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	<title>Justice écologique &#8211; Entraide et Fraternité</title>
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	<description>Pour que la Terre tourne plus JUSTE !</description>
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	<title>Justice écologique &#8211; Entraide et Fraternité</title>
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		<title>Dette écologique : l’heure de rendre des comptes</title>
		<link>https://entraide.be/dette-ecologique-lheure-de-rendre-des-comptes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Sep 2025 10:54:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[jt222]]></category>
		<category><![CDATA[Justice écologique]]></category>
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					<description><![CDATA[La dette écologique est au cœur des inégalités mondiales. Alors que les pays les plus riches ont historiquement épuisé les ressources de la planète et produit la majeure partie des émissions de gaz à effet de serre, ce sont les pays les plus pauvres qui paient aujourd’hui le prix fort du changement climatique.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="titre-trois">La dette écologique est au cœur des inégalités mondiales. Alors que les pays les plus riches ont historiquement épuisé les ressources de la planète et produit la majeure partie des émissions de gaz à effet de serre, ce sont les pays les plus pauvres qui paient aujourd’hui le prix fort du changement climatique. Malgré des discours internationaux répétés, comme lors de la récente conférence de Séville sur le financement du développement, peu d’actions concrètes viennent apaiser cette injustice.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Qu’est-ce que la dette écologique ?</h2>



<p>La dette écologique désigne les déséquilibres environnementaux et économiques entre le Nord et les pays du Sud.</p>



<p>Elle s’appuie sur un constat : 80% des émissions historiques de gaz à effet de serre proviennent des pays du G20 (États-Unis, Chine, Union européenne…), tandis que les pays les moins industrialisés n’en sont responsables qu’à hauteur de 4%. Pourtant, ce sont bien ces derniers qui subissent de plein fouet les conséquences du changement climatique.</p>



<p>Ce déséquilibre environnemental vient s’ajouter à une crise de la dette financière plus ancienne, héritée du colonialisme et de la dépendance aux institutions financières internationales. De nombreux pays du Sud doivent aujourd’hui consacrer davantage de ressources au remboursement de leur dette qu’à la santé, à l’éducation ou à la lutte contre le réchauffement climatique. On parle alors d’un double fardeau : écologique et financier.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un sommet sans réponses concrètes</h2>



<p>À la conférence sur le financement du développement de Séville, organisée par les Nations Unies du 30 juin au 03 juillet, les attentes étaient fortes. Les ONG et acteurs de la société civile espéraient une refonte en profondeur de l’architecture financière internationale. Malgré les discours affichant de bonnes intentions, les résultats ont été largement décevants. Aucune avancée significative n’a ainsi été obtenue : pas de mécanisme contraignant, pas de convention internationale sur la dette, et peu de mesures réellement nouvelles, hormis quelques promesses d’études et de coordination technique. L’Union européenne elle-même a été pointée du doigt pour avoir bloqué des réformes ambitieuses, notamment la création d’un mécanisme multilatéral de gestion des dettes souveraines. Une opportunité manquée de remettre de la justice dans un système qui, en l’état, perpétue les inégalités.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un système au bord de l’effondrement</h2>



<p>Les données les plus récentes donnent pourtant la mesure de l’urgence. En 2023, 921 milliards de dollars ont été versés par les pays du Sud pour le service de leur dette, soit presque le double du montant enregistré dix ans plus tôt.</p>



<p>Plus de 3,4 milliards de personnes vivent dans des pays qui consacrent plus d’argent à rembourser leur dette qu’à leurs services sociaux de base.</p>



<p>En Zambie, par exemple, les hôpitaux manquent de médicaments, les écoles ferment faute d’enseignants, et le coût de la vie explose.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Les citoyens ordinaires paient le prix dévastateur d’accords auxquels ils n’ont jamais consenti.</p>
<cite><strong>Mputa Ngalande</strong>, Coordinateur national de la Fight Inequality Alliance en Zambie</cite></blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">Des voix s’élèvent, timidement</h2>



<p>Malgré cette inertie globale, certaines initiatives émergent. Le pape Léon XIV, dans un message vidéo adressé à des universitaires brésiliens, a relancé l’appel à une remise de la dette publique et écologique, en préparation de la COP30. Il a réaffirmé l’importance d’une justice écologique et sociale portée par les universités et les mouvements citoyens.</p>



<p>Dans le prolongement, le Dicastère (« ministère » au Vatican) pour le Développement humain intégral a proposé une nouvelle architecture financière mondiale qui intégrerait un « crédit écologique » en faveur des pays les plus touchés par les désastres climatiques.</p>



<p>Quant à l’Espagne, elle a mis en place un mécanisme innovant : la conversion annuelle de 60 millions d’euros de dette en investissements sociaux et environnementaux, touchant des secteurs comme l’éducation, la santé ou la transition énergétique. Une initiative louable mais encore marginale à l’échelle mondiale.</p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<h3 class="wp-block-heading">Deux revendications urgentes</h3>



