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	<title>Agroécologie &#8211; Entraide et Fraternité</title>
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	<description>Pour que la Terre tourne plus JUSTE !</description>
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	<title>Agroécologie &#8211; Entraide et Fraternité</title>
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		<title>Visite de la Fromagerie du Marronnier et rencontre avec Roseline Raymond</title>
		<link>https://entraide.be/events/event/visite-de-la-fromagerie-du-marronnier-et-rencontre-avec-roseline-raymond/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2026 09:58:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Campagne de Carême]]></category>
		<category><![CDATA[Rencontre]]></category>
		<category><![CDATA[Repas]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
		<category><![CDATA[Visite]]></category>
		<category><![CDATA[Roseline Raymonde]]></category>
		<category><![CDATA[SOFA]]></category>
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					<description><![CDATA[Regards croisés sur les expériences d’Ariane Carrière et de notre partenaire haïtienne]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div>
<ul>
<li><strong>De 10h30 à 12h</strong> : visite de la ferme avec Ariane Charrière, en compagnie de Roseline Raymond, agronome responsable de la Ferme École de la SOFA (production agricole biologique, accompagnement des femmes dans les sections rurales de Saint-Michel-l’Attalaye et suivi des jardins communautaires). ;</li>
<li><strong>12h</strong> : repas ;</li>
<li><strong>De 12h45 à 15h</strong> : témoignage de Roseline Raymond sur son expérience, Haïti, l’agriculture familiale, l’éducation des femmes, &#8230; et échanges.</li>
</ul>
<div></div>
<div><strong>Inscription obligatoire</strong> avant le 15/03 <a href="https://entraide-et-fraternite.my.salesforce-sites.com/eventregistrationmodule/?campaign=701Jy00001GY5TN&amp;company=EF" rel="nofollow noopener" target="_blank">via ce formulaire</a></div>
<div>Renseignements : luxembourg@entraide.be &#8211; 0499/906.499</div>
<div></div>
<div>Gratuit</div>
</div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’agriculture&#160;: de la subsistance à la résistance</title>
		<link>https://entraide.be/publication/analyse2026-4/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Feb 2026 12:10:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Année internationale des agricultrices]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://entraide.be/?post_type=publication&#038;p=26571</guid>

					<description><![CDATA[« Nous resterons ici tant qu’il y aura du thym et des olives. » Cette strophe fameuse du grand poète palestinien Mahmoud Darwich (1941-2008) fait écho depuis des décennies à la lutte et à la résilience du peuple palestinien.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:100%">
<ul class="wp-block-list">
<li><strong>En Cisjordanie et à Jérusalem-Est, les Palestinien·nes subissent de la part d’Israël un accaparement de terres à grande échelle. Le caractère illégal de l’occupation israélienne au regard du droit international n’empêche pas Israël d’accélérer la colonisation dans ces zones afin d’empêcher la création d’un État palestinien.</strong></li>



<li><strong>Ce laxisme s’accompagne d’une violence grandissante des extrémistes juifs qui ont installé des colonies sauvages et agressent voire tuent régulièrement les Palestiniens et les Palestiniennes qui vivent sur place et travaillent la terre, au nom d’un suprémacisme juif qui vise à annexer la Cisjordanie.</strong></li>



<li><strong>Chaque année, la saison de la récolte des olives, aliment de base pour la population locale et emblème de la culture palestinienne, est l’occasion d’un déchaînement de violence de la part de ces colons. En 2025, les exactions sont tellement graves que les Nations unies et l’Union européenne les ont dénoncées.</strong></li>



<li><strong>Dans ce contexte, l’agriculture n’est pas uniquement un moyen de subsistance&nbsp;: elle est une forme de résistance pacifique qui consiste à montrer l’attachement des Palestinien·nes à leur terre séculaire et à empêcher autant que possible les Israéliens de se l’accaparer.</strong></li>



<li><strong>Dans tout le territoire occupé, Entraide et Fraternité soutient RWDS, une association de femmes rurales qui contribue largement à la résilience et à l’autonomisation des populations locales.</strong></li>



<li><strong>L’interdiction de commercialisation des produits des colonies est promise par le gouvernement belge mais sa mise en pratique se fait attendre&nbsp;: elle est indispensable pour que la Belgique respecte, comme elle le dit, le droit international.</strong></li>
</ul>
</div>
</div>



<p><em>«&nbsp;Nous resterons ici tant qu’il y aura du thym et des olives.&nbsp;»</em> Cette strophe fameuse du grand poète palestinien Mahmoud Darwich (1941-2008) fait écho depuis des décennies à la lutte et à la résilience du peuple palestinien. Chassée de la plupart de ses terres par les Israéliens lors de la Nakba («&nbsp;catastrophe&nbsp;») en 1948, occupée de plus en plus violemment par Israël depuis 1967, victime depuis 1948 d’un nettoyage ethnique et de 2022 à 2025 d’un génocide reconnu par une enquête indépendante des Nations unies, <strong>la population palestinienne est rivée à cette terre, sa terre ancestrale.</strong> Il y a longtemps que l’occupation née de la guerre des Six-Jours n’est plus vue par Israël comme une situation limitée dans le temps mais est envisagée comme l’imposition à la communauté internationale d’un fait accompli et irréversible.</p>



<p>Sous l’effet de la pression démographique (née notamment de l’accueil des Juifs de l’ex-Union soviétique) et sous celle, plus puissante encore, d’un extrémisme juif religieux d’extrême droite allié à celui, chrétien, des évangélistes américains, l’extension des colonies israéliennes dans la partie est de Jérusalem (dont la vieille ville) et dans toute la Cisjordanie (il n’y en a plus dans la bande de Gaza) vise à imposer une réalité irréversible aboutissant à rendre inopérante la création d’un État de Palestine. Dans ce contexte, les colons constituent un élément central de la problématique&nbsp;: jadis, leur installation sauvage (hors des colonies construites par Israël) en territoire palestinien était considérée comme illégale par le pouvoir israélien. <strong>Désormais, l’armée et le renseignement laissent ces colons libres d’agresser les Palestinien·nes, sans la moindre retombée</strong>. C’est particulièrement vrai au cours de la période de la cueillette des olives&nbsp;: jamais la violence des colons israéliens n’a été aussi grave qu’en cet automne 2025<sup class="modern-footnotes-footnote ">1</sup>. Devant les condamnations internationales, même le premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a fait mine d’annoncer une réponse ferme à une <em>«&nbsp;poignée d’extrémistes.</em><sup class="modern-footnotes-footnote ">2</sup><em>&nbsp;» </em>De quoi calmer un peu la communauté internationale, alors que le leader israélien n’a jamais rien fait face à ces colons et a, au contraire, fait preuve à leur égard d’une mansuétude sans égale dans l’histoire du pays.</p>



<p>Déjà, l’année précédente, la situation était gravissime. Sa description reste valable en 2025&nbsp;: <em>«&nbsp;Agressions physiques, vols des récoltes et de matériel, arbres coupés ou brûlés&nbsp;: les assauts sont multiples. Dans une large majorité des cas, l’armée, la police ou les agents de sécurité israéliens étaient présents, affirme Yesh Din, et ils ne sont pas intervenus. Or, les agriculteurs palestiniens dont les terres sont situées à proximité d’implantations illégales sont censés coordonner leurs déplacements avec l’armée pour se protéger des extrémistes juifs, et obtenir des permis. Cette année, rien de tel. À Burqa, aucun permis n’a été délivré. Accablés, les Palestiniensne semblent eux-mêmes pas les avoir sollicités. Beaucoup renoncent aussi à porter plainte contre les spoliations ou les violences dont ils sont l’objet. Les poursuites sont inexistantes.</em><sup class="modern-footnotes-footnote ">3</sup> »</p>



<h2 class="wp-block-heading">Récolte des olives&nbsp;: le cri d’alarme des Nations unies</h2>



<p>L’agression menée par les colons israéliens envers des Palestinien·nes sans défense est tellement préoccupante en cette période des olives qu’elle a forcé les Nations unies à tirer la sonnette d’alarme par la voix d’Ajith Sunghay, son directeur des droits humains pour la Palestine&nbsp;:</p>



<p><em>«</em><em>&nbsp;<strong>Ici, l&rsquo;olivier n&rsquo;est jamais seulement un arbre. Il représente un moyen de subsistance et une lignée, la résilience et l&rsquo;économie, ainsi qu&rsquo;un lien historique qui relie les Palestiniens à leur terre</strong>. Et tout comme les olives symbolisent le lien des Palestiniens à leur terre, les attaques de plus en plus fréquentes pendant la saison de la récolte des olives font partie des nombreuses agressions israéliennes visant à rompre ce lien, à annexer la terre, à déposséder les Palestiniens et à faciliter l&rsquo;expansion des colonies israéliennes illégales.</em></p>



<p><em>Les trois dernières années ont été incroyablement difficiles. La violence des colons israéliens et les restrictions d&rsquo;accès ont empêché de nombreux agriculteurs de récolter sur leurs terres. La violence des colons a explosé en ampleur et en fréquence, avec l&rsquo;acquiescement, le soutien et, dans de nombreux cas, la participation des forces de sécurité israéliennes – et toujours en toute impunité.</em></p>



<p><em>Deux semaines après le début de la récolte 2025, nous avons déjà assisté à de graves attaques menées par des colons armés contre des hommes, des femmes, des enfants palestiniens et des militants étrangers solidaires. Au cours du premier semestre 2025, 757 attaques de colons ont fait des victimes ou causé des dommages matériels. Ce chiffre est supérieur de 13 % au nombre d&rsquo;attaques recensées au cours de la même période en 2024.</em></p>



<p><em>La destruction directe des terres s&rsquo;intensifie également. Les colons ont brûlé des bosquets, scié des oliviers à la tronçonneuse et détruit des maisons et des infrastructures agricoles. De nouveaux checkpoints israéliens et des barrières en fer ont séparé les agriculteurs de leurs fermes, les empêchant parfois d&rsquo;y accéder jusqu&rsquo;à ce que leurs récoltes soient perdues. Les conséquences ont été dévastatrices. <strong>En 2023, 96 000 dunums</strong></em><sup class="modern-footnotes-footnote ">4</sup> <strong><em>de terres oléicoles n&rsquo;ont pas été récoltés, ce qui a entraîné plus de 10 millions de dollars de pertes pour les agriculteurs palestiniens</em></strong><em>. Cette tendance s&rsquo;est poursuivie pendant la saison 2024. En l&rsquo;absence de protection et de responsabilité, les risques se multiplient.</em></p>



<p><em>Au total, plus de 1000 Palestiniens ont été tués par les forces israéliennes ou les colons depuis le 7 octobre 2023 en Cisjordanie. Des milliers de Palestiniens ont été déplacés de force en raison des attaques des colons israéliens, des restrictions de mouvement et des démolitions de maisons.</em></p>



<p><strong><em>Entre 80 000 et 100 000 familles palestiniennes dépendent de la récolte des olives pour leur subsistance</em></strong><em>. Il n&rsquo;est pas exagéré de dire que la saison des récoltes est le pilier économique des communautés rurales palestiniennes.</em></p>



<p><em>Si la saison des olives a toujours été marquée par des tensions, des violences et des restrictions, l&rsquo;escalade actuelle est vraiment alarmante. Elle s&rsquo;inscrit dans un contexte d&rsquo;accélération de l&rsquo;accaparement des terres par Israël. <strong>Les responsables du gouvernement israélien déclarent ouvertement l&rsquo;intention de l&rsquo;État d&rsquo;annexer l&rsquo;ensemble de la Cisjordanie et de transférer de force les Palestiniens.</strong></em></p>



<p><em>Nous devons nous rappeler, quelle que soit la durée de l&rsquo;occupation, que celle-ci ne doit pas être normalisée. Israël a l&rsquo;obligation légale de mettre fin à l&rsquo;occupation et d&rsquo;annuler l&rsquo;annexion de la Cisjordanie. <strong>Le déni par Israël du droit des Palestiniens à la vie, à des moyens de subsistance, à la sécurité, à la dignité et à l&rsquo;autodétermination est illégal et inacceptable</strong>. (…)</em></p>



<p><em>La voie juridique à suivre est sans ambiguïté. La Cour internationale de justice a conclu que l&rsquo;occupation doit prendre fin et qu&rsquo;Israël doit se retirer de tous les territoires palestiniens occupés, tant en Cisjordanie qu&rsquo;à Gaza. Cela implique le démantèlement immédiat de toutes les colonies et l&rsquo;évacuation de tous les colons.</em></p>



<p><em>En attendant, Israël est une puissance occupante qui a de nombreuses obligations en vertu du droit international : l&rsquo;obligation de protéger les Palestiniens et de veiller à ce qu&rsquo;ils puissent exercer pleinement leurs droits politiques, économiques et civils.</em></p>



<p><strong><em>Et la communauté internationale, en particulier les États qui ont du pouvoir et de l&rsquo;influence, doit exercer une pression maximale pour protéger les civils, mettre fin et inverser les politiques d&rsquo;annexion</em></strong><em> qui se développent rapidement, et garantir la responsabilité pour des décennies de violations des droits des Palestiniens en vertu du droit international.</em></p>



