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	<title>Environnement &#8211; Entraide et Fraternité</title>
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	<description>Pour que la Terre tourne plus JUSTE !</description>
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	<title>Environnement &#8211; Entraide et Fraternité</title>
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	<item>
		<title>De l’eau potable et des toilettes pour vivre dignement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Nov 2025 14:14:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Eau]]></category>
		<category><![CDATA[jt225]]></category>
		<category><![CDATA[OAP]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans le monde, plus de deux milliards de personnes n’ont toujours pas accès à une eau potable saine, et plus [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Dans le monde, plus de deux milliards de personnes n’ont toujours pas accès à une eau potable saine, et plus de trois milliards vivent sans installations sanitaires adéquates.</p>



<p>Au Burundi, ces défis sont criants : près de 42 % des habitants et habitantes des zones rurales sont privés de ces services essentiels.</p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column fond-bleu is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<h2 class="wp-block-heading has-text-align-center">Le Burundi, pays parmi les plus pauvres au monde</h2>



<p class="has-text-align-center">Un des seuls États au monde à stagner <strong>sous le seuil des 400 USD de PIB annuel par habitant·e.</strong></p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="300" height="300" src="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2025/11/87pourcent.png" alt="Camembert de statistiques : 87%" class="wp-image-25619 size-full" srcset="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2025/11/87pourcent.png 300w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2025/11/87pourcent-150x150.png 150w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2025/11/87pourcent-100x100.png 100w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p>87% de la population vit avec <strong>moins de 1,9 USD par jour.</strong></p>



<p></p>
</div></div>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img decoding="async" width="300" height="351" src="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2025/11/burundi187.png" alt="Contours géographiques du Burundi. Au centre le chiffre 187" class="wp-image-25618 size-full" srcset="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2025/11/burundi187.png 300w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2025/11/burundi187-256x300.png 256w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p><strong>187e pays sur 193</strong> en termes de développement humain.</p>



<p></p>
</div></div>
</div>
</div>
</div>
</div>



<p>Cette situation alarmante provoque la mort de nombreux enfants, victimes de maladies hydriques pourtant évitables comme la diarrhée ou le choléra.</p>



<p>Face à cette urgence, Entraide et Fraternité soutient un nouveau projet de l’Organisation d’Appui à l’Autopromotion (OAP) pour offrir un accès durable à l’eau et à des sanitaires sûrs dans la commune de Mutambu. Celui-ci bénéficiera à 316 enfants de l’école fondamentale de Rutovu et aux familles paysannes avoisinantes.</p>



<p>## Accès à l’eau : prévenir maladies et violences</p>



<p>Dans la commune isolée de Mutambu, aller chercher de l’eau relève d’un parcours du combattant. Il faut parcourir de longues distances, sur des sentiers escarpés, glissants, et avec de lourds bidons sur la tête, pour atteindre une source. Les femmes et les enfants, principalement en charge de ramener de l’eau au foyer, sont malheureusement victimes de nombreuses chutes ou exposés à des risques de violences, notamment sexuelles.</p>



<p>Faute d’accès facile, des familles se résignent à consommer une eau polluée, impropre à la consommation. Résultat : les maladies hydriques telles que la diarrhée ou encore le choléra explosent, avec une mortalité élevée chez les enfants.</p>



<p>Pour y remédier, l’OAP a débuté l’aménagement d’une adduction d’eau dotée de deux bornes-fontaines. Ces installations offriront une eau potable à moins de 500 mètres aux 316 enfants de l’école fondamentale de Rutovu et aux habitants et habitantes à proximité.</p>



<p>Une révolution qui réduira drastiquement les maladies, les accidents et les violences.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des toilettes pour soutenir l’éducation</h2>



<p>L’OAP a également lancé la construction de quatre toilettes écologiques à l’école fondamentale de Rutovu. Elles permettront de prévenir les maladies hydriques mais aussi d’améliorer la fréquentation scolaire des filles.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Avant, les filles manquaient souvent l’école par manque de toilettes adaptées et de discrétion. Avec ces installations, elles pourront venir en classe en confiance et suivre leurs cours sans interruption. »</p>
<cite>Suzanne Bazayundi</cite></blockquote>



<p>&nbsp;</p>



<p>Les toilettes écologiques permettront en outre de réutiliser et de valoriser les excréments. Ceux-ci seront ainsi transformés en compost et utilisés comme engrais organique pour soutenir l’agriculture locale.</p>



<p>Des lavabos seront enfin installés pour permettre le lavage des mains.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La communauté au cœur du projet </h2>



<p>Au-delà des installations, deux comités de gestion (cinq membres chacun) et un club scolaire d’hygiène (composé d’élèves et d’enseignant·es) seront formés et veilleront à l’entretien des bornes-fontaines et des toilettes écologiques. Un budget de maintenance financé par les communautés locales garantira la pérennité des infrastructures.</p>



<p>&nbsp;Ces groupes auront également pour mission de promouvoir, au travers de nombreuses actions de sensibilisation, les bonnes pratiques d’hygiène (comme se laver les mains et les gestes barrières), ainsi qu’une utilisation responsable de l’eau et des latrines écologiques.</p>