<p>Face à l’inaction persistante et à la gravité de la situation, deux revendications majeures doivent aujourd’hui être portées avec force :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li>L’annulation inconditionnelle des dettes insoutenables, pour libérer les ressources nécessaires afin de permettre aux pays concernés de garantir les droits humains fondamentaux, de faire face à l’urgence climatique et de construire des sociétés plus égalitaires.</li>



<li>La création d’une convention-cadre internationale sur la dette souveraine, portée par les Nations unies, qui établirait des règles justes, équitables, transparentes et applicables à tous, et permettrait de prévenir les crises de manière durable.</li>
</ol>



<p></p>
</div>
</div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’Amazonie pour témoigner des défis de la COP30</title>
		<link>https://entraide.be/lamazonie-pour-temoigner-des-defis-de-la-cop30/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Sep 2025 10:36:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[COP]]></category>
		<category><![CDATA[jt222]]></category>
		<category><![CDATA[Justice écologique]]></category>
		<category><![CDATA[MOCICC]]></category>
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					<description><![CDATA[La COP30 se tiendra en Amazonie en novembre : l’occasion pour nos partenaires du Brésil et du Pérou de dénoncer l’exploitation des ressources naturelles]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="titre-trois">La COP30 se tiendra en Amazonie en novembre : l’occasion pour nos partenaires du Brésil et du Pérou de dénoncer l’exploitation des ressources naturelles qui, parfois même au nom de la transition, continue de saccager la vie et la biodiversité des pays du Sud. Et d’augmenter notre dette écologique à leur égard.</p>



<p>Si l’histoire des COP a été marquée par le Protocole de Kyoto (1997) ou les Accords de Paris (2015), les dernières années n’ont pas donné lieu à des développements enthousiasmants. C’est même plutôt le contraire : publié en juin, un rapport d’un groupe d’experts du climat estime que la limitation du réchauffement climatique à 1,5 °C (l’objectif de Paris) n’est tout simplement plus atteignable ! Malgré les COP, les émissions de CO2 continuent de grimper alors qu’elles devraient depuis longtemps avoir commencé à suivre le chemin inverse. Bref, nous sommes passés d’un objectif à atteindre à la recherche de solutions pour atténuer l’inéluctable…</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dette écologique et extractivisme</h2>



<p>Alors, dans ces conditions, il est difficile d’imaginer que, subitement, serait possible ce qui ne l’a pas été depuis des décennies. Tout récemment, la conférence de Séville sur le financement du développement et la réunion de Bonn préparatoire à la COP ont mis en évidence l’incapacité des pays riches à prendre des mesures fortes tant en termes de lutte contre le dérèglement climatique que sur la dette des pays du Sud.</p>



<p>Deux sujets qui sont liés au travers de la notion de « dette écologique » réactualisée par le pape Léon XIV, qui a explicitement demandé aux participants de la COP30 « de réfléchir ensemble à une possible remise de la dette publique et de la dette écologique ». De quoi s’agit-il ? Du fait qu’à côté de la dette financière contractée par les pays du Sud à l’égard de ceux du Nord, il existe celle, écologique, que les pays riches « doivent » aux pays appauvris. Ces pays qui, non seulement, ne participent que marginalement aux émissions de CO2, mais aussi qui voient leurs ressources naturelles (sur) exploitées par le Nord (Chine et Inde comprises) à des fins consuméristes.</p>



<div class="wp-block-columns red-message is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<h3 class="wp-block-heading">Les États pollueurs sont responsables</h3>



<p>Le 23 juillet, la Cour internationale de justice (CIJ), à La Haye, a pris une décision historique. Sur plainte du Vanuatu (une île du Pacifique menacée de disparition par la montée des eaux provoquée par le réchauffement climatique), la CIJ a considéré que les États qui ne respectent pas leurs obligations climatiques sont responsables de leurs actes et sont dans l’illégalité. Ce qui entraîne une obligation de réparation de leur part ! Même si cet avis n’est pas contraignant, il menace désormais les pays riches de procédures en réparation. Et place pour la première fois la justice climatique sur le même plan que le respect des droits humains.</p>
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</div>



<h2 class="wp-block-heading">Un lieu symbolique</h2>



<p>La tenue de cette COP30 à Belém, ville pauvre aux portes de l’Amazonie, poumon de la planète, est un puissant symbole après celles tenues dans des pays riches vivant des énergies fossiles (Émirats arabes, Azerbaïdjan…). L’Amazonie fait partie de ces endroits particulièrement exposés à la dette écologique : non seulement, sa biodiversité souffre terriblement des dérèglements climatiques, mais la déforestation fait rage et ses terres sont détruites et exploitées par les multinationales. Cette question des ressources naturelles et de l’accès à la terre est en passe de devenir centrale : à Belém, il sera fortement question de l’extractivisme. L’extractivisme qui consiste à exploiter les ressources naturelles à des fins consuméristes, y compris ce que l’on appelle l’extractivisme vert, à savoir les dégâts causés au nom de la décarbonation et de la transition… juste (par exemple, la production de panneaux photovoltaïques ou de batteries pour voitures électriques sollicite les mêmes terres rares que la production de smartphones ou d’ordinateurs). C’est à coup sûr l’enjeu majeur des années à venir et c’est celui qui, partout sur la planète, met nos partenaires, aussi divers soient-ils, devant les mêmes défis.</p>



