol en raison de risques inacceptables pour la santé ou l’environnement. Le Royaume-Uni (sorti de l’UE depuis), l’Italie, les Pays-Bas, l’Allemagne, la France, la Belgique et l’Espagne couvraient plus de 90 % des volumes.</p>



<p>Comme le résume le rapport, ce commerce de substances actives toxiques fragilise la sécurité alimentaire et les capacités de résilience des systèmes alimentaires. Il renforce une concurrence déloyale entre agriculteurs et agricultrices et contribue à faire perdurer un modèle agricole basé sur les énergies fossiles, lequel perpétue une dépendance à un modèle d’agriculture de rente. Ce commerce est aussi contraire aux engagements internationaux de la Belgique et de l’Union européenne.</p>



<p>Aux Philippines, où Entraide et Fraternité soutient également des projets d’agroécologie, le carbendazime produit à Liège est vendu en accès libre sur internet et dans des magasins spécialisés. En 2018, Arysta en exportait 15 tonnes vers les Philippines, soit 30.000 litres de produit fini (Goldazim…). Le carbendazime entraîne des anomalies génétiques et nuit à la fertilité.</p>



<p>Plusieurs instruments juridiques imposent pourtant des obligations aux États étant donné l’énorme impact des pesticides sur la jouissance de plusieurs droits fondamentaux, en particulier les droits à la vie, à l’alimentation et à la nutrition, à la santé, à un environnement sain, les droits du travail, des groupes spécifiques particulièrement à risque, rappelle FIAN Belgium.</p>



<p>Les ONG parties au rapport demandent à la Belgique d’adopter une mesure permettant l’interdiction de l’exportation, applicable à l’ensemble des pays tiers, des substances actives interdites. Et à l’Europe d’élaborer pour l’année 2023 une stratégie en matière de produits chimiques contenant une mesure d’arrêt de l’exportation de substances actives interdites.</p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column fond-bleu is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<h2 class="wp-block-heading">En savoir plus ?</h2>



<p><br>Lisez le rapport sur les pesticides exportés par la Belgique : <a href="https://stop-pesticides.be/" rel="nofollow noopener" target="_blank">stop-pesticides.be</a></p>



<p>Et la note sur les violations des droits humains : <a href="https://www.fian.be/Pesticides-et-Droits-humains" rel="nofollow noopener" target="_blank">fian.be/Pesticides-et-Droits-humains</a></p>
</div>
</div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Interdits ici, exportés là-bas. Mortels partout</title>
		<link>https://entraide.be/interdits-ici-exportes-la-bas-mortels-partout/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Mar 2023 10:48:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Réseau nord]]></category>
		<category><![CDATA[Coalition Pesticides]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://entraide.be/?p=17940</guid>

					<description><![CDATA[un rapport accablant : entre 2013 et 2020, nos recherches ont montré que la Belgique a exporté 16 substances actives à usage agricole interdites en UE pour un total de près de 50 000 tonnes vers plus de 70 pays.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Avec SOS Faim, FIAN, Viva Salud, Îles de Paix et Broederlijk Delen, Entraide et Fraternité vient de publier sous ce slogan un rapport accablant&nbsp;: entre 2013 et 2020, nos recherches ont montré que la Belgique a exporté 16 substances actives à usage agricole interdites en UE pour un total de près de 50 000 tonnes vers plus de 70 pays.</strong></p>



<p>Le Brésil est un des premiers importateurs de pesticides européens&nbsp;: seuls les USA en achètent plus. Plusieurs centaines d’entre eux ont été libérés à la vente par Bolsonaro mais aussi tout récemment par Lula. Ces pesticides sont pour la plupart interdites par l’Union européenne. Pourtant, nos entreprises n’ont aucun scrupule quand il s’agit de vendre ces produits dangereux à d’autres pays. Et à les voir ainsi revenir… dans nos assiettes vu les importantes exportations de bétail et de céréales brésiliens vers l’Europe.</p>



<p>L’impact de ces substances interdites dans les pays où elles sont utilisées est important tant sur les plans sanitaires, environnementaux et de droits humains et certainement pas moindre qu’en UE où ils ont été interdits. Ces produits sont reconnus pour leurs effets cancérogènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction (CMR), particulièrement pour leurs premiers utilisateurs : les agriculteurs et agricultrices et les travailleurs et travailleuses agricoles.</p>



<p>Aux Philippines, autre pays où nous sommes actifs, le carbendazime, produit à Ougrée en province de Liège, est vendu en accès libre sur internet et dans des magasins spécialisés. En 2018, Arysta en exportait 15t vers les Philippines, soit 30000 litres de produit fini (Goldazim…). Le carbendazime entraîne pourtant des anomalies génétiques et nuit à la fertilité. Des traces de ce produit, interdit depuis 2009, se trouvent encore en 2019 dans 93% de 29 cours d’eau européens.</p>



<p>En bout de course, ces produits se retrouvent donc dans notre alimentation. Selon une étude de 2020, 74 substances actives interdites ont été retrouvées dans 5800 échantillons de produits alimentaires importés en UE. Sur plus de 1600 d’entre eux, on a retrouvé du carbendazime. Les aliments les plus touchés sont le thé (48-65 % des échantillons testés) et les fruits tropicaux (papayes, goyaves…).12 C’est le cycle du poison. Alors que l’UE interdit l’utilisation de certaines substances actives pour ses agriculteurs et agricultrices, elle les tolère dans l’alimentation que nous importons et fournit à ses pays tiers ces produits chimiques. Cet état de fait crée une concurrence déloyale entre les agriculteurs et agricultrices d’ici et ceux d’ailleurs.</p>



<p>Nous demandons au gouvernement d’adopter une mesure au niveau belge permettant l’interdiction de l&rsquo;exportation, applicable à l’ensemble des pays tiers, des substances actives interdites. Et à l’Europe d’élaborer pour l’année 2023 une proposition pour la stratégie en matière de produits chimiques contenant une mesure relative à l’arrêt de l’exportation de substances actives interdites.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
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