<p><strong><em>Et oui, cela commence par les olives</em></strong><em>. Nous appelons les États à mener des actions de plaidoyer auprès des autorités israéliennes afin de garantir un accès total et des garanties de sécurité. Ils doivent également insister sur la responsabilité des violations commises au cours des saisons précédentes et de toute nouvelle violation au cours de la saison à venir. Il est temps d&rsquo;agir et de mener une action internationale concertée pour préserver la saison et garantir la sécurité des agriculteurs et des travailleurs de la protection.</em><sup class="modern-footnotes-footnote ">5</sup><em>»</em> Raisons pour lesquelles, sans doute, les Israéliens voient en lui un symbole à abattre pour décourager et chasser les Palestiniens. Et pour lesquelles <strong>les Palestiniens voient en lui un symbole de résistance silencieuse.</strong></p>



<p>Dans ce contexte, et <em>a fortiori</em> lorsque l’occupant utilise la faim comme arme de guerre, ce sont, de manière générale, la souveraineté alimentaire, l’agriculture familiale et éventuellement écologique qui sonnent comme autant de moyens de résistance. <em>« En Palestine, l’agroécologie — comme toute pratique agricole — est profondément marquée par l’occupation, l’expropriation et la violence militaire. <strong>L’occupation illégale empêche l’accès à la terre, à l’eau, aux semences, aux marchés, et même le simple fait de se rendre sur son champ</strong>. Une agroécologie authentique ne peut exister sans un droit à l’autodétermination, sans justice, sans la liberté de cultiver à l’abri de la destruction. Si on ignore ces dimensions politiques, on réduit l’agroécologie à un ensemble de techniques vidées de leur sens — et on la rend incomplète, voire complice »</em>, résume Oxfam<sup class="modern-footnotes-footnote ">6</sup>.</p>



<p>Et la Via Campesina de détailler : <em>« En Cisjordanie, Israël exerce un contrôle étroit sur l’agriculture, l’accès à la terre, les modes de production, les cultures et le commerce. Près de 65 % du territoire est placé sous contrôle israélien. Ainsi, au-delà de la domination militaire, les communautés palestiniennes doivent faire face à des restrictions sévères concernant les limites foncières, la liberté de circulation et, bien souvent, à un manque de ressources pour investir dans la production agricole. Ce contexte se reflète dans les chiffres : actuellement, seules 26 % des personnes palestiniennes ont l’agriculture comme principale source de revenus, et 22 % de la population vit encore dans des zones rurales.</em><sup class="modern-footnotes-footnote ">7</sup><em> »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">«&nbsp;Non au terrorisme juif et à son impunité&nbsp;», scandent des Juifs</h2>



<p>Le moment est important : les exactions des colons israéliens sont devenues tellement graves que <strong>des personnalités israéliennes n’hésitent plus à parler de <em>« terrorisme juif et de son impunité</em></strong><em> »</em><sup class="modern-footnotes-footnote ">8</sup><em>. </em>Elles pointent également le laxisme dont font preuve l’armée et le renseignement israéliens face à la pression de l’extrême droite ultra religieuse sur un gouvernement qui lui a fait passer la couleuvre de la fin de la guerre à Gaza, forcée par le président Trump. Beaucoup s’inquiètent de l’image du pays à l’extérieur en raison de cette impunité. Traditionnellement, les Israéliens recourent en permanence aux vocables « terrorisme » et « terroristes » pour parler de l’opposition palestinienne à leur occupation, même quand il s’agit de mouvements pacifiques et citoyens, de manifestations de jeunes gens ou d’activités d’ONG humanitaires. Il est toutefois piquant de constater qu’avant l’indépendance de 1948, ce sont bien des mouvements terroristes juifs qui ont attaqué régulièrement les forces mandataires britanniques ; ce sont encore des terroristes juifs qui ont massacré de nombreux Palestiniens comme en 1994 au Tombeau des Patriarches à Hébron et qui ont fait échouer le processus de paix d’Oslo en assassinant Yitzhak Rabin il y a 30 ans (4 novembre 1995).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les femmes en première ligne</h2>



<p>Tout cela figurait déjà dans le film <em>No other land</em>, de Basel Adra, Yuval Abraham et Rachel Szor. Cofinancé par Entraide et Fraternité, ce film bouleversant a été consacré par l’Oscar du meilleur documentaire et a fait l’objet de nombreuses projections dans toute la Wallonie et à Bruxelles. Tourné avant le 7 octobre 2023, il&nbsp;montrait bien ce que les habitant·es de la Cisjordanie vivaient depuis longtemps au quotidien : violence aveugle des colons équipés d’armes de guerre, destruction des plantations, des systèmes d’irrigation et des générateurs électriques, comblement des puits, chasse aux populations locales, avis d’expulsion arbitraires exécutés par l’armée … En voyant ces scènes, on comprend mieux pourquoi jamais le simple fait de planter un arbre n’a à ce point représenté un acte politique.<br><br></p>



<p>L&rsquo;agriculture comme forme de résistance : c&rsquo;est ainsi que la décrit Rulla Sarras, directrice du financement et du développement chez RWDS (Rural Women Development Society)<sup class="modern-footnotes-footnote ">9</sup>, une association soutenue par Entraide et Fraternité.</p>



<p>RWDS, l&rsquo;une des plus grandes organisations de femmes en Palestine, a été créée en 1987 pendant la première Intifada. Elle opère à travers 58 clubs de femmes répartis en Cisjordanie et à Gaza et compte environ 3000 membres issues du milieu rural. Ces femmes sont parmi les plus touchées par l&rsquo;insécurité agricole, et pas seulement pendant la saison de la récolte des olives. <strong>Bien que les femmes rurales représentent environ 60% de la main-d&rsquo;œuvre agricole en Palestine, leur travail est en grande partie informel et elles contrôlent moins de 8% des terres agricoles</strong>. Lorsque les terres sont confisquées par les autorités israéliennes, que ce soit par des actions militaires ou l&rsquo;expansion des colonies, les femmes et leurs familles se retrouvent souvent privées de l&rsquo;accès aux ressources dont elles dépendent. Il en va de même lorsque les membres masculins de la famille, maris, fils ou pères, sont emprisonnés ou tués, laissant les femmes à la tête du foyer. RWDS soutient ces femmes en leur apportant un soutien psychosocial et mental, en mettant en place des initiatives de protection communautaire et en les aidant à commercialiser leurs produits afin de générer des revenus durables pour surmonter ces pertes.</p>



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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="560" height="560" src="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2026/03/Rulla-Sarras.jpg" alt="Portrait d'une femme" class="wp-image-26581" srcset="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2026/03/Rulla-Sarras.jpg 560w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2026/03/Rulla-Sarras-300x300.jpg 300w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2026/03/Rulla-Sarras-150x150.jpg 150w" sizes="(max-width: 560px) 100vw, 560px" /><figcaption class="wp-element-caption">Rulla Sarras, Rural Women Development Society.</figcaption></figure>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p><em>« L&rsquo;une des réalités les plus préoccupantes »</em>, explique Rulla Sarras, « <em>est que les produits agricoles provenant des colonies israéliennes, produits illégalement sur des terres palestiniennes et fortement subventionnés, entrent sur les marchés palestiniens à des prix inférieurs. Cela crée une concurrence déloyale pour les agriculteurs et les agricultrices  palestinien·nes, qui sont déjà confronté·es à des difficultés économiques. De nombreuses familles locales n&rsquo;ont d&rsquo;autre choix que d&rsquo;acheter ces produits, car ils sont plus abordables. Dans certains cas, il a même été signalé que des colons utilisaient des eaux usées non traitées pour irriguer des cultures destinées à être vendues dans les zones palestiniennes.</em><sup class="modern-footnotes-footnote ">10</sup><em>»</em></p>
</div>
</div>



<p>Elle souligne le rôle central que joue la terre dans la lutte palestinienne : <em>« Pourquoi l&rsquo;agriculture est-elle une forme de résistance ? Parce que la terre est au cœur du conflit et qu&rsquo;il est essentiel de maintenir une présence forte et visible sur le terrain pour la protéger. En vertu des politiques israéliennes, si des terres agricoles sont laissées en jachère, elles peuvent être reclassées et déclarées ‘terres d&rsquo;État’, ce qui les rend vulnérables à la confiscation. C’est particulièrement vrai dans la zone C</em><sup class="modern-footnotes-footnote ">11</sup><em>, où Israël conserve le contrôle total de l&rsquo;aménagement et de l&rsquo;utilisation des terres. En maintenant la terre cultivée et productive, les agriculteurs et agricultrices palestinien·nes affirment leur présence et leur lien avec celle-ci, et réduisent le risque de la perdre. De nombreuses familles continuent à cultiver non seulement pour subvenir à leurs besoins, mais aussi pour faire valoir leur droit légitime à la terre. Par exemple, mon père se rend chaque jour sur ses terres pour en prendre soin et maintenir notre existence. <strong>La présence continue sur les terres agricoles est une façon d&rsquo;affirmer : nous sommes ici et cette terre est la nôtre. Si la terre est laissée à l&rsquo;abandon, elle devient plus vulnérable à la confiscation</strong>. C&rsquo;est pourquoi l&rsquo;agriculture est bien plus qu&rsquo;un moyen de subsistance : c&rsquo;est une forme essentielle de résilience et de résistance. Et <strong>pour de nombreuses femmes rurales, qui dirigent désormais leur foyer en raison de l&#8217;emprisonnement ou de la perte de parents masculins, la terre reste leur plus grande source de dignité, de stabilité et de revenus.</strong> »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Le gouvernement belge traîne des pieds pour appliquer son accord</h2>



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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p>Le 2 septembre 2025, en raison de la pression exercée par la société civile belge, notamment au moyen de deux manifestations réunissant à chaque fois 140 000 personnes dans les rues de Bruxelles, le gouvernement belge aboutissait à un accord <em>a minima</em> pour sanctionner le gouvernement israélien<sup class="modern-footnotes-footnote ">12</sup>. <em>A minima</em> certes, mais le chemin à parcourir a été tellement long vu l’obstruction systématique du MR et de la N-VA qu’il vaut mieux voir le verre à moitié plein. Si le président du MR s’est focalisé sur les aspects les plus médiatiques des discussions (comme la reconnaissance de l’État palestinien), cela a permis d’avancer sur des demandes nettement moins symboliques de la société civile belge et de ses partenaires palestiniens.</p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="840" height="560" src="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2026/03/mobilisation-citoyenne.jpg" alt="Une grande foule remplit une large avenue urbaine lors d’une manifestation. De nombreuses personnes brandissent des pancartes et des drapeaux, dont plusieurs drapeaux aux couleurs noire, blanche, verte et rouge." class="wp-image-26584" srcset="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2026/03/mobilisation-citoyenne.jpg 840w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2026/03/mobilisation-citoyenne-300x200.jpg 300w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2026/03/mobilisation-citoyenne-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 840px) 100vw, 840px" /><figcaption class="wp-element-caption">La mobilisation citoyenne a forcé le gouvernement belge à prendre des mesures contre le gouvernement israélien.</figcaption></figure>
</div>
</div>



<p></p>



<p>Pour eux, <strong>la priorité était d’arrêter le génocide à Gaza</strong> (70 000 Palestiniens tués par Israël) et de montrer par des sanctions économiques à son encontre que l’État juif ne peut impunément contrevenir au droit international. <strong>Cela passe par la suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël&nbsp;: la Belgique soutient l’idée au niveau européen mais ne fait rien au niveau national.</strong></p>



<p>En revanche, le gouvernement a bel et bien décidé d’interdire l’importation de produits (notamment en vente chez Carrefour) issus des colonies israéliennes<sup class="modern-footnotes-footnote ">13</sup> et l’interdiction d’exportation et de transit d’armes destinées à Israël. Elle a également décidé de sanctionner encore plus les colons violents (interdiction de séjour en Belgique) et, mesure réellement exceptionnelle, de priver de toute aide consulaire les citoyens belges qui, au mépris du droit international, vivent dans les colonies.</p>



<p>À l’heure d’écrire ces lignes (février 2026), , il apparaît clairement que <strong>les ministres MR et N-VA qui détiennent les portefeuilles liés à certaines de ces matières traînent des pieds pour transformer ces intentions en réalités</strong>. Pour eux, l’accord de gouvernement n’est clairement qu’un leurre destiné à calmer l’opinion.</p>



<p>À l’occasion des 5 mois de cet accord, les coupoles d’ONG belges dont Entraide et Fraternité est membre, le CNCD-11.11.11 et 11.11.11 côté flamand, ont interrogé les différents ministres sur l’avancée réelle de ces mesures<sup class="modern-footnotes-footnote ">14</sup>. Clairement, celles qui dépendent du ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot (Les Engagés) ou des autres membres de son parti ainsi que du CD&amp;V, ont progressé, à l’exception de la reconnaissance de la Palestine. C’est le cas notamment du retrait des services consulaires aux Belges installés en territoire occupé ou de l’interdiction du transit d’armes vers Israël.</p>