<div class="wp-block-columns fond-bleu is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Nos partenaires à la COP30</h3>



<p>Même si l’on a tendance à la réduire au Brésil, la forêt amazonienne recouvre le territoire de neuf pays. Lors de la COP30 et du Sommet des peuples, organisé en parallèle afin de promouvoir des modèles de développement plus justes, les partenaires d’Entraide et Fraternité dans la région seront présents pour faire entendre leur voix : Agro é Fogo (Brésil), la CPT Goiás (Brésil) et le MOCCIC (Mouvement citoyen face au changement climatique, Pérou).</p>
</div>
</div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Merci Pape François d’avoir été un pontife fer de lance de la justice climatique ! </title>
		<link>https://entraide.be/merci-pape-francois-davoir-ete-un-pontife-fer-de-lance-de-la-justice-climatique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Apr 2025 15:39:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sens et foi]]></category>
		<category><![CDATA[Justice écologique]]></category>
		<category><![CDATA[Pape]]></category>
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					<description><![CDATA[C&#8217;est avec une profonde tristesse que nous apprenons le décès du Pape François. Son pontificat aura été marqué par un [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>C&rsquo;est avec une profonde tristesse que nous apprenons le décès du Pape François. Son pontificat aura été marqué par un engagement sans faille pour la justice sociale et environnementale.&nbsp; &nbsp;</p>



<p>Le Saint-Père a profondément renouvelé la pensée de l&rsquo;Église à travers son encyclique « Laudato Si' », véritable plaidoyer pour une écologie intégrale qui reconnaît les liens indissociables entre la crise environnementale et les injustices sociales. Cette vision holistique nous invite à entendre « tant la clameur de la terre que la clameur des pauvres ».&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">“Écouter tant la clameur de la terre que la clameur des pauvres” </h2>



<p>Face à l&rsquo;urgence climatique grandissante, le Saint-Père a été une voix prophétique, rappelant sans cesse notre responsabilité collective envers la « maison commune ». Il n&rsquo;a cessé d&rsquo;appeler à une justice climatique qui reconnaît que les populations les plus vulnérables, souvent celles qui  contribuent le moins au réchauffement, en subissent les conséquences les plus dramatiques. Par ses prises de position courageuses lors des sommets internationaux sur le climat, il a exhorté les dirigeants mondiaux à prendre des mesures concrètes et ambitieuses pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et soutenir les pays en développement dans leur transition écologique. </p>



<p>A la suite de cette encyclique, Entraide et Fraternité/Action Vivre Ensemble avaient lancé une série de campagnes et d’animations sur ce thème ainsi qu’un mouvement de transition nommé “<strong>Sauver notre maison commune</strong>” pour appuyer des initiatives concrètes de transition écologique à Bruxelles et en Wallonie. &nbsp;</p>



<p>Son attention constante aux réfugiés et aux personnes déplacées restera gravée dans les mémoires. Par ses paroles et ses actes, il nous a appelés à l&rsquo;hospitalité et à la solidarité envers ceux qui quittent leur terre natale dans l&rsquo;espoir d&rsquo;un avenir meilleur.&nbsp;</p>



<p>“<em>Nous nous souvenons de sa visite en Belgique, moment de communion et d&rsquo;espérance pour notre pays”</em> témoigne Axelle Fischer, qui avait été invitée en tant que secrétaire générale d’EF/AVE à accueillir le Pape François à son atterrissage à l’aéroport de Melsbroek. <em>Nous avions rappelé l’urgence de la question climatique et de l’accueil des réfugiés dans <a href="https://entraide.be/publication/lurgence-ecologique-et-sociale-doit-rester-a-lagenda/">une carte blanche</a> publiée avec d’autres associations catholiques. </em>&nbsp;</p>



<p><em>Nous avons également été invités, avec de nombreux autres membres de la société civile, à écouter son discours au Palais royal. Ce fut un moment très fort au cours duquel le Pape François s’est montré particulièrement attentif aux attentes de la population belge&nbsp;: à l’écoute des victimes d’abus sexuels, il a parlé de honte et a dit l’importance du refus de tout acte de violence au sein de l’Église.”</em> &nbsp;</p>