<p>Une sensibilisation essentielle pour assurer un changement durable.</p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile has-gris-color has-bleu-vert-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-bcd7b8e40351680b47350d8b0e945e2a"><figure class="wp-block-media-text__media"><img decoding="async" width="488" height="488" src="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2025/11/sources-OAP-Burundi.jpg" alt="sources OAP Burundi" class="wp-image-25626 size-full" srcset="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2025/11/sources-OAP-Burundi.jpg 488w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2025/11/sources-OAP-Burundi-300x300.jpg 300w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2025/11/sources-OAP-Burundi-150x150.jpg 150w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2025/11/sources-OAP-Burundi-100x100.jpg 100w" sizes="(max-width: 488px) 100vw, 488px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<h2 class="wp-block-heading">L’accès à l’eau, une priorité pour Entraide et Fraternité</h2>



<p>Récemment, 30 sources &nbsp;d’eau ont été aménagées &nbsp;par l’OAP dans la &nbsp;région de Rumonge &nbsp;grâce au soutien &nbsp;d’Entraide et Fraternité. &nbsp;Plus de 7.500 personnes, &nbsp;dont 998 enfants, &nbsp;bénéficient désormais &nbsp;d’une eau propre et &nbsp;accessible au quotidien.</p>
</div></div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>A l’abbaye de Maredret, les sœurs s’ouvrent à un projet d’habitat solidaire</title>
		<link>https://entraide.be/a-labbaye-de-maredret-les-soeurs-souvrent-a-un-projet-dhabitat-solidaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Sep 2025 11:16:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Rencontre]]></category>
		<category><![CDATA[Débat]]></category>
		<category><![CDATA[Transition écologique et sociale]]></category>
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					<description><![CDATA[Les sœurs bénédictines de l’abbaye de Maredret ont accueilli une journée de réflexion consacrée à l’avenir du Clos Saint-Pierre]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="titre-trois">Le 12 septembre dernier, les sœurs bénédictines de l’abbaye de Maredret (Province de Namur) ont accueilli une journée de réflexion consacrée à l’avenir du Clos Saint-Pierre, grande bâtisse attenante au monastère. A l’initiative d’Entraide et Fraternité/Action Vivre Ensemble et du service écologie intégrale du diocèse de Namur, des experts de l’habitat groupé et du logement social ont été invités&nbsp;: le RAPeL (Rassemblement des Associations de Promotion du Logement) et l’asbl Habitat et Participation. Ensemble, sœurs et intervenants extérieurs ont pu explorer la possibilité d’un projet d’habitat groupé, à vocation sociale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Entre rêves et inquiétudes, un équilibre à trouver</h2>



<p>La matinée, animée par Magalie Braune (Chargée de mission&nbsp;APL et montage de projets Habitat Groupé Solidaire au sein de l’asbl Habitat et Participation), a permis aux sœurs d’exprimer leurs rêves, leurs motivations et leurs besoins. Grâce à un carnet de réflexion et à l’outil visuel de l’« arbre de la raison d’être », chacune a pu partager sa vision du projet.<br>Parmi les rêves des sœurs, une envie d’ouverture et de soin se dessine&nbsp;: « accueillir des personnes dans une maison bien propre et équipée pour leur permettre une vie digne », « offrir un lieu de paix et de rebond »,«&nbsp;la communauté, pour moi doit être joyeuse. Une communauté à bras ouverts&nbsp;». Les raisons invoquées vont de la solidarité avec les plus fragiles à la volonté de laisser une trace dans l’histoire de l’abbaye. Certaines attentes concrètes sont aussi apparues, comme le respect du calme du monastère et ses environs, ou la participation des futurs habitants aux tâches quotidiennes et à l’entretien du vaste jardin.</p>



<p>L’après-midi, Roger et François de RAPeL ont présenté leur expérience en matière de logement social et accompagnement des familles. Ils ont partagé des exemples de projets collectifs existants et abordé les conditions pratiques nécessaires pour avancer : publics concernés, modalités de cohabitation, aspects financiers et juridiques. Les trois bâtiments composant le Clos Saint Pierre pourrait accueillir au maximum 18 personnes, et de nombreux travaux de rénovation sont encore à réaliser. L’échange a permis de répondre aux interrogations des sœurs et de mesurer les défis qui les attendent dans la mise en place du projet.</p>



<p>La rencontre a révélé un désir unanime de la part des sœurs bénédictines de transformer le Clos Saint-Pierre en lieu d’accueil et de solidarité. Elle a également mis en lumière des préoccupations légitimes : préserver la tranquillité du monastère, éviter une récupération commerciale du projet, garantir le respect mutuel. Il reste encore à trouver un équilibre entre fidélité à l’identité chrétienne du lieu et réponse à des besoins sociaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La transition écologique et sociale comme fil rouge de notre action</h2>



<p>Cette rencontre est le fruit d’une dynamique portée par Entraide et Fraternité/Action Vivre Ensemble et le diocèse de Namur. Depuis 2022, notre organisation accompagne des groupes qui réfléchissent à des initiatives de transition écologique et sociale, dans la lignée de l’encyclique Laudato Si’. C’est dans ce cadre qu’un groupe de travail “écologie intégrale” a vu le jour au diocèse de Namur, mobilisant différents acteurs. Pour l’abbaye de Maredret, il s’agissait de la première réunion collective avec une majorité de sœurs présentes et des partenaires extérieurs.</p>