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<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="717" height="464" src="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2026/03/capture-site-Ministere-espagnol-de-la-consommation.jpg" alt="Capture d’écran du site web du Ministerio de Derechos Sociales, Consumo y Agenda 2030 d’Espagne. La page affiche un article de la section “Comunicación / Notas de prensa”, titré : “Consumo exige a siete multinacionales que retiren su oferta de alojamiento vacacional en territorios ocupados por Israel”. La date indiquée est le 30 de diciembre de 2025. Sous le titre, un encadré présente un texte expliquant que le ministère a détecté des annonces de logements touristiques situés dans des implantations en territoire palestinien occupé. Une photographie insérée dans l’article montre un bâtiment en briques rouges entouré d’arbres. La mise en page utilise un en‑tête jaune, un menu horizontal et le logo officiel du ministère dans le coin supérieur gauche. " class="wp-image-26586" srcset="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2026/03/capture-site-Ministere-espagnol-de-la-consommation.jpg 717w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2026/03/capture-site-Ministere-espagnol-de-la-consommation-300x194.jpg 300w" sizes="(max-width: 717px) 100vw, 717px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le Ministère espagnol de la consommation oblige sept multinationales à retirer leur offre de logement de vacances dans les territoires occupés par Israël. https://www.dsca.gob.es/es/comunicacion/notas-prensa/consumo-exige-siete-multinacionales-retiren-su-oferta-alojamiento</figcaption></figure>
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<p>Pour le sujet le plus sensible – aux yeux des sociétés civiles belge et palestinienne – et qui concerne le plus directement le cœur de cette analyse, <strong>les ministres Clarinval (MR, Économie) et Jambon (N-VA, Finances) font de l’obstruction,invoquant la complexité technique</strong> d&rsquo; <em>« élaborer un arrêté royal prévoyant une interdiction nationale d&rsquo;importation des biens produits, exploités ou transformés dans les territoires occupés par Israël par la puissance occupante ; et de prévoir les contrôles nécessaires pour garantir le respect de l&rsquo;interdiction d&rsquo;importation » </em>tel que décrit par l’accord de septembre. Pourtant, comme le rappellent les ONG belges, <em>« Il est frappant de constater que <strong>l&rsquo;Espagne a adopté l&rsquo;interdiction seulement 15 jours après l&rsquo;avoir annoncée et qu&rsquo;elle est entrée en vigueur dès le lendemain.</strong> Afin de garantir la mise en œuvre effective de cette interdiction nationale, le gouvernement espagnol a également publié, le 23 décembre 2025, une liste des lieux et codes postaux des colonies israéliennes auxquels s&rsquo;applique l&rsquo;interdiction. Le 29 décembre 2025, le gouvernement espagnol a également annoncé qu&rsquo;il avait ordonné à sept plateformes touristiques de supprimer les 138 annonces proposant des hébergements dans les territoires palestiniens occupés par Israël. »</em></p>
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<p>Sur la question de la reconnaissance de la Palestine, la partie du gouvernement qui y est favorable fait mine de penser que celle-ci est effective à quelques détails près, tandis que la droite fait comme si elle n’était même pas à l’ordre du jour. Si, désormais, la condition de la restitution par le Hamas de tous les otages israéliens est remplie, l’Arizona s’emberlificote sur la question de la mise à l’écart du Hamas en liant cette question à ce que donnera la création de l’absurde «&nbsp;Board of Peace&nbsp;» de Donald Trump, à laquelle s’oppose pourtant notre pays puisqu’il s’agit d’une façon à peine voilée de vouloir remplacer le multilatéralisme incarné par les Nations unies.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion</h2>



<p>Le maintien de l’activité agricole est un enjeu majeur dans le monde entier, en premier lieu à des fins de souveraineté alimentaire. La Palestine ne fait pas exception mais ce combat pour la terre prend un tour autre du fait qu’une puissance occupante tente de chasser les Palestinien·nes de leur terre.</p>



<p><strong>La responsabilité morale que portent les pays occidentaux comme le nôtre est écrasante&nbsp;dans la réalisation du projet colonial israélien</strong> : même si elle affirme se réfugier derrière le droit international comme boussole, <strong>la Belgique</strong>, si elle n’adopte par les comportements pro-israéliens des États-Unis ou de l’Allemagne, <strong>manque de courage en la matière</strong>. Durant deux ans, on a beaucoup entendu qu’il fallait agir pour la protection de Gaza afin qu’il n’y reste pas qu’un cimetière&nbsp;; <strong>il y a plus que jamais urgence à agir aussi pour protéger le territoire palestinien de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est</strong> afin qu’il n’en reste pas définitivement que des poches ressemblant à des ghettos d’un autre âge ou à des réserves nord-américaines.</p>



<p>En effet, dans un climat mondial subitement revenu à l’état de désintérêt total pour la question, sans doute à cause des sidérations successives provoquées par l’administration Trump (Venezuela, Iran, Groenland) comme de l’imposition du narratif pro-israélien, <strong>la situation à Gaza, à Jérusalem-Est et en Cisjordanie a atteint un point de non-retour sans l’indifférence générale</strong>.</p>



<p>Le gouvernement israélien a pris tout récemment des mesures qui équivalent à une annexion de la bande occidentale du Jourdain. De Standaard résumait récemment la situation&nbsp;: &nbsp;<em>«&nbsp;’Nous enterrons l’idée d’un État palestinien.’ S’il fallait reconnaître une qualité au ministre israélien des Finances, Bezalel&nbsp;Smotrich, ce serait celle de formuler la finalité de la politique israélienne avec une grande précision. Cela ressort également des mesures qu’il a annoncées cette semaine et qui bénéficient du soutien du cabinet de sécurité du Premier&nbsp;ministre Benjamin&nbsp;Netanyahu.</em></p>



<p><strong><em>Les colons illégaux peuvent désormais acheter plus facilement des terres en Cisjordanie</em></strong><em>. L’État&nbsp;israélien se voit accorder davantage de compétences pour démolir des bâtiments dans des zones placées sous administration palestinienne. Le journal&nbsp;</em>Haaretz<em>&nbsp;révèle par ailleurs que l’armée israélienne est impliquée dans le vol systématique de terres agricoles palestiniennes. <strong>Des militaires israéliens empêchent ainsi des agriculteurs palestiniens d’accéder à leurs parcelles, les privant de la possibilité de les labourer</strong>. Non seulement ces exploitants n’auront pas de récolte dans quelques mois, mais ces terres seront en outre considérées par Israël comme’ abandonnées’, ce qui entraîne la perte du droit de propriété pour l’agriculteur.</em></p>



<p><em>Cette logique d’accaparement militarisé conduit de plus en plus à une réalité dans laquelle la Cisjordanie devient un lieu où il est impossible pour les Palestiniens de survivre. <strong>Les terres agricoles sont confisquées, les sources d’eau ne sont plus accessibles et les colons illégaux acquièrent toujours plus de terrains</strong>. Ces derniers s’organisent en milices armées qui de surcroît bénéficient du soutien de militaires israéliens. La terreur qui en résulte anéantit toute perspective de développement pour les citoyens palestiniens et, par conséquent, les chances de viabilité d’un État palestinien. La dure réalité en Cisjordanie contraste fortement avec l’indignation pour le moins minimaliste des pays européens »</em><sup class="modern-footnotes-footnote ">15</sup>.</p>



<p>Comme l’a souligné Amnesty International<sup class="modern-footnotes-footnote ">16</sup>, <strong>le « cessez-le-feu » obtenu par Trump est un écran de fumée qui cache la poursuite du génocide à Gaza</strong> ; et il faudra finir par se poser la question de savoir à quel moment on devra parler de la même façon du nettoyage ethnique entrepris par Israël en Cisjordanie. Chaque mesure prise par nos pays est cruciale pour faire vivre ce peuple qui restera sur sa terre <em>« tant qu’il y aura du thym et des olives ».</em></p>



<p>Mais il est plus que temps : comme l’a récemment rappelé la rapporteuse spéciale des Nations unies pour la Palestine, Francesca Albanese, « <em>le fait qu’au lieu d’arrêter Israël, la plupart des pays du monde l’ont armé, lui fournissant des excuses politiques, un appui politique, un soutien financier et économique, c’est un défi. Le fait que la plupart des médias dans le monde occidental amplifient le discours pro-apartheid, le narratif génocidaire, c’est un défi. Et en même temps c’est aussi une opportunité. Car si le droit international a été poignardé en plein cœur, il est également vrai que jamais auparavant la communauté internationale n’a connu les défis auxquels nous sommes tous confrontés, nous qui ne contrôlons pas d’importants capitaux financiers, ni d’algorithme, ni d’armes. Nous voyons maintenant que l’humanité a un ennemi commun, et que le respect des libertés fondamentales est la dernière voie pacifique, le dernier outil pacifique dont nous disposons pour recouvrer notre liberté. »<sup class="modern-footnotes-footnote ">17</sup></em></p>



<p><a href="#_ednref1" id="_edn1"></a>&nbsp;</p>
<div>1&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;« Cisjordanie&nbsp;: la violence des colons israéliens a atteint un niveau record&nbsp;», Le Monde, 18 novembre 2025&nbsp;:&nbsp; https://www.lemonde.fr/international/video/2025/11/18/cisjordanie-la-violence-des-colons-israeliens-a-atteint-un-niveau-record_6653904_3210.html</div><div>2&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Agences de presse&nbsp;: https://www.rts.ch/info/monde/2025/article/netanyahu-promet-d-agir-contre-les-colons-violents-en-cisjordanie-occupee-29062295.html</div><div>3&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Isabelle Mandraud, «&nbsp;En Cisjordanie, l’amère cueillette des olives sous la menace des colons&nbsp;», Le Monde, 29 octobre 2024&nbsp;: &nbsp;https://www.lemonde.fr/international/article/2024/10/29/en-cisjordanie-l-amere-cueillette-des-olives-sous-la-menace-des-colons_6364311_3210.html?search-type=classic&amp;ise_click_rank=3</div><div>4&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;1 dunum = 1000 m2, soit 1 are.</div><div>5&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; »<br /><br />



<h2 class="wp-block-heading">Un symbole fort de l’identité palestinienne</h2>



On l’a compris, <em>« l&rsquo;olivier est profondément enraciné dans le paysage palestinien : symbole de l&rsquo;identité, de la culture et de la tradition palestiniennes. <strong>L&rsquo;olivier peut vivre jusqu&rsquo;à mille ans et symbolise ainsi le long lien entre le peuple palestinien et sa terre</strong>. L&rsquo;or vert a également une valeur économique inestimable : la majorité des Palestiniens sont des agriculteurs en fonction de la production d&rsquo;olives.</em><sup class="modern-footnotes-footnote ">5</sup>« L’olivier palestinien comme résistance silencieuse », Broederlijk Delen, 18 mai 2018 :  https://broederlijkdelen.be/fr/nieuws/de-palestijnse-olijfboom-als-stil-verzet</div><div>6&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;« Palestine : la souveraineté alimentaire comme résistance sous occupation », Oxfam Belgique, 17 avril 2025 : https://oxfambelgique.be/palestine-la-souverainete-alimentaire-comme-resistance-sous-occupation</div><div>7&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;« La souveraineté alimentaire comme résistance en Palestine », Via Campesina, 10 juillet 2025 : https://viacampesina.org/fr/la-souverainete-alimentaire-comme-resistance-en-palestine/</div><div>8&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Fanny Léonord Crouzet, « Israël face à l’essor d’un terrorisme juif très médiatisé », La Libre, 16 novembre 2025 : https://www.lalibre.be/international/moyen-orient/2025/11/16/israel-face-a-lessor-dun-terrorisme-juif-tres-mediatise-MQHSJFUFBVFDJEZHGI2YVB4WWE/</div><div>9&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Site du RWDS : <a href="http://rwds.ps/index.cfm?setLang=1">rwds.ps</a></div><div>10&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Entretien avec l’auteur, 22 septembre 2025.</div><div>11&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Les accords d’Oslo (1993) prévoyaient une subdivision transitoire de la Cisjordanie en trois zones : la Zone A (18% du territoire), sous contrôle exclusif de l’Autorité palestinienne ; la Zone B (22%) avec un contrôle conjoint (civil palestinien ; sécuritaire israélien) ; et la Zone C (60%), sous contrôle total israélien. Le processus n’est jamais entré en vigueur mais Israël a bel et bien instauré les 3 zones et a même étendu progressivement la Zone C à plus de 70% du territoire en construisant massivement dans les colonies. Sont sous son contrôle : toute la zone frontalière et une immense bande de terre le long du Jourdain, permettant notamment d’en dévier les eaux vers Israël. Entre les villages ou villes palestiniens sont en général construites des colonies et des routes israéliennes que ne peuvent emprunter les Palestiniens : pour aller d’un village à un autre, ils peuvent devoir faire un détour de plusieurs heures. En réalité, l’objectif est de circonscrire la population palestinienne dans les zones urbaines, comme autant de ghettos plus aisés à contrôler. Parmi ses violations les plus récentes du droit international, Israël a commencé à entreprendre des déplacements forcés des populations abritées dans des camps de réfugiés en Palestine (il y en a évidemment aussi au Liban et en Jordanie) : l’objectif à peine voilé – une nouvelle fois la politique du « fait accompli » &#8211; est de « rayer de la carte » le concept même de réfugiés. En effet, au regard du droit international, les réfugiés, chassés lors de la Nakba en 1948, conservent leur droit inaliénable au retour.</div><div>12&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;« Moyen-Orient la souveraineté palestinienne – accord au sein du conseil ministériel restreint », site du ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot, 2 septembre 2025 :  https://prevot.belgium.be/fr/actualites/moyen-orient-la-souverainete-palestinienne-accord-au-sein-du-conseil-ministeriel</div><div>13&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Sur ce sujet du commerce avec les colonies illégales, lire le rapport 2025 cosigné par 85 ONG dont Entraide et Fraternité : « Commerce avec les colonies illégales. Comment les États et entreprises étrangères permettent à Israël de mettre en œuvre sa politique de colonisation illégale », Stop Trade With Settlements, septembre 2025. Lien raccourci : https://miniurl.be/r-6o8j</div><div>14&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Scorecard Palestine : « Mise en œuvre des engagements du gouvernement fédéral en faveur de la Palestine », CNCD-11.11.11, 2 février 2026 :   https://www.cncd.be/IMG/pdf/scorecard_palestine_fr_.pdf</div><div>15&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href="https://www.standaard.be/bundle/ds/en-francais/5422?item=2&amp;platform=web#no_universal_links">standaard.be</a></div><div>16&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href="https://www.amnesty.be/infos/actualites/le-genocide-gaza-se-poursuit">amnesty.be</a></div><div>17&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</em><a href="https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/passe-d-armes-entre-francesca-albanese-porte-voix-des-palestiniens-a-l-onu-et-des-elus-francais-on-vous-raconte_260279.html">huffingtonpost.fr</a><em></div>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Année internationale des agricultrices &#8211; Quand les femmes nourrissent le monde</title>
		<link>https://entraide.be/publication/analyse2026-01/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Jan 2026 16:22:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Année internationale des agricultrices]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://entraide.be/?post_type=publication&#038;p=26405</guid>