<p>Néanmoins, des polémiques nées de certains de ses propos particulièrement sur le rôle des femmes et sur l’avortement avaient choqué l’opinion publique.  <em>En tant que membre du Conseil Interdiocésain des Laïcs (CIL)</em>, explique Axelle Fisher, <em>nous avons appuyé une réflexion relayée par sa présidente, Anne Ferier. Interviewée par le journal  Dimanche</em><a href="https://euc-word-edit.officeapps.live.com/we/wordeditorframe.aspx?ui=fr&amp;rs=fr-FR&amp;wopisrc=https%3A%2F%2Factionvivreensemble.sharepoint.com%2Fsites%2FCommunicationEtRecoltesdefonds%2F_vti_bin%2Fwopi.ashx%2Ffiles%2Faebfcd04544343c39baf16388b429ea4&amp;wdenableroaming=1&amp;wdfr=1&amp;mscc=1&amp;hid=3E0797A1-E035-C000-ADDD-7B3C46722BFD.0&amp;uih=sharepointcom&amp;wdlcid=fr&amp;jsapi=1&amp;jsapiver=v2&amp;corrid=07173941-137a-819f-b69d-7b7572d57808&amp;usid=07173941-137a-819f-b69d-7b7572d57808&amp;newsession=1&amp;sftc=1&amp;uihit=docaspx&amp;muv=1&amp;ats=PairwiseBroker&amp;cac=1&amp;sams=1&amp;mtf=1&amp;sfp=1&amp;sdp=1&amp;hch=1&amp;hwfh=1&amp;dchat=1&amp;sc=%7B%22pmo%22%3A%22https%3A%2F%2Factionvivreensemble.sharepoint.com%22%2C%22pmshare%22%3Atrue%7D&amp;ctp=LeastProtected&amp;rct=Normal&amp;wdorigin=ItemsView&amp;wdhostclicktime=1745338436462&amp;afdflight=92&amp;csc=1&amp;instantedit=1&amp;wopicomplete=1&amp;wdredirectionreason=Unified_SingleFlush#_ftn1" target="_blank" rel="noreferrer noopener nofollow"><em>[1]</em></a><em>, celle-ci a regretté l’absence de débat sur des questions qui touchent des femmes en détresse. Or il </em>est important que la question des réalités vécues par les femmes tout comme leur rôle et leur place dans la société soient l’objet de réflexion et de discussions aussi bien dans l’Église qu’en dehors de celle-ci.  Pour Entraide et Fraternité/Action Vivre Ensemble, toute question qui touche à des situations de détresse doit être traitée avec bienveillance et respect. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Un appel pour la remise des dettes relayé par Entraide et Fraternité</h2>



<p>La lutte contre la pauvreté et les inégalités était au cœur de son ministère et résonnait constamment et fortement avec notre engagement pour la justice sociale. Le Pape François a constamment dénoncé l&rsquo;économie de l&rsquo;exclusion et plaidé pour une économie au service de la dignité humaine. &nbsp;</p>



<p>En décembre dernier, le pape François avait lancé l’année jubilaire 2025 : traditionnellement, celle-ci s’accompagne d’une remise des dettes. En cette époque où la crise de la dette n’a jamais été aussi importante pour les pays les plus pauvres de la planète, nous soutenons, comme un ultime hommage au Saint Père, cette action visant à transformer la dette en espoir. La pétition mondiale lancée par Caritas International, et <a href="https://entraide.be/nos-combats/dette-du-sud/">qui peut être signée sur le site d’Entraide et Fraternité</a>, demande la résolution de la crise de la dette par la mise en place d’un cadre multilatéral et transparent au sein des Nations unies.</p>



<p>Nous gardons également précieusement en mémoire sa lettre de remerciement adressée à Entraide et Fraternité à l’occasion de notre 60ème anniversaire, dans laquelle il salue notre engagement pour la solidarité internationale et la justice sociale, nous encourageant à poursuivre notre mission auprès des plus vulnérables tout en remerciant&nbsp;les nombreuses personnes (partenaires, volontaires, donateur·ices et la société civile) qui la font vivre au quotidien. &nbsp;</p>



<p>En ces moments de deuil, nous rendons hommage à ce grand homme de paix et de dialogue, qui a su porter un message d&rsquo;espérance dans un monde fracturé. Son héritage spirituel et humain continuera de nous inspirer dans notre engagement et nos actions pour un monde plus juste et fraternel. Merci pape François et reposez en paix !&nbsp;</p>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L&#8217;Union européenne doit maintenir son leadership en matière d&#8217;action climatique</title>
		<link>https://entraide.be/lunion-europeenne-doit-maintenir-son-leadership-en-matiere-daction-climatique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[jflauwens]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Jun 2024 09:27:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entraide et Fraternité]]></category>
		<category><![CDATA[Justice écologique]]></category>
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					<description><![CDATA[Le conseil d&#8217;administration de la CIDSE, la fédération européenne et nord-américaine des ONG de développement catholiques, s&#8217;est réuni à Gand [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le conseil d&rsquo;administration de la CIDSE, la fédération européenne et nord-américaine des ONG de développement catholiques, s&rsquo;est réuni à Gand cette semaine, pour sa réunion annuelle de mi-année. L&rsquo;ordre du jour comprenait des discussions sur les scénarios actuels et futurs pour la société civile, en particulier à la lumière des élections politiques récentes et à venir et <a href="https://www.cidse.org/fr/2024/05/08/democracies-in-crisis-joining-voices-for-global-justice/" target="_blank" rel="noreferrer noopener nofollow">suite à leur appel</a> promouvoir un vote responsable et plein d’espoir dans les pays où sont basés les membres de la CIDSE.   </p>