<p>A travers ce type d’initiatives, Entraide et Fraternité/Action Vivre Ensemble agit comme un trait d’union entre l’Eglise et la société civile, en accompagnant les communautés locales à penser l’usage de leurs bâtiments et leurs terres, au service de la transition écologique et sociale.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Dette écologique : l’heure de rendre des comptes</title>
		<link>https://entraide.be/dette-ecologique-lheure-de-rendre-des-comptes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Sep 2025 10:54:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[jt222]]></category>
		<category><![CDATA[Justice écologique]]></category>
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					<description><![CDATA[La dette écologique est au cœur des inégalités mondiales. Alors que les pays les plus riches ont historiquement épuisé les ressources de la planète et produit la majeure partie des émissions de gaz à effet de serre, ce sont les pays les plus pauvres qui paient aujourd’hui le prix fort du changement climatique.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="titre-trois">La dette écologique est au cœur des inégalités mondiales. Alors que les pays les plus riches ont historiquement épuisé les ressources de la planète et produit la majeure partie des émissions de gaz à effet de serre, ce sont les pays les plus pauvres qui paient aujourd’hui le prix fort du changement climatique. Malgré des discours internationaux répétés, comme lors de la récente conférence de Séville sur le financement du développement, peu d’actions concrètes viennent apaiser cette injustice.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Qu’est-ce que la dette écologique ?</h2>



<p>La dette écologique désigne les déséquilibres environnementaux et économiques entre le Nord et les pays du Sud.</p>



<p>Elle s’appuie sur un constat : 80% des émissions historiques de gaz à effet de serre proviennent des pays du G20 (États-Unis, Chine, Union européenne…), tandis que les pays les moins industrialisés n’en sont responsables qu’à hauteur de 4%. Pourtant, ce sont bien ces derniers qui subissent de plein fouet les conséquences du changement climatique.</p>



<p>Ce déséquilibre environnemental vient s’ajouter à une crise de la dette financière plus ancienne, héritée du colonialisme et de la dépendance aux institutions financières internationales. De nombreux pays du Sud doivent aujourd’hui consacrer davantage de ressources au remboursement de leur dette qu’à la santé, à l’éducation ou à la lutte contre le réchauffement climatique. On parle alors d’un double fardeau : écologique et financier.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un sommet sans réponses concrètes</h2>



<p>À la conférence sur le financement du développement de Séville, organisée par les Nations Unies du 30 juin au 03 juillet, les attentes étaient fortes. Les ONG et acteurs de la société civile espéraient une refonte en profondeur de l’architecture financière internationale. Malgré les discours affichant de bonnes intentions, les résultats ont été largement décevants. Aucune avancée significative n’a ainsi été obtenue : pas de mécanisme contraignant, pas de convention internationale sur la dette, et peu de mesures réellement nouvelles, hormis quelques promesses d’études et de coordination technique. L’Union européenne elle-même a été pointée du doigt pour avoir bloqué des réformes ambitieuses, notamment la création d’un mécanisme multilatéral de gestion des dettes souveraines. Une opportunité manquée de remettre de la justice dans un système qui, en l’état, perpétue les inégalités.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un système au bord de l’effondrement</h2>



<p>Les données les plus récentes donnent pourtant la mesure de l’urgence. En 2023, 921 milliards de dollars ont été versés par les pays du Sud pour le service de leur dette, soit presque le double du montant enregistré dix ans plus tôt.</p>



<p>Plus de 3,4 milliards de personnes vivent dans des pays qui consacrent plus d’argent à rembourser leur dette qu’à leurs services sociaux de base.</p>



<p>En Zambie, par exemple, les hôpitaux manquent de médicaments, les écoles ferment faute d’enseignants, et le coût de la vie explose.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Les citoyens ordinaires paient le prix dévastateur d’accords auxquels ils n’ont jamais consenti.</p>
<cite><strong>Mputa Ngalande</strong>, Coordinateur national de la Fight Inequality Alliance en Zambie</cite></blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">Des voix s’élèvent, timidement</h2>



<p>Malgré cette inertie globale, certaines initiatives émergent. Le pape Léon XIV, dans un message vidéo adressé à des universitaires brésiliens, a relancé l’appel à une remise de la dette publique et écologique, en préparation de la COP30. Il a réaffirmé l’importance d’une justice écologique et sociale portée par les universités et les mouvements citoyens.</p>



<p>Dans le prolongement, le Dicastère (« ministère » au Vatican) pour le Développement humain intégral a proposé une nouvelle architecture financière mondiale qui intégrerait un « crédit écologique » en faveur des pays les plus touchés par les désastres climatiques.</p>



<p>Quant à l’Espagne, elle a mis en place un mécanisme innovant : la conversion annuelle de 60 millions d’euros de dette en investissements sociaux et environnementaux, touchant des secteurs comme l’éducation, la santé ou la transition énergétique. Une initiative louable mais encore marginale à l’échelle mondiale.</p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<h3 class="wp-block-heading">Deux revendications urgentes</h3>