					<description><![CDATA[2026 a été déclarée par l’Organisation des Nations Unies « Année internationale des agricultrices ». L’objectif est de visibiliser le rôle essentiel des femmes dans les systèmes alimentaires.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="titre-trois">2026 a été déclarée par l’Organisation des Nations Unies « Année internationale des agricultrices ». L’objectif est de visibiliser le rôle essentiel des femmes dans les systèmes alimentaires.</p>



<p class="titre-trois">Entraide &amp; Fraternité a décidé de profiter de cette occasion pour mettre en lumière le travail essentiel de ses partenaires et leur réalité en tant que femmes actives dans le monde agricole. Cette première analyse ouvre une série textes consacrés aux agricultrices. Elle propose un regard large sur les liens entre femmes et alimentation, en soulignant à la fois leur rôle indispensable et les inégalités structurelles auxquelles elles font face.</p>



<p>Depuis toujours et partout sur la planète, au Nord comme au Sud, les femmes nourrissent le monde. Elles sont les principales actrices de l’alimentation, de la production agricole à la préparation des repas, en passant par la transformation des aliments, la transmission des savoirs, la préservation des semences… Pourtant, à chacune de ces étapes, les femmes sont confrontées à des discriminations liées à leur genre.</p>



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<p><strong>Le genre est une construction sociale</strong>, contrairement au sexe qui est une catégorie biologique. Il désigne l’ensemble des rôles, des normes, des attentes et des valeurs que les sociétés attribuent aux individus en fonction de leur sexe biologique. Certaines de ces catégories sont socialement plus valorisées que d’autres dans la société : les hommes sont la catégorie socialement la plus avantagée. Cette hiérarchie se reflète fortement dans les systèmes alimentaires.</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Elles cultivent, qui récolte ?</h2>



<p>À travers le monde, plus d’un tiers des femmes « actives » travaillent dans les systèmes agroalimentaires<sup class="modern-footnotes-footnote ">1</sup>. Dans certaines régions du monde, ce pourcentage peut monter jusqu’à 70%, comme en Asie du Sud-Est. Les femmes représentent 43% de la main-d’œuvre agricole mondiale<sup class="modern-footnotes-footnote ">2</sup>. <strong>Dans de nombreux pays, elles sont plus nombreuses que les hommes à dépendre de l’agriculture comme moyen de subsistance</strong><sup class="modern-footnotes-footnote ">3</sup>.</p>



<p>Et pourtant, malgré ce rôle central, les inégalités de genre sont criantes. Si elles le sont dans tous les pans de la société, un rapport d’Oxfam révèle qu’elles sont exacerbées dans le domaine de l’agriculture, comparé à d’autres secteurs professionnels<sup class="modern-footnotes-footnote ">4</sup>.</p>



<p>La place des femmes dans ces systèmes agricoles est souvent marginale. <strong>Elles sont surreprésentées dans les emplois informels, saisonniers, faiblement rémunérés et donc très précaires</strong>. Le travail agricole reste extrêmement genré&nbsp;: dans les exploitations, les femmes sont davantage en charge des petites cultures, du soin aux animaux, de l’administratif ou de la transformation des produits, tandis que les hommes sont responsables des grandes cultures, des travaux mécanisés, des réparations sur l’exploitation et des décisions stratégiques.</p>



<p>s<sup class="modern-footnotes-footnote ">5</sup> inégalités se traduisent également dans les statuts juridiques. En Belgique, <strong>le statut de « conjointe aidante »</strong>, en place depuis 2003, qui a évolué depuis lors, permet aux femmes<sup class="modern-footnotes-footnote ">6</sup> qui travaillent dans une exploitation qui appartient légalement à leur conjoint d’accéder à certains droits. Si <strong>ce statut </strong>est considéré comme une avancée, il reste largement insuffisant car il <strong>continue à les invisibiliser et à maintenir les femmes dans une dépendance économique</strong><sup class="modern-footnotes-footnote ">7</sup>.</p>



<p><strong>L’accès à la terre demeure l’un des principaux obstacles à l’autonomisation des agricultrices</strong>. Dans de nombreux contextes, <strong>les règles d’héritage</strong> &#8211; ou la manière dont elles sont appliquées &#8211; favorisent les hommes<a id="_ftnref7" href="#_ftn7"><sup>[7]</sup></a>. Les femmes rencontrent davantage d’obstacles pour obtenir des <strong>crédits agricoles</strong>. À l’échelle mondiale, seulement 15% des propriétaires terriens sont des femmes, ce qui correspond à la situation en Belgique<sup class="modern-footnotes-footnote ">8</sup>.</p>



<p><strong>De manière générale, les agricultrices disposent de moins de ressources</strong> : moins de capitaux, moins d’équipements, un accès limité à la formation, aux réseaux professionnels et aux instances de décision.</p>



<p>À leurs incalculables heures de travail agricole, les femmes doivent bien souvent ajouter une charge domestique qui repose encore en grande partie sur leurs épaules. Dans de nombreuses exploitations familiales, <strong>la frontière entre le travail agricole et le travail domestique est très floue</strong>, ce qui augmente l’invisibilisation de leur travail et de leur contribution réelle.</p>



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<h2 class="wp-block-heading">Travail productif et reproductif </h2>



<p>La distinction entre ces deux types de tâches est utilisée par certains courants féministes afin de mettre en lumière le travail comme facteur de création d’inégalités, mais aussi comme solution pour lutter contre celles-ci<sup class="modern-footnotes-footnote ">9</sup>. Le travail productif est celui qui est valorisé économiquement, c’est-à-dire rémunéré. Le travail reproductif, lui, est souvent considéré comme « naturel »  : cuisiner, soigner, éduquer, nettoyer… <strong>Ce travail reproductif est majoritairement assuré par les femmes, et ceci sans rétribution</strong>. Trop souvent d’ailleurs, seul le premier est considéré dans notre vocabulaire comme du « travail ». Pourtant, le premier ne peut pas exister sans le second<sup class="modern-footnotes-footnote ">10</sup>.</p>
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<p><strong>Les agricultrices font face à de nombreux stéréotypes</strong> : les femmes seraient moins compétentes techniquement, moins aptes à diriger une exploitation ou à utiliser des machines. Ces préjugés influencent les pratiques, les politiques agricoles et l’accès aux ressources<sup class="modern-footnotes-footnote ">11</sup>.</p>



<p><strong>Enfin, le matériel agricole est pensé pour une morphologie masculine</strong>. Les adaptations nécessaires pour rendre ceux-ci accessibles et plus facilement maniables par les femmes sont souvent simples à réaliser, mais restent très peu mises en œuvre par les firmes, révélant une absence de prise en compte des agricultrices dans la conception même des outils.</p>



<p><strong>Nourriture&nbsp;: les autres d’abord</strong></p>



<p>En parallèle de leur responsabilité importante dans l’agriculture vivrière, les femmes jouent un rôle central dans l’alimentation des ménages. Plus que la simple préparation d’un repas, cette tâche demande de se procurer les aliments, de connaître les goûts et régimes des membres du foyer, de veiller à leur santé en leur proposant une alimentation équilibrée<sup class="modern-footnotes-footnote ">12</sup>.</p>



<p>Paradoxalement, alors qu’elles sont les plus actives dans la production et la préparation des repas, <strong>les femmes sont souvent les moins bien nourries, au Nord comme au Sud</strong>. Lors des chocs affectant la sécurité alimentaire &#8211; évènements climatiques, conflits armés, crises économiques, etc. &#8211; les femmes sont disproportionnément touchées.</p>



<p><strong>Dans de nombreux contextes, les femmes et les filles mangent moins de repas que les hommes, et leurs repas sont moins variés et moins protéinés.</strong> Plusieurs facteurs expliquent cette situation. D’une part, certaines normes culturelles donnent la priorité aux hommes quand la nourriture est limitée. Certaines viandes peuvent également être interdites aux femmes. D’autre part, les femmes ont un accès plus réduit au travail rémunéré, renforçant leur précarité et leur dépendance économique. Enfin, du fait de leur position sociale, les femmes sont plus exposées et plus affectées lors des crises et en subissent donc davantage les conséquences.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’assiette des femmes sous pression</h2>



<p>Deux chercheuses américaines soulignent également d’autres phénomènes : d’abord, les femmes ont tendance à faire passer les besoins des autres avant les leurs. Ensuite, en particulier dans les pays industrialisés, de nombreuses femmes souffrent de relations compliquées avec la nourriture et sont en constant contrôle de leur poids, de leur alimentation et de leur apparence. <strong>Les injonctions à une vie « saine », à un corps idéal, se trouvent partout autour de nous</strong> et ciblent principalement les femmes. Elles sont véhiculées par les médias, mais aussi renforcées par l’entourage. Ces injonctions permanentes mènent régulièrement à des troubles alimentaires plus ou moins importants<sup class="modern-footnotes-footnote ">13</sup>.</p>



<p><strong>L’alimentation est aussi un marqueur d’identité sociale, de culture et d’identité de genre</strong>. Ainsi, la consommation de viande rouge sera considérée plus masculine, tandis que les plats légers comme les salades seront considérés plus féminins. Il en va de même pour les boissons alcoolisées&nbsp;: là où une bière ou un whisky sera perçu comme plus masculin, un vin blanc ou un cocktail sera attribué aux femmes. Ces normes influencent les pratiques alimentaires et, dans certains cas, participent à la construction et au maintien d’inégalités.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’agroécologie, une voie vers plus d’égalité ? </h2>



<p>Plus qu’un ensemble de pratiques agricoles respectueuses de l’environnement, <strong>l’agroécologie propose une transformation globale des systèmes alimentaires, intégrant des dimensions sociales, économiques et politiques</strong>. L’agroécologie pourrait corriger les logiques patriarcales et proposer des rôles plus égalitaires pour les hommes et les femmes dans les systèmes alimentaires. En effet, la particularité de l’agroécologie est d’être une manière de pratiquer une agriculture durable tout en ayant une attention à proposer un modèle économique et social différent. <strong>La question du genre fait donc partie intégrante de l’agriculture.</strong></p>



<p>En valorisant les savoirs locaux, la coopération, l’autonomie et la diversité, l’agroécologie remet en question les logiques productivistes et patriarcales dominantes. <strong>Elle ouvre des espaces pour repenser les rôles des femmes et des hommes dans l’agriculture</strong>, renforcer l’autonomie des agricultrices et promouvoir des relations plus égalitaires.</p>



<p>La question du genre n’est donc pas périphérique, mais bien centrale dans la transition vers des systèmes alimentaires durables et justes. <strong>Les femmes sont d’ailleurs davantage présentes dans les projets agricoles durables</strong> : en Wallonie, les femmes gèrent 12% de la surface dédiée à l’agriculture. Si on ne prend en compte que la surface agricole biologique, ce pourcentage monte à 22%<sup class="modern-footnotes-footnote ">14</sup>.</p>