<p>La CIDSE réaffirme son engagement à travailler de concert avec les nouveaux décideurs européens pour promouvoir la justice et la solidarité mondiales. Conformément à nos valeurs, nous continuerons à soutenir les communautés touchées par la pauvreté, l’exclusion et l’oppression dans leurs efforts pour apporter des changements positifs. </p>



<p>La CIDSE exhorte les décideurs européens, qu&rsquo;ils soient nouvellement élus ou réélus, à donner la priorité au développement humain tout en respectant les frontières planétaires. La conservation et la régénération des ressources vitales pour les générations présentes et futures sont essentielles. Il est impératif de reconnaître les responsabilités communes et différenciées du Nord et du Sud en matière de gouvernance environnementale, en soulignant le rôle clé de l’UE.&nbsp;</p>



<p><em>« Ces résultats politiques récents et futurs risquent d’aggraver les inégalités, la pauvreté et l’exclusion sociale tout en ignorant l’urgence climatique. Nos organisations soulignent la nécessité d’une large alliance de la société civile pour soutenir le débat démocratique et soutenir les plus vulnérables. Le renforcement des réseaux locaux et internationaux, tels que la CIDSE, est crucial pour résoudre les problèmes sociaux et climatiques interdépendants à l’échelle mondiale. Il est profondément regrettable que l’urgence climatique ait tout simplement disparu de l’agenda des partis politiques au pouvoir en Europe », </em>a rappelé<em> </em>Axelle Fischer, secrétaire générale d&rsquo;Entraide et Fraternité &amp; Action Vivre Ensemble. </p>



<p>Comme l&rsquo;affirme le pape François dans son encyclique <em>Fratelli Tutti</em>, ce qu’il faut, c’est une politique clairvoyante, capable d’une approche nouvelle, intégrale et interdisciplinaire des différents aspects des crises morales, sociales, politiques et économiques que nous traversons, toutes interdépendantes.  </p>



<p>La CIDSE croit fermement à la valeur de chaque voix. C’est pourquoi nous continuerons à faciliter le dialogue entre les décideurs politiques européens et nos partenaires et alliés du monde entier au cours des cinq prochaines années. &nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Dans « Laudate Deum », le pape François insiste sur l&#8217;urgence climatique et condamne les climatosceptiques</title>
		<link>https://entraide.be/dans-laudate-deum-le-pape-francois-insiste-sur-lurgence-climatique-et-condamne-les-climatosceptiques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[jflauwens]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Oct 2023 13:22:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sens et foi]]></category>
		<category><![CDATA[Eglise/paroisse]]></category>
		<category><![CDATA[Justice écologique]]></category>
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					<description><![CDATA[Voici 8 ans, en 2015, le pape François signait « Laudato Si' », une encyclique à portée historique. Il y affirmait, devant [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Voici 8 ans, en 2015, le pape François signait « Laudato Si' », une encyclique à portée historique. Il y affirmait, devant le réchauffement climatique, que notre Maison commune brûle et mettait la Création au sens large (la Nature et pas seulement les êtres humains) au centre des préoccupations. Si ce texte était considéré comme aussi fondamental, c&rsquo;est parce qu&rsquo;il liait justice sociale et justice climatique, appelant à entendre la « clameur de la Terre » et la « clameur des pauvres ».</strong></h2>



<p>Voici peu, François annonçait qu&rsquo;il travaillait à une mise à jour de ce « Laudato Si' ». Elle s&rsquo;appelle <a href="https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2023-10/laudate-deum-cri-du-pape-pour-une-reponse-a-la-crise-climatique.html" rel="nofollow noopener" target="_blank">« Laudate Deum » </a>(Louez Dieu) et a été publiée ce mercredi 4 octobre sous la forme d&rsquo;une exhortation apostolique qui relève plutôt de la recommandation aux fidèles. Avec ce texte, François fait un nouveau pas en avant. Il invoque régulièrement l&rsquo;urgence de la situation. Lui qui avait déjà fustigé à Marseille le « fanatisme de l&rsquo;intolérance fait un peu le même constat ici : <em>«Je me rends compte au fil du temps que nos réactions sont insuffisantes alors que le monde qui nous accueille s’effrite et s’approche peut-être d’un point de rupture.  Il ne fait aucun doute que l’impact du changement climatique sera de plus en plus préjudiciable à la vie et aux familles de nombreuses personnes</em>. <em>Les effets du changement climatique sont supportés par les personnes les plus vulnérables, que ce soit chez elles ou dans le monde entier</em>. <em>Nous avons beau essayer de les nier, de les cacher, de les dissimuler ou de les relativiser, les signes du changement climatique sont là, toujours plus évidents. Nous avons assisté ces dernières années à des phénomènes extrêmes, à de fréquentes périodes de chaleur inhabituelle, à des sécheresses et à d’autres gémissements de la terre</em>.<em>» </em></p>