<p>Face à l’inaction persistante et à la gravité de la situation, deux revendications majeures doivent aujourd’hui être portées avec force :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li>L’annulation inconditionnelle des dettes insoutenables, pour libérer les ressources nécessaires afin de permettre aux pays concernés de garantir les droits humains fondamentaux, de faire face à l’urgence climatique et de construire des sociétés plus égalitaires.</li>



<li>La création d’une convention-cadre internationale sur la dette souveraine, portée par les Nations unies, qui établirait des règles justes, équitables, transparentes et applicables à tous, et permettrait de prévenir les crises de manière durable.</li>
</ol>



<p></p>
</div>
</div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’Amazonie pour témoigner des défis de la COP30</title>
		<link>https://entraide.be/lamazonie-pour-temoigner-des-defis-de-la-cop30/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Sep 2025 10:36:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[COP]]></category>
		<category><![CDATA[jt222]]></category>
		<category><![CDATA[Justice écologique]]></category>
		<category><![CDATA[MOCICC]]></category>
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					<description><![CDATA[La COP30 se tiendra en Amazonie en novembre : l’occasion pour nos partenaires du Brésil et du Pérou de dénoncer l’exploitation des ressources naturelles]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="titre-trois">La COP30 se tiendra en Amazonie en novembre : l’occasion pour nos partenaires du Brésil et du Pérou de dénoncer l’exploitation des ressources naturelles qui, parfois même au nom de la transition, continue de saccager la vie et la biodiversité des pays du Sud. Et d’augmenter notre dette écologique à leur égard.</p>



<p>Si l’histoire des COP a été marquée par le Protocole de Kyoto (1997) ou les Accords de Paris (2015), les dernières années n’ont pas donné lieu à des développements enthousiasmants. C’est même plutôt le contraire : publié en juin, un rapport d’un groupe d’experts du climat estime que la limitation du réchauffement climatique à 1,5 °C (l’objectif de Paris) n’est tout simplement plus atteignable ! Malgré les COP, les émissions de CO2 continuent de grimper alors qu’elles devraient depuis longtemps avoir commencé à suivre le chemin inverse. Bref, nous sommes passés d’un objectif à atteindre à la recherche de solutions pour atténuer l’inéluctable…</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dette écologique et extractivisme</h2>



<p>Alors, dans ces conditions, il est difficile d’imaginer que, subitement, serait possible ce qui ne l’a pas été depuis des décennies. Tout récemment, la conférence de Séville sur le financement du développement et la réunion de Bonn préparatoire à la COP ont mis en évidence l’incapacité des pays riches à prendre des mesures fortes tant en termes de lutte contre le dérèglement climatique que sur la dette des pays du Sud.</p>



<p>Deux sujets qui sont liés au travers de la notion de « dette écologique » réactualisée par le pape Léon XIV, qui a explicitement demandé aux participants de la COP30 « de réfléchir ensemble à une possible remise de la dette publique et de la dette écologique ». De quoi s’agit-il ? Du fait qu’à côté de la dette financière contractée par les pays du Sud à l’égard de ceux du Nord, il existe celle, écologique, que les pays riches « doivent » aux pays appauvris. Ces pays qui, non seulement, ne participent que marginalement aux émissions de CO2, mais aussi qui voient leurs ressources naturelles (sur) exploitées par le Nord (Chine et Inde comprises) à des fins consuméristes.</p>



<div class="wp-block-columns red-message is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<h3 class="wp-block-heading">Les États pollueurs sont responsables</h3>



<p>Le 23 juillet, la Cour internationale de justice (CIJ), à La Haye, a pris une décision historique. Sur plainte du Vanuatu (une île du Pacifique menacée de disparition par la montée des eaux provoquée par le réchauffement climatique), la CIJ a considéré que les États qui ne respectent pas leurs obligations climatiques sont responsables de leurs actes et sont dans l’illégalité. Ce qui entraîne une obligation de réparation de leur part ! Même si cet avis n’est pas contraignant, il menace désormais les pays riches de procédures en réparation. Et place pour la première fois la justice climatique sur le même plan que le respect des droits humains.</p>
</div>
</div>



<h2 class="wp-block-heading">Un lieu symbolique</h2>



<p>La tenue de cette COP30 à Belém, ville pauvre aux portes de l’Amazonie, poumon de la planète, est un puissant symbole après celles tenues dans des pays riches vivant des énergies fossiles (Émirats arabes, Azerbaïdjan…). L’Amazonie fait partie de ces endroits particulièrement exposés à la dette écologique : non seulement, sa biodiversité souffre terriblement des dérèglements climatiques, mais la déforestation fait rage et ses terres sont détruites et exploitées par les multinationales. Cette question des ressources naturelles et de l’accès à la terre est en passe de devenir centrale : à Belém, il sera fortement question de l’extractivisme. L’extractivisme qui consiste à exploiter les ressources naturelles à des fins consuméristes, y compris ce que l’on appelle l’extractivisme vert, à savoir les dégâts causés au nom de la décarbonation et de la transition… juste (par exemple, la production de panneaux photovoltaïques ou de batteries pour voitures électriques sollicite les mêmes terres rares que la production de smartphones ou d’ordinateurs). C’est à coup sûr l’enjeu majeur des années à venir et c’est celui qui, partout sur la planète, met nos partenaires, aussi divers soient-ils, devant les mêmes défis.</p>



<div class="wp-block-columns fond-bleu is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Nos partenaires à la COP30</h3>