<p>Mettre en lumière les agricultrices, c’est reconnaître que <strong>l’égalité de genre est une condition indispensable pour assurer le droit à l’alimentation pour toutes et tous</strong>. En Belgique comme ailleurs, il est indispensable de mettre en place des politiques agricoles explicitement genrées, capables de corriger les inégalités existantes : accès à la terre, reconnaissance du travail des agricultrices, protection sociale, participation aux instances de décision.</p>



<p>Agroecology in Action – un mouvement qui rassemble plus de 40 associations actives dans la transition agroécologique et dont Entraide &amp; Fraternité est membre – formule à ce sujet 5 propositions concrètes pour le Plan genre wallon 2025-2029<sup class="modern-footnotes-footnote ">15</sup> :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li>produire des données sur le genre en agriculture,</li>



<li>mettre en réseau les agricultrices,</li>



<li>lutter contre les stéréotypes,</li>



<li>informer les agricultrices sur les différents statuts, et </li>



<li>faciliter l’accès aux formations techniques.</li>
</ol>



<p>Les systèmes alimentaires font face à de nombreux défis structurels qui ne feront que s’intensifier dans les années à venir. Pour être en mesure de les relever collectivement, il est indispensable, dès aujourd’hui, de reconnaître pleinement le rôle des agricultrices et de leur garantir les moyens &#8211; économiques, sociaux et politiques &#8211; d’agir.</p>
<div>1&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;La situation de femmes dans les systèmes agroalimentaires, chap. 2 : Genre et travail dans les systèmes agroalimentaires, FAO, Rome, 2023. Lien raccourci : <a href="https://openknowledge.fao.org/server/api/core/bitstreams/f665a808-47b6-47e6-a59e-fc2d9750c947/content/status-women-agrifood-systems-2023/gender-work-agrifood-systems.html#:~:text=les%20syst%C3%A8mes%20agroalimentaires-,PRINCIPALES%20CONSTATATIONS,pour%20cent%20chez%20les%20hommes.">openknowledge.fao.org</a></div><div>2&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Genre et agriculture | Oxfam Belgique. Lien raccourci :<a href="https://oxfambelgique.be/genre-et-agriculture"> oxfambelgique.be</a></div><div>3&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;La situation de femmes dans les systèmes agroalimentaires, Ib.</div><div>4&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Agriculture : les inégalités de genre criantes, qui freinent l’adaptation au changement climatique &#8211; Oxfam France, communiqué de presse, 1er mars 2023. Lien raccourci : <a href="https://www.oxfamfrance.org/communiques-de-presse/agriculture-les-inegalites-de-genre-criantes-qui-freinent-ladaptation-au-changement-climatique/">oxfamfrance.org</a></div><div>5&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Lire à ce sujet « Le genre du capital » &#8211; Enquêter sur les inégalités dans la famille. Céline Bessière, Sibylle Golliac, Jeanne Puchol.</div><div>6&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Le statut de conjoint·e aidant·e n’est pas réservée aux femmes, mais dans les faits, elles représentent quasiment 80% des bénéficiaires de ce statut.</div><div>7&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href="https://vivre-ensemble.be/publication/analyse2024-09/">Conjointes-aidantes en agriculture… Le statut de la Liberté ?</a> Analyse &#8211; Action Vivre Ensemble</div><div>8&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Agriculture : les inégalités de genre criantes, qui freinent l’adaptation au changement climatique &#8211; Oxfam France, communiqué de presse, 1er mars 2023. Lien raccourci : <a href="https://www.oxfamfrance.org/communiques-de-presse/agriculture-les-inegalites-de-genre-criantes-qui-freinent-ladaptation-au-changement-climatique/">oxfamfrance.org</a></div><div>9&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Cukier, A. (2016). De la centralité politique du travail : les apports du féminisme matérialiste. Cahiers du Genre, S4, 151-173</div><div>10&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Gandon, A.-L. (2009). L’écoféminisme : une pensée féministe de la nature et de la société. Recherches féministes, 22(1), 5–25</div><div>11&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Ces stéréotypes sont illustrés dans la BD « Il est où le patron ? », de Maud Bénézit &amp; les Paysannes en polaire.</div><div>12&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Allen, P. &amp; Sachs, C. (2007). Women and Food Chains: The Gendered Politics of Food. International Journal of Sociology of Agriculture &amp; Food, 15(1), 1-23.</div><div>13&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Idem</div><div>14&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Genre et agriculture | Oxfam Belgique. Lien raccourci : <a href="https://oxfambelgique.be/genre-et-agriculture">oxfambelgique.be</a></div><div>15&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;« Comment améliorer les conditions des agricultrices, Nos recommandations pour la stratégie Genre et droits des femmes 2025-2029, Position paper, Agroecology in Action, septembre 2025. <a href="https://www.agroecologyinaction.be/wp-content/uploads/2025/09/Position-paper-AiA-Plan-Genre-2025.pdf">agroecologyinaction.be</a></div>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Haïti : défendre la terre pour nourrir l’avenir</title>
		<link>https://entraide.be/publication/haiti-defendre-la-terre-pour-nourrir-lavenir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Isabelle.franck]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Dec 2025 16:54:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Campagne de Carême]]></category>
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					<description><![CDATA[Étude sur les enjeux fonciers et les défis pour l’agroécologie dans la région Nord d’Haïti]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="titre-trois">La crise multidimensionnelle que traverse actuellement Haïti soulève nombre de questions, notamment en termes de modèle de développement et de souveraineté(s) politique et alimentaire. En raison d’une série de facteurs – son histoire, son potentiel agricole, la présence de nombreuses organisations paysannes, sa proximité avec la République dominicaine, la dynamique migratoire et sa qualification de zone de développement prioritaire –, la région Nord/Nord-Est représente un espace stratégique. Ce territoire est marqué par une insécurité foncière généralisée, une conflictualité intense et une dynamique d’accaparement de terres, mise en œuvre par de grands propriétaires fonciers, au profit de (méga)projets extractivistes : zones franches (industrielles et agricoles), mines, ports, etc.</p>



<p>L’État haïtien, soutenu par les acteurs internationaux, a mis en place un modèle de développement anti-paysan. La complicité des acteurs institutionnels publics – juges, notaires, élus, etc. –, d’hommes d’affaires, des spoliateurs et leur instrumentalisation de bandes criminelles rendent le recours à la justice inopérant, renforcent l’impunité et catalysent les spoliations de terres.</p>



<p>L&rsquo;agroécologie est adaptée au milieu rural haïtien et offre un grand potentiel pour la paysannerie, en lien avec la souveraineté alimentaire. Cependant, l’insécurité foncière hypothèque à la fois l’agroécologie et la souveraineté alimentaire, tout en constituant une entrave structurelle qui par ailleurs affecte négativement l’environnement et les conditions de vie de la paysannerie, fragilisant ses droits. L’accès à la terre constitue dès lors la première et principale revendication des paysans et paysannes. Les femmes sont particulièrement touchées par les discriminations dans l’accès à la terre. Elles possèdent moins de terres que les hommes et sont souvent exclues des décisions foncières, ce qui limite leur autonomisation. La réalisation d’une réforme agraire faciliterait un accès équitable et généralisé à la terre et aux ressources naturelles.</p>



<p>L’absence de reconnaissance des droits – dont le droit à la terre – des paysans et paysannes et de leur statut de sujet politique, d’un côté, et la complicité de l’État haïtien avec les acteurs de la spoliation des terres ainsi que sa politique extractiviste et anti-paysanne, de l’autre, alimentent la dynamique d’accaparement des terres et la violation des droits de la paysannerie. Seul un renversement de ce rapport, où les paysans et paysannes d’Haïti participent à la définition et de la réalisation des politiques publiques agricoles et alimentaires, en donnant la priorité à l’agroécologie et à la souveraineté alimentaire, et en changeant la nature et l’orientation de l’État haïtien, peut assurer le respect, la protection et les droits des paysans et paysannes. L’accès à la terre est la première phase de ce changement.</p>



<p></p>



<p>L’étude a été réalisée conjointement par <strong>Entraide et Fraternité</strong> et <strong>Broederlijk Delen</strong>, organisations de la société civile belge engagées dans la solidarité internationale, en collaboration avec leurs partenaires haïtiens <strong>la Plateforme Haïtienne de Plaidoyer pour un Développement Alternatif (PAPDA)</strong> et <strong>Tèt Kole Ti Peyizan Ayisyen</strong>, organisation de petits paysans haïtiens.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Food Systems Alliance</title>
		<link>https://entraide.be/nos-combats/reseau-nord/food-systems-alliance/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Dec 2025 12:56:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Réseau nord]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://entraide.be/?page_id=25864</guid>

					<description><![CDATA[Pour des systèmes alimentaires justes, durables et solidaires en Belgique et dans le monde.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="post_excerpt">Food Systems Alliance est un consortium qui prolonge et élargit la première collaboration entre <strong>Autre Terre ONG</strong>, <strong>Humundi </strong>(ex SOS Faim Belgique) et <strong>Iles de Paix</strong>, rejointes par <strong>Entraide et Fraternité</strong>, <strong>ngo Solidagro</strong>, et <strong>FIAN Belgium</strong>.</p>



<p class="post_excerpt">Née de l’union de ces six ONG belges engagées dans la coopération au développement, l’Alliance renforce notre capacité collective à transformer durablement nos systèmes alimentaires, en Belgique comme dans le reste du monde, en s’appuyant sur un réseau mondial de plus de 100 organisations partenaires.</p>


<div class="titre-remplacement contenu150">
  <div class="m-0 ">
    <h2 class=" p-0 m-0 text-center h1 pt-5 mb-2">À ce sujet</h2>


  </div>
  <div class="row">

    
    
<article id="post-25846" class="col-12 col-sm-6 col-md-4 color-black p-3 mb-0  post-25846 post type-post status-publish format-standard has-post-thumbnail hentry category-reseau-nord tag-food-systems-alliance pays-belgique thematiques-agroecologie thematiques-souverainete-alimentaire">
		<a href="https://entraide.be/lancement-du-nouveau-consortium-food-systems-alliance/" class="linkresume lienblock backgroundwhite pb-3 h-100">
						<div class="image-productionsseize w-100 mb-3" title="Lancement du nouveau consortium : Food Systems Alliance" style="background-image:url('https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2025/12/PHOTO-EVENT-FSA-7.jpg')">
			</div>
		    <header class="entry-header pl-2 pr-2">
															
			<span class="tags pays border-raduis-20 color-vert bordergreenlight pl-2 pr-2 mr-1 mb-2 d-inline-block">Belgique</span>			
				<h2 class="entry-title h4 m-0 pb-1 color-bleuvert">Lancement du nouveau consortium : Food Systems Alliance</h2>
				<div class="entry-meta">

															<div class="mt-2 text-uppercase background-vertfonce color-white datealaunehome">
									<span class="posted-on"><time class="entry-date published" datetime="01 Déc. 2025">01 Déc. 2025</time></span>								</div>

										<!-- Is event recurring or a single event -->

					






				</div><!-- .entry-meta -->









	</header><!-- .entry-header -->


	<div class="entry-summary pl-2 pr-2">
		Ensemble, nous mettons nos expertises au service d’une même cause : la justice alimentaire.		