<p><strong>Les pauvres ne sont pas responsables</strong></p>



<p>Dans cette même logique liant justice sociale et justice climatique, le Souverain pontife critique également la vision qui fait des pauvres les responsables du réchauffement climatique : <em>«Dans une tentative de simplifier la réalité,&nbsp;</em><em>certains attribuent la responsabilité aux pauvres parce qu’ils ont beaucoup d’enfants, et ils cherchent même à résoudre le problème en mutilant les femmes des pays les moins développés. Comme toujours, il semblerait que ce soit la faute des pauvres. Mais la réalité est qu’un faible pourcentage des plus riches de la planète pollue plus que les 50% plus pauvres de la population mondiale, et que les&nbsp;émissions par habitant des pays les plus riches sont très supérieures à celles des pays les plus pauvres. Comment oublier que l’Afrique, qui abrite plus de la moitié des personnes les plus pauvres de la planète, n’est responsable que d’une infime partie des émissions historiques? » </em></p>



<p><strong>Pas de place pour les climatosceptiques</strong></p>



<p>Le Pape constate que les preuves des bouleversements climatiques sont évidentes. Il n&rsquo;hésite dès lors plus <a href="http://« Ces dernières années, de nombreuses personnes ont tenté de se moquer de ce constat. Elles font appel à des données supposées scientifiquement solides, comme le fait que la planète a toujours connu et connaîtra toujours des périodes de refroidissement et de réchauffement. Elles oublient de mentionner un autre fait pertinent : ce à quoi nous assistons aujourd’hui est une accélération inhabituelle du réchauffement, à une vitesse telle qu’il suffit d’une génération – et non des siècles ou des millénaires – pour le constater »">à condamner les climatosceptiques</a> :   <em>«&nbsp;Ces dernières années, de nombreuses personnes ont tenté de se moquer de ce constat. Elles font appel à des données supposées scientifiquement solides, comme le fait que la planète a toujours connu et connaîtra toujours des périodes de refroidissement et de réchauffement. Elles oublient de mentionner un autre fait pertinent&nbsp;: ce à quoi nous assistons aujourd’hui est une accélération inhabituelle du réchauffement, à une vitesse telle qu’il suffit d’une génération – et non des siècles ou des millénaires – pour le constater.&nbsp;»</em></p>



<p><strong>Changer nos modes de vie</strong></p>



<p>Tous deux co-référents en écologie intégrale au vicariat du Brabant wallon, <a href="https://www.cathobel.be/2023/10/cette-fois-il-y-a-urgence/" rel="nofollow noopener" target="_blank">Françoise Huybrechts et Christophe Renders, estiment</a> que&nbsp;<em>«&nbsp;le pape François appelle l’humanité à la mobilisation et à l’humilité&nbsp;»</em> : <em>«&nbsp;Le pape ne se résigne pas. Comme le Christ envoyant ses disciples en mission, il continue à appeler chacun, chacune, à se mobiliser pour un changement culturel qui passe par un changement de mode de vie. Mais, surtout, il insiste pour que l’humanité toute entière se mobilise résolument pour faire face à l’urgence. Il appelle de ses vœux un renouvellement du multilatéralisme,&nbsp;qui serait plus agile et plus efficace, s’appuierait notamment sur les forces de la société civile et sur ce qu’il nomme une plus grande&nbsp;</em>‘démocratisation dans la sphère mondiale’<em>.&nbsp;»</em></p>


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		<title>On peut encore éviter que le réchauffement climatique devienne ingérable</title>
		<link>https://entraide.be/on-peut-encore-eviter-que-le-rechauffement-climatique-devienne-ingerable/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Apr 2023 10:03:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Coalition Climat]]></category>
		<category><![CDATA[jt200]]></category>
		<category><![CDATA[Justice écologique]]></category>
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					<description><![CDATA[Le GIEC vient de publier son 6e rapport en 30 ans. Les conséquences du réchauffement climatique sont plus importantes que dans les pires scénarios. ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Le GIEC vient de publier son 6e rapport en 30 ans. Les conséquences du réchauffement climatique sont plus importantes que dans les pires scénarios. Pour Nicolas Van Nuffel, responsable de plaidoyer au CNCD-11.11.11 et président de la Coalition Climat, « nous avons encore la possibilité de réagir pour minimiser au maximum l’impact du dérèglement climatique mais nous n’avons plus d’autre choix que de changer nos modes de vie. » Une grande mobilisation est annoncée pour le 3 décembre, durant la COP 28.</strong></p>



<h4 class="wp-block-heading">Encore un rapport qui sonne comme un ultime avertissement ? Cela vous désespère ?</h4>