<p>Même si l’on a tendance à la réduire au Brésil, la forêt amazonienne recouvre le territoire de neuf pays. Lors de la COP30 et du Sommet des peuples, organisé en parallèle afin de promouvoir des modèles de développement plus justes, les partenaires d’Entraide et Fraternité dans la région seront présents pour faire entendre leur voix : Agro é Fogo (Brésil), la CPT Goiás (Brésil) et le MOCCIC (Mouvement citoyen face au changement climatique, Pérou).</p>
</div>
</div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Juste Terre ! n°222</title>
		<link>https://entraide.be/publication/juste-terre-n222/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Sep 2025 09:35:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[COP]]></category>
		<category><![CDATA[Justice écologique]]></category>
		<category><![CDATA[Mobilisation]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://entraide.be/?post_type=publication&#038;p=25360</guid>

					<description><![CDATA[La dette écologique, un défi majeur pour la COP30]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">La dette écologique, un défi majeur pour la COP30</h2>



<p>La dette écologique désigne la responsabilité historique des pays industrialisés dans le dérèglement climatique. Les chiffres sont éloquents : près de 80% des émissions historiques de CO2 proviennent des pays du G20, notamment la Chine, les États-Unis et l’Union européenne, tandis que les pays les plus pauvres n’y ont contribué qu’à hauteur de 4%.</p>



<p>Cette disparité révèle un paradoxe cruel : les nations les plus vulnérables aux changements climatiques sont celles qui y ont le moins contribué. Pendant que les pays riches ont bâti leur prospérité sur l’exploitation intensive des ressources fossiles, les pays du Sud subissent aujourd’hui les conséquences les plus dramatiques du réchauffement.</p>



<p>Le Vatican a remis au goût du jour la notion de dette écologique. Il propose ainsi une approche révolutionnaire : reconnaître cette dette écologique et l’articuler avec la crise de la dette financière qui étouffe les pays en développement. Car comment demander à des nations, qui consacrent plus de ressources au remboursement de leur dette qu’à la santé ou à l’éducation de leurs citoyens, d’investir massivement dans la transition écologique ?</p>



<p>La COP30 doit dépasser les déclarations d’intention pour établir une véritable justice climatique. Cela implique non seulement des mécanismes de compensation, mais aussi une refonte de l’architecture financière internationale qui reconnaisse le crédit écologique dû aux pays du Sud.</p>



<p>L’urgence climatique ne peut plus ignorer cette dimension de justice. Il est temps d’assumer collectivement cette dette écologique pour construire un avenir viable pour toutes et tous. Avec nos partenaires brésiliens et péruviens, nous la défendrons lors de la prochaine COP30, au Brésil, en novembre 2025.</p>


<div class="titre-remplacement contenu150">
  <div class="m-0 ">
    <h2 class=" p-0 m-0 text-center h1 pt-5 mb-2"></h2>


  </div>
  <div class="row">

    
    
<article id="post-25388" class="col-12 col-sm-6 col-md-4 color-black p-3 mb-0  post-25388 post type-post status-publish format-standard has-post-thumbnail hentry category-non-classe tag-jt222 tag-justice-ecologique thematiques-agroecologie thematiques-climat thematiques-droits-civils-et-politiques thematiques-environnement">
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						<div class="image-productionsseize w-100 mb-3" title="Dette écologique : l’heure de rendre des comptes" style="background-image:url('https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2025/09/Moccic_manifestation.jpg')">
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				<h2 class="entry-title h4 m-0 pb-1 color-bleuvert">Dette écologique : l’heure de rendre des comptes</h2>
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															<div class="mt-2 text-uppercase background-vertfonce color-white datealaunehome">
									<span class="posted-on"><time class="entry-date published" datetime="12 Sep. 2025">12 Sep. 2025</time></span>								</div>

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	</header><!-- .entry-header -->


	<div class="entry-summary pl-2 pr-2">
		La dette écologique est au cœur des inégalités mondiales. Alors que les pays les plus riches ont historiquement épuisé les ressources de la planète et produit la majeure partie des émissions de gaz à effet de serre, ce sont les pays les plus pauvres qui paient aujourd’hui le prix fort du changement climatique.		

<!--
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				 #jt222			 </span> <span class="tags categories color-vert pl-0 pr-0 mr-1 mb-0 d-inline-block">
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						<div class="image-productionsseize w-100 mb-3" title="L’Amazonie pour témoigner des défis de la COP30" style="background-image:url('https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2025/09/Moccic-Le-destin-de-lAmazonie-manifestation.jpg')">
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			<span class="tags pays border-raduis-20 color-vert bordergreenlight pl-2 pr-2 mr-1 mb-2 d-inline-block">Brésil</span><span class="tags pays border-raduis-20 color-vert bordergreenlight pl-2 pr-2 mr-1 mb-2 d-inline-block">Pérou</span>			
				<h2 class="entry-title h4 m-0 pb-1 color-bleuvert">L’Amazonie pour témoigner des défis de la COP30</h2>
				<div class="entry-meta">

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									<span class="posted-on"><time class="entry-date published" datetime="11 Sep. 2025">11 Sep. 2025</time></span>								</div>