<!--
		<div class="mt-2"> <span class="tags categories color-vert pl-0 pr-0 mr-1 mb-0 d-inline-block">
				 #Food Systems Alliance			 </span></div>
	-->
	</div><!-- .entry-summary -->



		</a>
</article>

      </div>
      <div class="pagination">

           </div>
    


</div>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<item>
		<title>Lancement du nouveau consortium : Food Systems Alliance</title>
		<link>https://entraide.be/lancement-du-nouveau-consortium-food-systems-alliance/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Dec 2025 09:05:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Réseau nord]]></category>
		<category><![CDATA[Food Systems Alliance]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://entraide.be/?p=25846</guid>

					<description><![CDATA[Ensemble, nous mettons nos expertises au service d’une même cause : la justice alimentaire.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Jeudi 20 novembre, nous avons officiellement lancé la Food Systems Alliance, un consortium qui prolonge et élargit la première collaboration entre <strong>Autre Terre ONG</strong>, Humundi (ex SOS Faim Belgique) et <strong>Iles de Paix</strong> — désormais rejointes par <strong>Entraide et Fraternité</strong>, <strong>ngo Solidagro</strong>, et <strong>FIAN Belgium</strong>.</p>



<p>Née de l’union de ces six ONG belges engagées dans la coopération au développement, l’Alliance renforce notre capacité collective à transformer durablement nos systèmes alimentaires, en Belgique comme dans le reste du monde, en s’appuyant sur un réseau mondial de plus de 100 organisations partenaires.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Ensemble, nous mettons nos expertises au service d’une même cause : la justice alimentaire. »</p>
</blockquote>



<p>Merci à toutes celles et ceux qui ont participé à cet événement, ainsi qu’aux intervenant·es qui ont enrichi les échanges : Pr. <strong>Philippe Baret</strong> (UCLouvain), <strong>Million Belay</strong> (AFSA), Marion Michaud (DG INTPA – Commission européenne), Carole Demol (DGEO – DGD), <strong>Timothée Collin</strong> &nbsp;et toutes les équipes mobilisées pour faire de cet événement un moment fort. Une nouvelle étape commence — portée par la force du collectif&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="565" height="302" src="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2025/12/Food-Systems-Alliance.jpg" alt="Food Systems Alliance" class="wp-image-25851" srcset="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2025/12/Food-Systems-Alliance.jpg 565w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2025/12/Food-Systems-Alliance-300x160.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 565px) 100vw, 565px" /></figure>
</div>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>The Farmer Case &#8211; L’agriculteur, le grand pollueur et le juge</title>
		<link>https://entraide.be/publication/analyse2025-12/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Sep 2025 13:48:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Hugues Falys]]></category>
		<category><![CDATA[The Farmer Case]]></category>
		<category><![CDATA[TotalEnergies]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://entraide.be/?post_type=publication&#038;p=25446</guid>

					<description><![CDATA[Hugues Falys, agriculteur wallon, accompagné par trois associations, attaque en justice TotalEnergies, multinationale active dans les énergies fossiles.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-group fond-bleu"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<h2 class="wp-block-heading">En quelques mots…</h2>



<p>Hugues Falys, agriculteur wallon, accompagné par trois associations, attaque en justice TotalEnergies, multinationale active dans les énergies fossiles. Il espère ainsi que l’entreprise soit reconnue responsable de la pollution qu’elle émet et de ses conséquences néfastes sur ses activités agricoles. Au-delà de son cas personnel,</p>



<p>Hugues Falys et les associations qui l’accompagnent entendent</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>faire reconnaître la responsabilité de ces géants pollueurs dans le bouleversement climatique en cours ;</li>



<li>obliger ces pollueurs à assumer les conséquences néfastes de leurs activités, notamment en termes de dédommagements pour les pertes encourues ;</li>



<li>les forcer à mettre en place un vrai plan de transition pour sortir des énergies fossiles et ainsi réduire de façon significative et urgente les émissions de gaz à effet de serre.</li>
</ul>



<p>En 7 questions-réponses, cette analyse permet de mieux comprendre se qui se joue dans ce procès hors du commun&nbsp;: les conséquences concrètes du bouleversement climatique en cours et la responsabilisation des grands pollueurs de la planète.</p>
</div></div>



<h2 class="wp-block-heading">Le Farmer Case, qu’est-ce que c’est&#8239;?</h2>



<p>En français, «&nbsp;l’Affaire du fermier&nbsp;», c’est le procès à venir d’une énorme multinationale, attaquée en justice par un agriculteur wallon.&nbsp;</p>



<p>Hugues Falys est agriculteur à Lessines, dans le Hainaut, depuis plus de trente ans. Ces dernières années, à cause du dérèglement climatique, les évènements climatiques extrêmes s’enchaînent<sup class="modern-footnotes-footnote ">1</sup>, avec une augmentation des périodes de sécheresse et des vagues de chaleur, mettant à mal ses cultures. TotalEnergies fait partie des entreprises les plus polluantes du monde. C’est à ce titre que <strong>l’agriculteur demande à la justice que Total soit considéré responsable de la pollution qu’elle émet et de ses répercussions sur son travail</strong><sup class="modern-footnotes-footnote ">2</sup>.</p>



<p>De plus en plus fréquemment, les agriculteurs et agricultrices voient leurs cultures endommagées ou détruites par la sécheresse ou par des pluies torrentielles. Cela entraîne des pertes financières importantes pour une catégorie de travailleurs et travailleuses déjà moins bien rémunérée que la moyenne belge.</p>



<p>Hugues Falys, soutenu par trois associations – La ligue des droits humains, FIAN Belgique et Greenpeace – décide alors de saisir la justice et de demander réparation pour les dommages subis sur ses cultures.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Réchauffement climatique&nbsp;:&nbsp; où en sommes-nous&#8239;? Où allons-nous&#8239;?</h2>



<p>Selon les dernières moyennes climatiques relevées, nous serions actuellement à un réchauffement d’environ 1,3°C par rapport à la moyenne de référence de 1850-1900. En 2024, pour la première fois, nous avons connu plus de 12 mois d’affilée où l’augmentation de température était supérieure à 1,5°C<sup class="modern-footnotes-footnote ">3</sup>.</p>



<div class="wp-block-columns fond-bleu is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<h3 class="wp-block-heading">Des impacts genrés</h3>



<p>La crise climatique n’est pas neutre&nbsp;: elle impacte certaines parties de la population plus que d’autres. C’est notamment le cas des femmes, qui sont de manière générale plus fortement impactées par le dérèglement climatique. Les agricultrices wallonnes ont un accès à la terre moindre et des revenus plus faibles en moyenne que leurs homologues masculins.</p>



<p>Ces inégalités se retrouvent renforcées par le changement climatique qui rend les terres cultivables plus rares et les revenus financiers plus faibles. Le changement climatique a également pour conséquence de renforcer les violences sexistes. Une étude montre que durant les périodes de vague de chaleur, les féminicides augmentent de 28%.</p>
</div>
</div>



<p>Avec le dérèglement climatique, les événements météorologiques extrêmes vont devenir de plus en plus fréquents. Un panel d’experts s’est récemment penché plus précisément sur les incidences du dérèglement climatique en Région wallonne<sup class="modern-footnotes-footnote ">4</sup>. Selon les dernières données, <strong>la Wallonie fait partie des zones du monde qui se réchaufferont plus rapidement que d’autres</strong>. Ainsi, on estime que lorsque le réchauffement global sera de 2°C, nous aurons déjà en Wallonie subi localement un réchauffement allant de 3 à 4°C, selon les zones. Les inondations, les vagues de chaleur, les sécheresses et les tempêtes sont les événements climatiques extrêmes qui s’accentueront le plus dans notre région.</p>



<p>Si une augmentation de 2°C peut paraître une faible différence, gardons en tête que cela équivaut à un climat du centre de la France et s’accompagne d’étés très chauds et secs, ou très pluvieux. Les pluies extrêmes seraient dans ce scénario deux fois plus fréquentes qu’aujourd’hui, entraînant également des risques d’inondation. Les vagues de chaleur seront également deux fois plus fréquentes que ce que nous connaissons actuellement. Les scénarios d’un réchauffement à 3 ou 4°C peuvent être consultés sur le Portail Climat de l’Agence wallonne de l’air et du climat<sup class="modern-footnotes-footnote ">5</sup>.&nbsp;</p>



<p><strong>Ces événements climatiques ont des conséquences très concrètes&nbsp;sur la santé, l’économie, les écosystèmes, les infrastructures, la biodiversité et l’agriculture.</strong> L’acidification des sols, la gestion de l’eau, le dérèglement des saisons ou encore la propagation d’insectes ravageurs représentent des défis de taille pour le monde agricole&#8230; Défis qui iront croisssant aux cours des prochaines années.</p>



<p>Pour les agriculteurs et agricultrices, la hausse des températures et ses conséquences nécessitent de s’adapter urgemment. Aujourd’hui, ce sont 8 agriculteurs et agricultrices sur 10 qui rencontrent directement des difficultés en raison du réchauffement climatique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quelles sont les conséquences concrètes pour cet agriculteur wallon&nbsp;?</h2>



<p>Hugues Falys cultive des céréales, des légumes, quelques fruits, et élève une centaine de vaches en élevage extensif<sup class="modern-footnotes-footnote ">6</sup> et biologique. Ces dernières années, les sécheresses et vagues de chaleur ont eu des conséquences importantes sur ses récoltes, réduisant sa production et le nombre de vaches qu’il a la capacité de nourrir grâce à ses cultures. Cela a donc pour lui un double prix (un triple en comptant celui du stress sur la santé)&nbsp;: il vend moins et ses coûts de production augmentent, puisqu’il est obligé d’acheter des céréales supplémentaires pour ses vaches, ses propres cultures ne suffisant plus à les nourrir. Il a également dû réduire le nombre de vaches de son cheptel.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi attaquer TotalEnergies&nbsp;?</h2>



<p>TotalEnergies, groupe français actif dans les énergies fossiles, fait partie des entreprises les plus polluantes du monde. Total appartient à ce qu’on appelle les « &nbsp;<em>supermajors &nbsp;</em>», les six plus grosses entreprises privées du secteur pétrolier et gazier, avec ExxonMobil, Shell, Chevron, BP et ConocoPhillips<sup class="modern-footnotes-footnote ">7</sup>. En Belgique, Total est le premier distributeur du pays, notamment grâce à son rachat de Petrofina en 1999.</p>



<p>Dans les années 70, Total, bien que déjà très conscient des impacts de ses activités sur le réchauffement climatique, décide de créer le doute quant à l’origine de ce réchauffement, dans le but de ralentir les politiques climatiques qui pourraient être prises aux dépens de ses activités<sup class="modern-footnotes-footnote ">8</sup>.</p>



<p>Depuis, Total prétend se verdir, mais sa transition – bien qu’importante &#8211; reste anecdotique et relève surtout du <em>greenwashing</em>. Sur ses investissements, plus de 70% sont toujours consacrés aux énergies fossiles. Un rapport estime que d’ici à 2030, le pétrole et le gaz représenteront encore 80% du mix énergétique produit par Total&nbsp;: une transition bien trop lente au regard des enjeux et des conséquences déjà bien réelles<sup class="modern-footnotes-footnote ">9</sup>.</p>



<p>De plus, Total est également bien connu pour de nombreuses violations des droits humains dans différents pays, notamment au Yémen.</p>



<p>Plus qu’une compensation financière, c’est un appel à plus d’égalité qui se joue ici. Pour l’année 2024, Total déclare des bénéfices nets de 15,2 milliards d’euros et les dividendes reversés aux actionnaires dépassent les 13 milliards<sup class="modern-footnotes-footnote ">10</sup>. Pourtant, ces bénéfices se font au détriment de la société&nbsp;: <strong>quand Total produit pour s’enrichir, notre santé, notre environnement, notre agriculture, nos villes se dégradent et en paient le prix fort.</strong> Le changement climatique est doublement lié aux inégalités&nbsp;: nous sommes inégaux dans notre exposition aux changements climatiques et inégaux dans notre capacité à y répondre.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quels sont les objectifs visés par la plainte&nbsp;?</h2>



<p>Hugues Falys attaque TotalEnergies sur la base d’un article du Code civil belge qui oblige une personne ou une entreprise qui aurait commis une faute à réparer les dommages engendrés. Il doit donc prouver trois éléments&nbsp;: 1) que TotalEnergies est en faute, 2) que le fermier a subi des dommages et 3) que la faute de Total est en lien avec ces dommages. Il espère, par cette action, <strong>obtenir une reconnaissance des dégâts et des impacts colossaux que le dérèglement climatique a sur sa ferme</strong>.</p>



<p><strong>Il espère également que cela poussera TotalEnergies à enfin proposer un plan de transition crédible</strong> vers une énergie durable. Car l’entreprise continue d’investir dans de nouveaux projets d’énergies fossiles et cela doit cesser.&nbsp;</p>



<p>Enfin, il souhaite <strong>que les entreprises</strong> qui affectent ainsi la vie de milliers de personnes<strong> soient reconnues responsables de leurs actions et de leurs conséquences néfastes.</strong> Ces multinationales violent les droits humains et détruisent l’environnement en toute impunité.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Si Hugues Falys sort vainqueur de ce procès, il s&rsquo;engage à reverser l’intégralité du montant de réparation à l’association <em>Farm for Good</em>, un réseau de fermes qui facilite la transition vers l’agroécologie et des pratiques agricoles plus durables.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Utiliser la justice, ça marche&nbsp;?</h2>



<p>Il est devenu de plus en plus courant, ces dernières années, d’utiliser la justice pour des affaires liées au climat. En juillet dernier, un jugement historique de la Cour internationale de Justice affirmait que «<em>&nbsp;les États ont l’obligation de prévenir les dommages significatifs à l’environnement et doivent coopérer de bonne foi pour enrayer le changement climatique&nbsp;</em>»<sup class="modern-footnotes-footnote ">11</sup>.</p>



<p><strong>Plusieurs États, dont la Belgique et les Pays-Bas, ont déjà été condamnés par leur cour de justice nationale</strong> à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, par des procès appelés respectivement «&nbsp;Klimaatzaak&nbsp;» et «&nbsp;affaire Urgenda&nbsp;».&nbsp; En 2021, aux Pays-Bas, l’entreprise Shell avait également été condamnée et forcée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 45% d’ici à 2030. Shell remporta ensuite l’affaire en appel. Les éléments qui ressortent de ce dossier permettent néanmoins de renforcer la préparation du procès à venir<sup class="modern-footnotes-footnote ">12</sup>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Au Parlement européen&nbsp;:&nbsp; surdité sélective</h2>



<p>En juin 2023, le Parlement européen votait la directive sur le devoir de vigilance des entreprises. C’était l’aboutissement d’un long parcours législatif et d’une large mobilisation de la société civile qui trouvait son origine dans le drame du Rana Plaza, au Bangladesh, en avril 2013<sup class="modern-footnotes-footnote ">13</sup>.</p>