<p>Je ne suis pas désespéré mais déterminé et en colère. Tout est dit depuis le premier rapport du GIEC il y a 33 ans ! Les marges d’incertitude étaient plus grandes qu’aujourd’hui mais la trajectoire était bien celle annoncée alors. Pour le cas où l’on ne réduisait pas les émissions de C02 ! Or, depuis 1990, l’Humanité a émis autant de C02 que pendant les 150 années qui ont précédé ! L’autre mauvaise nouvelle, c’est que, plus on avance, plus on se rend compte que les conséquences du réchauffement sont pires que ce que l’on craignait. Les rapports précédents étaient encore trop prudents sur le dégel du permafrost et de la banquise, la déstabilisation de la forêt amazonienne, etc. On ignore souvent que les écosystèmes ne se déstabilisent pas petit à petit mais atteignent des points de rupture. Et là, certains sont au bord du point de rupture.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Et la bonne nouvelle… ?</h4>



<p>C’est que les scientifiques nous disent que c’est encore possible d’inverser la tendance, de limiter le réchauffement à 1,5°, qui devrait être atteint dans les années 2030. Techniquement, on a toutes les solutions. Cela va devenir de plus en plus difficile, pour des raisons socio-politicoéconomiques, de respecter la limitation à 1,5°. Mais chaque dixième va compter ! Si on rate 1,5°, il faudra viser 1,6°, pas 2,5°. Du moment où l’on atteindra le 0 carbone net, le problème se résoudra lentement.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Est-ce qu’en annonçant que le trou dans la couche d’ozone serait résorbé d’ici 2066, l’Organisation météorologique mondiale n’a pas donné un mauvais signal à celles et ceux qui critiquent l’alarmisme ? </h4>



<p>Non, justement ! C’est parce que, dans les années 80, on a été alarmiste et qu’on a pris les mesures nécessaires et contraignantes que les choses se sont améliorées. Donc, quand on veut, on peut ! Mais il est vrai aussi que les gaz incriminés alors étaient plus anecdotiques et qu’il y avait des alternatives. On n’a rien dû changer à notre mode de vie. En revanche, pour le réchauffement, nous sommes tellement dépendants du pétrole, du charbon et du gaz qu’on ne s’en sortira pas avec quelques changements technologiques. Il faut changer nos modes de vie quoi qu’il arrive. Les deux sont nécessaires &#8211; les technologies et les changements de comportements &#8211; et ne s’opposent pas nécessairement : regardez les batteries pour vélos électriques.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Comment expliquer qu’on n’a rien fait en trois décennies ? L’immobilisme politique ?</h4>



<p>Il y a un changement net par rapport à il y a 5 ou 10 ans. Les hommes et les femmes politiques d’il y a 30 ans étaient nés avant la guerre, ne juraient que par le progrès, ne voyaient pas les conséquences que l’on voit désormais. Dès 2008, lors de la crise bancaire, nous disions qu’il fallait profiter de cette crise pour prendre le virage et provoquer la transition au travers des moyens de la relance économique. On nous riait au nez. Aujourd’hui, avec les réponses données aux crises du Covid et de l’Ukraine, on voit que les solutions sont certes insuffisantes mais qu’elles vont dans la bonne direction. Les politiques ont donc intégré cela. La population maintient cette question du climat parmi ses préoccupations malgré la crise. Après, évidemment, il y a un pas entre vouloir sauver le climat et changer de comportements.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La Coalition Climat a produit un plan de dix solutions pour aller dans ce sens…</h4>



<p>En Belgique, les trois éléments principaux pour diminuer notre impact sont nos bâtiments, nos transports et notre alimentation. Il faut un vaste chantier collectif qui triple le rythme auquel on rénove les logements (un pacte logement-énergie, lire encadré). La Belgique ne peut parvenir au 0 carbone que si elle diminue le nombre de voitures par trois… Il faut donc refinancer la SNCB, développer les bus en zones rurales, développer encore les pistes cyclables et les voitures partagées. Enfin, il est clair que le Belge moyen consomme trop de viande. Il ne s’agit pas de dire que tout le monde doit être végétarien mais de privilégier la qualité et l’équilibre.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Bref, c’est encore possible mais à quel prix et à quelle échéance ?</h4>



<p>C’est trop tard pour éviter le dérèglement climatique, il est là. Avant, il était théorique. Désormais, comme les habitants et habitantes de la Vesdre, nous avons notre nez dessus. Mais on peut encore éviter qu’il prenne des proportions ingérables. En diminuant nos émissions de gaz à effet de serre au plus vite et en mettant en place des mesures d’adaptation pour vivre avec ce dérèglement. Si on avait pris les mesures dans les années 90, on aurait pu prendre une pente douce. Désormais, la pente est rude. On a obtenu en 2018 dans le Green Deal européen l’ambition d’une baisse de 55% des émissions de l’Europe pour 2030 et la décarbonation pour 2050. Mais cela se complique maintenant avec la question des politiques qu’on met en oeuvre pour y arriver.</p>



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<div class="wp-block-column fond-bleu is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<h2 class="wp-block-heading">Un Pacte logement-énergie né à Wanne</h2>