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	<div class="entry-summary pl-2 pr-2">
		La COP30 se tiendra en Amazonie en novembre : l’occasion pour nos partenaires du Brésil et du Pérou de dénoncer l’exploitation des ressources naturelles		

<!--
		<div class="mt-2"> <span class="tags categories color-vert pl-0 pr-0 mr-1 mb-0 d-inline-block">
				 #COP			 </span> <span class="tags categories color-vert pl-0 pr-0 mr-1 mb-0 d-inline-block">
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						<div class="image-productionsseize w-100 mb-3" title="Agro é Fogo, gardien des territoires brésiliens" style="background-image:url('https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2025/09/Agro-e-fogo-incendie.jpg')">
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				<h2 class="entry-title h4 m-0 pb-1 color-bleuvert">Agro é Fogo, gardien des territoires brésiliens</h2>
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									<span class="posted-on"><time class="entry-date published" datetime="05 Sep. 2025">05 Sep. 2025</time></span>								</div>

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	<div class="entry-summary pl-2 pr-2">
		Incendies criminels afin d’expulser les indigènes de leur territoire, assassinats de paysan·ne·s qui refusent de céder leur terre ancestrale… Au [&hellip;]		

<!--
		<div class="mt-2"> <span class="tags categories color-vert pl-0 pr-0 mr-1 mb-0 d-inline-block">
				 #Accaparement de terres			 </span> <span class="tags categories color-vert pl-0 pr-0 mr-1 mb-0 d-inline-block">
				 #Agro é Fogo			 </span> <span class="tags categories color-vert pl-0 pr-0 mr-1 mb-0 d-inline-block">
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				 #MOCICC			 </span></div>
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      </div>
      <div class="pagination">

           </div>
    


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			</item>
		<item>
		<title>Laudato Si’ et les fabriques d’églises</title>
		<link>https://entraide.be/laudato-si-et-les-fabriques-deglises-soiree-du-13-mai-a-rochefort/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[romain stagiaire 2025]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 May 2025 10:34:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Sens et foi]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://entraide.be/?p=25032</guid>

					<description><![CDATA[Un projet innovant a vu le jour dans le diocèse de Namur à l’initiative d’Entraide et Fraternité / Action Vivre Ensemble]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p> La démarche est issue d’un processus collaboratif incluant un ensemble d’acteurs soucieux de transition écologique et de justice sociale : Entraide et Fraternité / Action Vivre Ensemble, Service diocésain des Solidarités, Service diocésain aux fabriques d’églises, asbl Terre-en-Vue, asbl RAPel. Il vise à expérimenter quelques « projets-pilote » au niveau local avec des fabriciens désireux d’explorer cette possibilité. Comme « personne morale de droit public », une fabrique gère l’église et le presbytère qu’elle finance notamment via la gestion d’autres biens : champs, bois, maisons, … Et c’est là que les orientations peuvent être impulsées sans du tout compromettre la mission première d’une fabrique, ni lui occasionner un surcroît de travail. Deux « volets » composent le projet : les terres et les bâtiments.</p>



<p>Le volet «&nbsp;terre&nbsp;» bénéficie de l’appui de l’asbl «&nbsp;Terre-en-Vue&nbsp;», qui accompagne depuis plus de dix ans des entités publiques dans la gestion de leur patrimoine agricole dans le but de faciliterl’accès à la terre en Belgique, soustraire les terres de la spéculation foncière, cultiver la solidarité, dynamiser l’économie des milieux ruraux et renforcer l’action citoyenne…toutes orientations bien présentes dans <em>Laudato Si’</em>. TeV cherche à valoriser la vocation nourricière de la terre en repérant des terres disponibles au rachat dans le cadre de sa coopérative. Concrètement, l’asbl peut aider les fabriques dans l’inventaire de leurs terres ou la rédaction d’un cahier des charges, conseiller en matière de bail à ferme et soutenir des partenariats locaux.</p>



<p>C’est à ce premier volet qu’une vingtaine de fabriciens, mais aussi des agriculteurs locaux, ont réfléchi ce 13 mai à Rochefort, en présence également de l’échevin de l’agriculture. Une soirée co-organisée par Entraide et Fraternité / Action Vivre Ensemble, le groupe <em>Laudato Si’ </em>local (soutenu par le doyen Jules Solot) et le mouvement « Nourrir Rochefort Demain », piloté par Nicole Willem. Après l’intervention de Françoise Ansay de TeV, quatre sous-groupes ont réfléchi aux projets concrets possibles dans la localité en cherchant à identifier les obstacles et les opportunités. En cohérence avec l’objectif du jour, un repas a été préparé à partir de produits fournis par un jeune couple d’agriculteurs locaux (Emille &amp; Camille) qui exploitent précisément une terre fabricienne sur Serinchamps. Une soirée riche en échanges conclue par l’appel d’un autre jeune agriculteur lancé aux fabriques représentées : « vous pouvez favoriser l’installation de jeunes agriculteurs et sensibiliser les aînés à transmettre la mémoire de la terre ».</p>