<p><strong>En 2025, sous couvert d’une «&nbsp;simplification&nbsp;administrative », la Commission européenne mettait sur la table la loi «&nbsp;Omnibus&nbsp;», qui détricote une série d’avancées sociales et environnementales, dont ce devoir de vigilance des entreprises. </strong>Le Farmer Case met pourtant en lumière l’impérieuse nécessité de la responsabilisation des sociétés, en particulier les plus toxiques pour la planète. C’est indispensable si&nbsp; l’on veut limiter les catastrophes climatiques dans les années qui viennent.</p>



<p>Si certains géants, comme TotalEnergies, se limitent à du <em>greenwashing</em>, d’autres, et non des moindres, sont demandeurs d’une législation européenne qui impose des règles sociales et environnementales. Pour preuve, le 15 septembre 2025, le Forum européen pour l’investissement responsable (Eurosif) et ses alliés dans le financement durable ont relancé leur déclaration en faveur des règles de durabilité, avec 477 signataires (contre 198 le 1er juillet), dont de nombreuses entreprises comme Aldi, EDF, Decathlon, H&amp;M, IKEA, Nestlé, Nokia, l&rsquo;Occitane, Vattenfall. Pas (seulement) par conscience écologique&nbsp;: dans cette déclaration, Eurosif explique que <strong><em>«&nbsp;les entreprises qui appliquent les règles européennes en matière de durabilité sont susceptibles d&rsquo;être plus résilientes, mieux préparées aux défis et opportunités liés à la durabilité, et plus à même de communiquer ces facteurs aux investisseurs et aux autres acteurs financiers.&nbsp;»</em></strong><sup class="modern-footnotes-footnote ">14</sup></p>



<p>Le 23 septembre dernier, lors une table ronde organisée au Parlement européen par l’Institut danois des droits humains et des députés européens, <em>«&nbsp;les entreprises ont insisté sur l&rsquo;importance de s&rsquo;assurer qu&rsquo;elles peuvent exercer leur devoir de diligence tout au long de leur chaîne de valeur (conformément à la proposition initiale et aux principes directeurs des Nations Unies).</em>&nbsp;» Elles ont, comme les entreprises d’Eurosif, souligné <strong>les avantages commerciaux de cette vigilance par rapport aux droits humains et à l’environnement</strong>&nbsp;: <em>«&nbsp;garantir leur compétitivité, attirer des investissements, éviter les poursuites judiciaires, conserver la confiance des consommateurs et protéger leur réputation.&nbsp;»<sup class="modern-footnotes-footnote ">15</sup></em></p>



<p>Mais les parlementaires favorables à l’assouplissement du devoir de vigilance n’étaient pas là pour entendre ces arguments. Si ces déclarations montrent à la société civile progressiste qu’elle a des alliés, non seulement parmi les politiques, mais aussi dans le monde des entreprises (et non des moindres), elle met aussi en lumière la surdité sélective des politiques partisans de la dérégulation à tout crin – et quel qu’en soit le prix pour l’humanité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment agir&nbsp;?</h2>



<p><strong>Les plaidoiries du Farmer Case ont lieu les 19 et 26 novembre 2025 au tribunal de l’entreprise de Tournai</strong>. Quelle que soit l’issue du procès, il est important de montrer que des citoyen·nes soutiennent l&rsquo;agriculteur et souhaitent la fin de l’impunité des gros pollueurs.</p>



<p><strong>Un formulaire en ligne permet aux citoyen·nes de montrer leur adhésion à la cause défendue par Hugues Falys. Il est disponible sous le lien suivant&nbsp;: </strong><a href="https://www.thefarmercase.be/soutenir-hugues/" rel="nofollow noopener" target="_blank">thefarmercase.be/soutenir-hugues</a></p>



<p>Rappelons que s’il est déjà très tard pour agir contre le bouleversement climatique, il n’est jamais trop tard pour le garder dans des limites supportables. Chaque dixième de degré fait une différence, et <strong>agir au plus vite permettra de limiter les dégâts et de garder une terre viable pour les humains.</strong></p>



<p></p>
<div>1&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;«&nbsp;Evènement climatique extrême, c’est le nom donné à un phénomène météorologique qui se caractérise par son intensité&nbsp;: canicules, cyclones, ouragans, pluies torrentielles, sécheresses, … Le GIEC, dans son rapport de 2012, indique que ces phénomènes vont s’intensifier avec la hausse de la température globale. (<a href="https://www.ipcc.ch/site/assets/uploads/2018/03/IPCC_SREX_FR_web-1.pdf">IPCC_SREX_FR_web-1.pdf</a>)</div><div>2&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voir le site <a href="https://www.thefarmercase.be">thefarmercase.be</a>, dont est tirée une partie des informations présentées dans cette analyse</div><div>3&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href="https://www.un.org/fr/climatechange/science/climate-issues/degrees-matter">1,5 °C&nbsp;: ce que ça signifie et pourquoi c’est important</a> | Nations Unies</div><div>4&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href="https://portailclimat-awac.be/projections?degree=2&amp;indicateur=tmoy&amp;location=R%C3%A9gion%20Wallonne&amp;temporality=year">Portail Climat</a> &#8211; AWAC</div><div>5&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href="https://portailclimat-awac.be/projections?degree=2&amp;indicateur=tmoy&amp;location=R%C3%A9gion%20Wallonne&amp;temporality=year">Portail Climat</a> &#8211; AWAC</div><div>6&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;L’élevage intensif est un mode d’élevage industriel, où un grand nombre d’animaux sont élevés dans un espace restreint . Au contraire, l&rsquo;élevage extensif privilégie les grands espaces et les ressources locales pour l’alimentation des animaux.</div><div>7&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/10/26/total-est-il-vraiment-l-un-des-plus-gros-pollueurs-de-la-planete_5375225_4355770.html">Total est-il vraiment l’un des plus gros pollueurs de la planète&nbsp;?</a> &#8211; Le Monde</div><div>8&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href="https://www.thefarmercase.be/les-parties/#totalenergies">Les Parties</a> &#8211; Thefarmercase.be</div><div>9&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Ibid</div><div>10&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href="https://www.greenpeace.fr/espace-presse/15-2-milliards-deuros-de-benefices-pour-totalenergies-lindecente-lucrativite-des-pollueurs/">15.2 milliards d’euros de bénéfices pour TotalEnergies&nbsp;: l’indécente lucrativité des pollueurs</a> &#8211; Espace Presse Greenpeace France</div><div>11&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href="https://unric.org/fr/climat-avis-historique-de-la-cij-sur-les-obligations-des-etats/">Climat&nbsp;: avis historique de la CIJ sur les obligations des Etats</a> – ONU France</div><div>12&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href="https://www.thefarmercase.be/faq-3/">FAQ &#8211; Thefarmercase.be</a></div><div>13&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voir notamment <a href="https://entraide.be/publication/analyse2024-05/">Devoir de vigilance des entreprises&nbsp;: la finance hors-la-loi&nbsp;?</a>, par Lora Verheecke, analyse, Entraide et Fraternité, 2024. </div><div>14&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href="https://www.eurosif.org/wp-content/uploads/2025/06/Joint-statement-Omnibus.pdf">Joint-statement-Omnibus.pdf</a> &#8211; Eurosif</div><div>15&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href="https://www.sustainableviews.com/editors-note-policymakers-arent-really-listening-to-business-758f24b4/">Editor’s note: policymakers aren’t really listening to business</a> &#8211; SustainableViews</div>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Dette écologique : l’heure de rendre des comptes</title>
		<link>https://entraide.be/dette-ecologique-lheure-de-rendre-des-comptes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Sep 2025 10:54:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[jt222]]></category>
		<category><![CDATA[Justice écologique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://entraide.be/?p=25388</guid>

					<description><![CDATA[La dette écologique est au cœur des inégalités mondiales. Alors que les pays les plus riches ont historiquement épuisé les ressources de la planète et produit la majeure partie des émissions de gaz à effet de serre, ce sont les pays les plus pauvres qui paient aujourd’hui le prix fort du changement climatique.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="titre-trois">La dette écologique est au cœur des inégalités mondiales. Alors que les pays les plus riches ont historiquement épuisé les ressources de la planète et produit la majeure partie des émissions de gaz à effet de serre, ce sont les pays les plus pauvres qui paient aujourd’hui le prix fort du changement climatique. Malgré des discours internationaux répétés, comme lors de la récente conférence de Séville sur le financement du développement, peu d’actions concrètes viennent apaiser cette injustice.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Qu’est-ce que la dette écologique ?</h2>



<p>La dette écologique désigne les déséquilibres environnementaux et économiques entre le Nord et les pays du Sud.</p>



<p>Elle s’appuie sur un constat : 80% des émissions historiques de gaz à effet de serre proviennent des pays du G20 (États-Unis, Chine, Union européenne…), tandis que les pays les moins industrialisés n’en sont responsables qu’à hauteur de 4%. Pourtant, ce sont bien ces derniers qui subissent de plein fouet les conséquences du changement climatique.</p>



<p>Ce déséquilibre environnemental vient s’ajouter à une crise de la dette financière plus ancienne, héritée du colonialisme et de la dépendance aux institutions financières internationales. De nombreux pays du Sud doivent aujourd’hui consacrer davantage de ressources au remboursement de leur dette qu’à la santé, à l’éducation ou à la lutte contre le réchauffement climatique. On parle alors d’un double fardeau : écologique et financier.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un sommet sans réponses concrètes</h2>



<p>À la conférence sur le financement du développement de Séville, organisée par les Nations Unies du 30 juin au 03 juillet, les attentes étaient fortes. Les ONG et acteurs de la société civile espéraient une refonte en profondeur de l’architecture financière internationale. Malgré les discours affichant de bonnes intentions, les résultats ont été largement décevants. Aucune avancée significative n’a ainsi été obtenue : pas de mécanisme contraignant, pas de convention internationale sur la dette, et peu de mesures réellement nouvelles, hormis quelques promesses d’études et de coordination technique. L’Union européenne elle-même a été pointée du doigt pour avoir bloqué des réformes ambitieuses, notamment la création d’un mécanisme multilatéral de gestion des dettes souveraines. Une opportunité manquée de remettre de la justice dans un système qui, en l’état, perpétue les inégalités.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un système au bord de l’effondrement</h2>



<p>Les données les plus récentes donnent pourtant la mesure de l’urgence. En 2023, 921 milliards de dollars ont été versés par les pays du Sud pour le service de leur dette, soit presque le double du montant enregistré dix ans plus tôt.</p>



<p>Plus de 3,4 milliards de personnes vivent dans des pays qui consacrent plus d’argent à rembourser leur dette qu’à leurs services sociaux de base.</p>



<p>En Zambie, par exemple, les hôpitaux manquent de médicaments, les écoles ferment faute d’enseignants, et le coût de la vie explose.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Les citoyens ordinaires paient le prix dévastateur d’accords auxquels ils n’ont jamais consenti.</p>
<cite><strong>Mputa Ngalande</strong>, Coordinateur national de la Fight Inequality Alliance en Zambie</cite></blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">Des voix s’élèvent, timidement</h2>



<p>Malgré cette inertie globale, certaines initiatives émergent. Le pape Léon XIV, dans un message vidéo adressé à des universitaires brésiliens, a relancé l’appel à une remise de la dette publique et écologique, en préparation de la COP30. Il a réaffirmé l’importance d’une justice écologique et sociale portée par les universités et les mouvements citoyens.</p>



<p>Dans le prolongement, le Dicastère (« ministère » au Vatican) pour le Développement humain intégral a proposé une nouvelle architecture financière mondiale qui intégrerait un « crédit écologique » en faveur des pays les plus touchés par les désastres climatiques.</p>



<p>Quant à l’Espagne, elle a mis en place un mécanisme innovant : la conversion annuelle de 60 millions d’euros de dette en investissements sociaux et environnementaux, touchant des secteurs comme l’éducation, la santé ou la transition énergétique. Une initiative louable mais encore marginale à l’échelle mondiale.</p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<h3 class="wp-block-heading">Deux revendications urgentes</h3>



<p>Face à l’inaction persistante et à la gravité de la situation, deux revendications majeures doivent aujourd’hui être portées avec force :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li>L’annulation inconditionnelle des dettes insoutenables, pour libérer les ressources nécessaires afin de permettre aux pays concernés de garantir les droits humains fondamentaux, de faire face à l’urgence climatique et de construire des sociétés plus égalitaires.</li>



<li>La création d’une convention-cadre internationale sur la dette souveraine, portée par les Nations unies, qui établirait des règles justes, équitables, transparentes et applicables à tous, et permettrait de prévenir les crises de manière durable.</li>
</ol>



<p></p>
</div>
</div>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<item>
		<title>Agro é Fogo, gardien des territoires brésiliens</title>
		<link>https://entraide.be/agro-e-fogo-gardien-des-territoires-bresiliens/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Sep 2025 10:14:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Accaparement de terres]]></category>
		<category><![CDATA[Agro é Fogo]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[jt222]]></category>
		<category><![CDATA[MOCICC]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://entraide.be/?p=25370</guid>