<p>La transition réussie fait le pari de lier justice climatique et justice sociale. Possible ? Les personnes en situation de pauvreté ne peuvent acheter une nouvelle voiture, isoler une maison, manger bio, entend-on souvent. Cette question fondamentale – urgence sociale ou urgence climatique ? – était déjà au centre d’un débat entre Nicolas Van Nuffel et Christine Mahy, secrétaire générale du Réseau wallon de lutte contre la pauvreté (RWLP), voici un an à Wanne, lors du premier weekend de la transition organisé par Entraide et Fraternité/Action Vivre Ensemble. « De cette rencontre, explique Nicolas Van Nuffel, est née une collaboration étroite avec le RWLP, nous travaillons ensemble à la création d’un Pacte logement-énergie pour des mesures qui allient justices sociale et climatique, des mesures qui contribuent à réduire les inégalités : plus contraignantes pour les riches et favorisant l’isolation des logements, publics ou privés, habités par les familles les plus défavorisées. Les pouvoirs publics doivent investir massivement. »</p>
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		<title>Dix ans de pontificat : François, le pape de la justice sociale et climatique</title>
		<link>https://entraide.be/dix-ans-de-pontificat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Mar 2023 11:14:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sens et foi]]></category>
		<category><![CDATA[Justice écologique]]></category>
		<category><![CDATA[Laudato si']]></category>
		<category><![CDATA[Notre maison commune]]></category>
		<category><![CDATA[Pape]]></category>
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					<description><![CDATA[Le pape François a été élu voici 10 ans juste à la tête de l’Église catholique : même si certains regrettent que les choses n’aillent pas plus vite et même si des freins conservateurs se dressent sur son chemin, il incarne une foi qui veut remettre la justice sociale et climatique au centre du jeu.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Le pape François a été élu voici 10 ans juste à la tête de l’Église catholique&nbsp;: même si certains regrettent que les choses n’aillent pas plus vite et même si des freins conservateurs se dressent sur son chemin, il incarne une foi qui veut remettre la justice sociale et climatique au centre du jeu.</strong></p>



<p>Voici 10 ans que Jorge Bergoglio est devenu le pape François. Premier pape issu d’Amérique, se revendiquant ouvertement de la filiation avec saint François d’Assise, François est, comme la plupart de ses prédécesseurs, pris entre deux feux. D’une part, les forces conservatrices qui contrôlent la Curie, dynamisent l’Église de nombreux pays du Sud et font leur retour chez nous&nbsp;: ceux-là prennent le Pape pour un dangereux progressiste. À l’inverse, comme toujours, a fortiori après deux pontificats très conservateurs, ceux qui ont placé de grandes espérances en lui peuvent trouver trop timides ses avancées dans le domaine de la lutte contre la pédophilie dans l’Église ou en faveur du rôle des femmes dans l’institution.</p>



<p>Au-delà de son ouverture horizontale matérialisée par son synode sur l’avenir de l’Église, mettons en évidence les avancées voulues par l’Argentin sur le terrain de la justice sociale. Comme on le constate dans l’identité des cardinaux qu’il a nommés et des pays qu’il a visités, François est le pape qui souhaite mettre les périphéries en évidence. <em>«&nbsp;L’Église doit sortir d’elle-même et aller dans les périphéries, non seulement géographiques mais aussi existentielles, là où se trouvent le mal, l’injustice, la douleur et toutes les misères.&nbsp;» </em>Il est ainsi le Pape de la justice sociale, le pape qui a effectué son premier déplacement pour aller soutenir les migrants à Lampedusa, le pape qui a accueilli des réfugiés syriens et fait la leçon aux dirigeants européens sur ce thème, le pape qui a envoyé du matériel médical, en Colombie comme à Gaza, durant le Covid…</p>



<p>Associant la «&nbsp;clameur de la terre&nbsp;» à la «&nbsp;clameur des pauvres&nbsp;», ses encycliques, <em>Fratelli Tutti</em> et surtout <em>Laudato Si’</em>, ont contribué à faire non seulement du pape ce pape de la justice sociale mais aussi, selon une formule souvent utilisée à mauvais escient, le «&nbsp;pape écolo&nbsp;». S’il a fait de de l’écologie un pilier de son pontificat (également visible au travers du Synode sur l’Amazonie, cœur de notre campagne de Carême), ce n’est pas dans une vision réductrice mais au travers d’une «&nbsp;écologie intégrale&nbsp;» qui redéfinit les relations entre l’être humain, la société et l’environnement, et de notre «&nbsp;Maison commune&nbsp;» qu’est la&nbsp;«&nbsp;Terre mère&nbsp;». Des thématiques et une approche en phase avec les combats d’Entraide et Fraternité comme d’Action Vivre Ensemble.</p>



<p>Le dixième anniversaire de ce pontificat intervient, hasard du calendrier, en plein Carême. L’occasion de rappeler comment, à la lumière de <em>Laudato Si</em>,&nbsp;François appelle à une conversion en ligne avec la défense de notre Maison commune : <a href="https://maisoncommune.be/ton-careme-avec-laudato-si/" rel="nofollow noopener" target="_blank">Ton carême avec Laudato si&rsquo; &#8211; Maison commune</a></p>
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