<p>Le volet «&nbsp;bâtiment&nbsp;» fera l’objet d’une seconde séance à l’automne avec l’appui de l’asbl <em>RAPel </em>(Rassemblement des Associations de Promotion du Logement). Les APL agissent en faveur de l’intégration sociale par l’habitat via la mise à disposition d’un logement décent, une assistance administrative, technique ou juridique et des projets innovants. Comme TeV, elles proposent des partenariats locaux que pourraient intégrer certaines fabriques en faveur de projets d’accompagnement social. A suivre donc…</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« Nouvelles techniques génomiques » :  des OGM dans nos assiettes ?</title>
		<link>https://entraide.be/publication/analyse2025-9/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[romain stagiaire 2025]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 May 2025 10:38:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[GENOME]]></category>
		<category><![CDATA[NGT]]></category>
		<category><![CDATA[OGM]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://entraide.be/?post_type=publication&#038;p=24742</guid>

					<description><![CDATA[L’Union européenne s’apprête à modifier sa législation sur les OGM en ouvrant la voie aux NTG, présentées comme une solution aux défis actuels.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column red-message is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<h2 class="wp-block-heading">Résumé</h2>



<p>L’Union européenne s’apprête à modifier sa législation sur les OGM en ouvrant la voie aux «&nbsp;nouvelles techniques génomiques » (NTG), des méthodes de modification génétique plus précises, mais aussi très controversées. Présentées comme une solution aux défis agricoles et climatiques actuels, ces NTG soulèvent des enjeux majeurs en termes de traçabilité, d’étiquetage et liberté des consommateurs et consommatrices, de protection de la biodiversité, de propriété intellectuelle et d’accès aux semences&#8230;&nbsp;</p>



<p>Les promesses liées à ce nouveau type d’OGM sont à mettre dans la balance avec les risques de dérives, déjà observées avec les OGM de première génération. Face à cela, Entraide &amp; Fraternité continue de se positionner en faveur d’une agriculture durable fondée sur les semences paysannes et l’agroécologie.</p>
</div>
</div>



<h2 class="wp-block-heading"></h2>



<h2 class="wp-block-heading">Un peu d’histoire</h2>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:50%">
<figure class="wp-block-image size-full is-resized is-style-default"><img loading="lazy" decoding="async" width="640" height="480" src="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2025/04/semences.jpg" alt="semences" class="wp-image-24744" style="width:548px;height:auto" srcset="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2025/04/semences.jpg 640w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2025/04/semences-300x225.jpg 300w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2025/04/semences-600x450.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption class="wp-element-caption">Image&nbsp;:&nbsp;<a href="https://pixabay.com/fr/users/hans-2/?utm_source=link-attribution&amp;utm_medium=referral&amp;utm_campaign=image&amp;utm_content=1117851" rel="nofollow noopener" target="_blank">Hans</a>&nbsp;sur&nbsp;<a href="https://pixabay.com/fr/?utm_source=link-attribution&amp;utm_medium=referral&amp;utm_campaign=image&amp;utm_content=1117851" rel="nofollow noopener" target="_blank">Pixabay</a></figcaption><div class="image-licence" style="text-align: right; margin-top: 5px; font-size: 0.8em; color: #666; font-style: italic;">Licence : Image : Hans sur Pixabay</div></figure>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:50%">
<p>Depuis le néolithique, les humains ont domestiqué leur environnement&nbsp;: ils ont choisi des plantes, ont récupéré des graines, les ont semées, ont sélectionné celles qui étaient les plus productives, les plus savoureuses ou résistantes, en ont récupéré les semences pour la saison suivante, etc. Les variétés cultivées se sont ainsi petit à petit distinguées de leur variété  Sauvage . Ce sont ces semences qu’on appelle <strong>les semences paysannes</strong>, celles qui sont prélevées sur les récoltes chaque année, échangées entre agriculteurs et agricultrices et ressemées l’année suivante, et ce sur plusieurs générations. </p>
</div>
</div>



<p>Elles <strong>favorisent la biodiversité, l’adaptation et la résilience face aux modifications de l’environnement</strong>. Les changements des gènes de ces plantes sont lents, ils s’étendent sur plusieurs générations. Depuis des siècles également, des modifications ont lieu par croisements, entre deux végétaux proches, qui portent alors des caractéristiques des deux plantes parents.</p>



<p>Beaucoup plus récemment, grâce à l’avancée des connaissances sur l’ADN, de nombreuses autres modifications réalisées par l’humain, beaucoup plus complexes, ont pu avoir lieu. Ainsi depuis le milieu du siècle dernier, les scientifiques sont capables de découper des séquences d’ADN, de les modifier, d’y incorporer de nouveaux gènes… Ces découvertes ont permis d’importantes avancées, dans le domaine médical notamment.</p>



<p><strong>On parle d’OGM quand le matériel génétique d’un organisme a été modifié artificiellement, par intervention humaine.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi modifier des végétaux&nbsp;?</h2>



<p>Les modifications effectuées sur l’ADN des végétaux peuvent avoir différents objectifs. Quelques exemples liés à l’alimentation <sup class="modern-footnotes-footnote ">1</sup>:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Augmenter la productivité</strong> des cultures. Une variété de riz a par exemple été développée pour produire davantage de grains&nbsp;;</li>



<li><strong>Rendre les plantes résistantes</strong> <strong>à certains insectes</strong>, en insérant un insecticide dans les gènes de la plante&nbsp;;</li>