					<description><![CDATA[Incendies criminels afin d’expulser les indigènes de leur territoire, assassinats de paysan·ne·s qui refusent de céder leur terre ancestrale… Au [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="titre-trois">Incendies criminels afin d’expulser les indigènes de leur territoire, assassinats de paysan·ne·s qui refusent de céder leur terre ancestrale… Au Brésil, l’agro-industrie, avec la complicité d’une partie des autorités, fait partie des principaux commanditaires de ces actes criminels. Leur objectif ? Accaparer les terres des communautés locales pour y développer des élevages intensifs de bétail ou des champs de soja destinés à l’exportation.</p>



<p>Face à cette violence organisée, Agro é Fogo, partenaire d’Entraide et Fraternité, rassemble plus de 30 mouvements sociaux qui unissent leurs forces afin de défendre les terres, les droits et le mode de vie des peuples vivant en Amazonie mais aussi dans le Cerrado et le Pantanal.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Accompagner les communautés locales à mieux se défendre</h2>



<p>&nbsp;Ces derniers mois, Agro é Fogo a accompagné les communautés locales à la création de brigades d’intervention dont l’objectif est de lutter contre les incendies criminels.</p>



<p>&nbsp;Ces brigades ont ainsi été équipées (casques, gants résistants aux flammes, pompes à eau, etc.) et formées aux différentes méthodes de prévention et d’extinction du feu.</p>



<p>&nbsp;Agro é Fogo a également élaboré des protocoles communautaires de sécurité afin de faire face aux menaces et agressions récurrentes de l’agro-industrie. Plus de 400 paysan·ne·s ont bénéficié de cet accompagnement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Visibiliser pour mieux sensibiliser</h2>



<p>&nbsp;Pour Agro é Fogo, mettre en lumière les réalités vécues par les communautés locales – souvent ignorées ou invisibilisées – est une étape essentielle pour susciter le soutien des citoyen·ne·s. Plusieurs initiatives ont ainsi vu le jour pour porter leur voix :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Des vidéos, réalisées par les jeunes, racontent les menaces auxquelles ils font face mais aussi les solutions locales mises en oeuvre face à l’agroindustrie.</li>



<li>Un dossier d’analyse sur les incendies criminels et les conflits fonciers a été diffusé dans plusieurs régions du Brésil et même en Europe. Il est devenu une ressource de référence pour les chercheur·euse·s, journalistes et organisations de la société civile.</li>



<li>Un manuel a été publié pour déconstruire les récits dominants de l’agroindustrie et fournir aux communautés des outils d’analyse critique.</li>



<li>Une série de podcasts « Sur les traces du feu », produite en partenariat avec Le Monde diplomatique Brésil, a permis de toucher un large public à travers le pays.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Des luttes locales, une résistance globale</h2>



<p>Agro é Fogo a noué de nouveaux partenariats avec des organisations sud-américaines et asiatiques (notamment en Indonésie) qui accompagnent également des communautés indigènes face aux incendies criminels et aux agressions de l’agro-industrie. Ces collaborations ont permis d’échanger sur les défis communs, mais aussi et surtout, de partager les réussites afin de renforcer la lutte des communautés indigènes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Défendre la vie, ensemble</h2>



<p>&nbsp;Aujourd’hui, l’une des priorités d’Agro é Fogo est de porter la voix des communautés locales jusqu’à la COP30 et de se mobiliser contre l’accord UE-Mercosur, afin que les droits des peuples passent avant les intérêts de l’agroindustrie. Entraide et Fraternité continuera de soutenir et renforcer le combat essentiel d’Agro é Fogo. Un véritable combat pour la justice et la vie.</p>



<div class="wp-block-columns fond-bleu is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<h3 class="wp-block-heading">CPT Goiás : résistance dans la capitale de l’agro-industrie</h3>



<p>&nbsp;Entraide et Fraternité soutient aussi la CPT Goiás, qui défend les communautés paysannes dans la région de Goiás, considérée comme la capitale de l’agro-industrie au Brésil.</p>



<p>&nbsp;La CPT Goiás a fourni ces derniers mois une assistance juridique directe à quinze communautés. Parmi les luttes marquantes, les communautés quilombolas de Levantado et Extrema se sont opposées avec détermination à la société minière Calbrax.</p>



<p>&nbsp;Parallèlement, la CPT Goiás a formé les paysan·ne·s à l’agroécologie, permettant à 180 familles de se nourrir de manière saine et durable. 24 sources d’eau, qui étaient polluées ou asséchées, ont aussi été restaurées, offrant un accès à une eau potable à plus de 480 familles. La participation des jeunes aux différentes actions s’est accrue, garantissant la pérennité de la résistance paysanne à Goiás.</p>
</div>
</div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Laudato Si’ et les fabriques d’églises</title>
		<link>https://entraide.be/laudato-si-et-les-fabriques-deglises-soiree-du-13-mai-a-rochefort/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[romain stagiaire 2025]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 May 2025 10:34:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Sens et foi]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://entraide.be/?p=25032</guid>

					<description><![CDATA[Un projet innovant a vu le jour dans le diocèse de Namur à l’initiative d’Entraide et Fraternité / Action Vivre Ensemble]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p> La démarche est issue d’un processus collaboratif incluant un ensemble d’acteurs soucieux de transition écologique et de justice sociale : Entraide et Fraternité / Action Vivre Ensemble, Service diocésain des Solidarités, Service diocésain aux fabriques d’églises, asbl Terre-en-Vue, asbl RAPel. Il vise à expérimenter quelques « projets-pilote » au niveau local avec des fabriciens désireux d’explorer cette possibilité. Comme « personne morale de droit public », une fabrique gère l’église et le presbytère qu’elle finance notamment via la gestion d’autres biens : champs, bois, maisons, … Et c’est là que les orientations peuvent être impulsées sans du tout compromettre la mission première d’une fabrique, ni lui occasionner un surcroît de travail. Deux « volets » composent le projet : les terres et les bâtiments.</p>



<p>Le volet «&nbsp;terre&nbsp;» bénéficie de l’appui de l’asbl «&nbsp;Terre-en-Vue&nbsp;», qui accompagne depuis plus de dix ans des entités publiques dans la gestion de leur patrimoine agricole dans le but de faciliterl’accès à la terre en Belgique, soustraire les terres de la spéculation foncière, cultiver la solidarité, dynamiser l’économie des milieux ruraux et renforcer l’action citoyenne…toutes orientations bien présentes dans <em>Laudato Si’</em>. TeV cherche à valoriser la vocation nourricière de la terre en repérant des terres disponibles au rachat dans le cadre de sa coopérative. Concrètement, l’asbl peut aider les fabriques dans l’inventaire de leurs terres ou la rédaction d’un cahier des charges, conseiller en matière de bail à ferme et soutenir des partenariats locaux.</p>



<p>C’est à ce premier volet qu’une vingtaine de fabriciens, mais aussi des agriculteurs locaux, ont réfléchi ce 13 mai à Rochefort, en présence également de l’échevin de l’agriculture. Une soirée co-organisée par Entraide et Fraternité / Action Vivre Ensemble, le groupe <em>Laudato Si’ </em>local (soutenu par le doyen Jules Solot) et le mouvement « Nourrir Rochefort Demain », piloté par Nicole Willem. Après l’intervention de Françoise Ansay de TeV, quatre sous-groupes ont réfléchi aux projets concrets possibles dans la localité en cherchant à identifier les obstacles et les opportunités. En cohérence avec l’objectif du jour, un repas a été préparé à partir de produits fournis par un jeune couple d’agriculteurs locaux (Emille &amp; Camille) qui exploitent précisément une terre fabricienne sur Serinchamps. Une soirée riche en échanges conclue par l’appel d’un autre jeune agriculteur lancé aux fabriques représentées : « vous pouvez favoriser l’installation de jeunes agriculteurs et sensibiliser les aînés à transmettre la mémoire de la terre ».</p>



<p>Le volet «&nbsp;bâtiment&nbsp;» fera l’objet d’une seconde séance à l’automne avec l’appui de l’asbl <em>RAPel </em>(Rassemblement des Associations de Promotion du Logement). Les APL agissent en faveur de l’intégration sociale par l’habitat via la mise à disposition d’un logement décent, une assistance administrative, technique ou juridique et des projets innovants. Comme TeV, elles proposent des partenariats locaux que pourraient intégrer certaines fabriques en faveur de projets d’accompagnement social. A suivre donc…</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Foire paysanne à Bierleux-Haut&#160;: moins de pétrole, plus de communs&#8239;!</title>
		<link>https://entraide.be/events/event/foire-paysanne-a-bierleux-haut-moins-de-petrole-plus-de-communs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[romain stagiaire 2025]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 May 2025 07:46:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Rencontre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://entraide.be/?post_type=event&#038;p=24825</guid>

					<description><![CDATA[Venez vivre une journée inspirante autour de la paysannerie, de la sobriété fossile et des alternatives concrètes pour une agriculture plus robuste et solidaire !]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="x_elementToProof">Venez vivre une journée inspirante autour de la paysannerie, de la sobriété fossile et des alternatives concrètes pour une agriculture plus robuste et solidaire !</div>
<div></div>
<div class="x_elementToProof">Dans un monde où les énergies fossiles dominent encore largement nos modes de production et de consommation, cette petite ferme-école propose une autre voie : Polyculture collective, transmission de savoir-faire, traction animale, low-tech, Paniers de légumes hebdomadaires … autant de pratiques qui inspirent une agriculture respectueuse des écosystèmes et des humains.</div>
<div></div>
<div class="x_elementToProof">Cette journée est aussi l’occasion d’explorer les liens entre agriculture, solidarité internationale et transition écologique. Plusieurs ONG et associations actives dans la transition écologique, le soutien à l&rsquo;agriculture locale et aux luttes paysannes viendront enrichir les discussions sur la résilience alimentaire et la nécessité de repenser notre rapport à la Terre et aux ressources.</div>
<div class="x_elementToProof" aria-hidden="true"></div>
<div class="x_elementToProof">
<h2>Au programme</h2>
<p>10h &#8211; 12h : Visite guidée du jardin &amp; démonstration de traction animale<br />
12h &#8211; 14h : barbecue maison et assiettes du jardin<br />
14h &#8211; 16h : Conférence théâtrale « Le monde est moche, la vie est belle » avec Jean-Yves Buron<br />
16h &#8211; 18h : Visite guidée &amp; traction animale (bis pour les curieux !)</p>
</div>
<h2 class="x_elementToProof">Toute la journée</h2>
<div></div>
<ul>
<li class="x_elementToProof">Balades en poney (pour les enfants)</li>
<li class="x_elementToProof">Stands associatifs &amp; animations</li>
<li class="x_elementToProof">Petites restaurations et bières locales &#8211;</li>
</ul>
<div class="x_elementToProof">Une journée pour découvrir, apprendre, s’interroger, et surtout imaginer ensemble de nouvelles manières de cultiver la Terre… et le lien social.</div>
<div></div>
<div class="x_elementToProof">Infos &amp; inscriptions (souhaitées pour le barbecue) : <u><a id="OWA28931215-2440-cb7e-480c-7bbbe3eb0e78" class="x_OWAAutoLink" title="mailto:julie.culot@cncd.be" href="mailto:julie.culot@cncd.be" data-linkindex="0">julie.culot@cncd.be</a></u></div>
<div></div>
<div class="x_elementToProof">On vous attend nombreux-ses, curieux-ses et motivé-es !</div>
<div></div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Pérou: quand la terre nourrit l’espoir</title>
		<link>https://entraide.be/perou-quand-la-terre-nourrit-lespoir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[romain stagiaire 2025]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Apr 2025 09:36:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Radio]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://entraide.be/?p=24700</guid>

					<description><![CDATA[Axelle Fischer, secrétaire générale d’Entraide et Fraternité était l'invitée de l'émission "Il était une foi" de Cathobel du 6 avril 2025.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="titre-trois">Axelle Fischer, secrétaire générale d’Entraide et Fraternité était l&rsquo;invitée de l&rsquo;émission « Il était une foi » du 6 avril 2025.</p>



<p>Face à l&rsquo;insécurité alimentaire et la précarité, comment les Péruviens assurent-ils leur survie? CathoBel s&rsquo;est rendu au Pérou pour visiter les projets d&rsquo;agroécologie urbaine soutenus par l&rsquo;ONG belge Entraide et Fraternité. <br><br><a href="https://podcast.ausha.co/cathobel-podcasts/perou-quand-la-terre-nourrit-l-espoir" data-type="link" data-id="https://www.cathobel.be/2025/04/reportage-au-perou-quand-lagroecologie-devient-un-rempart-a-la-crise/" rel="nofollow noopener" target="_blank">Nous vous invitons à découvrir le reportage</a> réalisé par Cathobel.</p>



<p><strong>Présentation</strong>: Angélique Tasiaux et Manu Van Lier &#8211;&nbsp;<strong>Production</strong>: CathoBel &#8211;&nbsp;<strong>Diffusion</strong>: La Première (RTBF)</p>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