<li><strong>Rendre les plantes résistantes à des herbicides</strong>, permettant ainsi de répandre massivement des pesticides sur les cultures en s’assurant que seules les plantes souhaitées y survivent ;</li>



<li><strong>Transformer les propriétés nutritionnelles de certains aliments</strong>&nbsp;: réduire par exemple la quantité d’une molécule considérée comme cancérigène dans la pomme de terre, ou augmenter la teneur en vitamine A dans le riz ;</li>



<li><strong>Rendre les plantes résistantes aux dérèglements climatiques</strong>, en créant des semences qui résistent aux sécheresses ou à la hausse des températures&nbsp;;</li>



<li><strong>Réduire le gaspillage alimentaire</strong> en créant des aliments qui durent plus longtemps&nbsp;: des pommes qui ne brunissent plus, des bananes qui murissent à retardement…</li>
</ul>



<p>Sans entrer dans le débat éthique de la modification du vivant, certaines de ces modifications peuvent sembler intéressantes, bénéfiques. Cependant, dans la pratique, les firmes développant les OGM se sont jusqu’à présent surtout concentrées sur le développement de plantes résistantes aux pesticides et aux insecticides. Ce qui n’est pas surprenant lorsque l’on sait que <strong>les grandes sociétés productrices de semences OGM (Bayer-Monsanto ou Syngenta notamment) sont les mêmes que celles qui produisent les pesticides</strong>, leur permettant ainsi de doper leurs ventes puisque l’un ne va alors pas sans l’autre. Ainsi, au Canada, 100% des OGM utilisés tolèrent des herbicides <sup class="modern-footnotes-footnote ">2</sup></p>



<h2 class="wp-block-heading">Que sont les «&nbsp;nouvelles techniques génomiques&nbsp;»&nbsp;?</h2>



<p>Ces dernières années, de nouvelles techniques de modifications du génome ont vu le jour. Elles permettent de modifier l’ADN de façon plus ciblée, plus précise et plus rapide. Si les résultats de ces modifications sont bels et biens des OGM, les firmes qui les créent préfèrent leur donner un nouveau nom, les NTG, tant l’appellation «&nbsp;OGM&nbsp;» a mauvaise presse. Les intérêts de ces NTG sont semblables à ceux listés pour les OGM, avec des possibilités encore plus variées grâce aux performances et à la précision de ces nouvelles techniques.</p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column fond-bleu is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p><strong>La différence entre OGM et NTG</strong> se situe dans la technique utilisée pour transformer les gènes.</p>



<p><br>Les OGM qu’on pourrait appeler «&nbsp;de première génération&nbsp;» sont obtenus le plus souvent par transgenèse &#8211; introduction dans le génome d’un gène issu d’une autre espèce</p>



<p>Les NTG sont modifiés par mutagénèse ciblée – transformation du gène en créant une mutation à un endroit précis – ou par cisgenèse – introduction d’un gène issu d’une même espèce ou d’une espèce proche. <strong>Les techniques de modification des NTG sont bien plus précises que celles des OGM</strong> <sup class="modern-footnotes-footnote ">3</sup> Pour autant, des effets hors-cible, c’est-à-dire non-intentionnels, ne sont pas à exclure.</p>
</div>
</div>



<h2 class="wp-block-heading">Comment sont régulés les OGM&nbsp;en Europe ?</h2>



<p>Jusqu’à présent, ces OGM de deuxième génération tombaient sous le coup de la législation sur les OGM de 2001 <sup class="modern-footnotes-footnote ">4</sup>. Sous cette directive européenne, les OGM doivent nécessairement subir une batterie de tests. Avant de pouvoir être commercialisés et utilisés, ils sous soumis à une évaluation des risques, doivent être traçables et, lorsqu’ils sont autorisés à entrer sur le marché, ils sont obligatoirement étiquetés comme tels sur leur emballage. Aujourd’hui dans l’Union européenne, seules quelques variétés d’OGM destinées à l’alimentation sont cultivées, en Espagne et au Portugal. Nous importons en Europe également des produits OGM, comme du soja qui sert à nourrir les animaux d’élevage <sup class="modern-footnotes-footnote ">5</sup>.</p>



<p>En juillet 2023, la Commission (poussée dans le dos par les lobbys de l’agrochimie) a déposé un nouveau texte sur la régulation des NTG. L’objectif est de faciliter leur accès au marché, en supprimant une série de contraintes en vigueur. <strong>L’évaluation des risques, l’étiquetage, l’obligation de traçabilité ne seraient dorénavant plus exigés.</strong> Les OGM de première génération restent quant à eux soumis à la directive de 2001.</p>



<p>L’argument principal avancé par la Commission pour une telle dérégulation est que les NTG représentent un pas en avant vers une transition pour un système agricole plus durable et peuvent contribuer à la souveraineté alimentaire de l’Union européenne. Cependant, ces arguments étaient déjà ceux en faveur des OGM de première génération, qui n’ont pourtant jamais tenu leurs promesses.</p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column fond-bleu is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<h3 class="wp-block-heading">La nouvelle législation </h3>



<p>Dans le texte proposé par la Commission, les NTG sont divisés en deux catégories. Les NTG1 sont ceux qui auraient pu théoriquement être obtenus par sélection conventionnelle, qui ont subi moins de 20 modifications, et qui seraient alors exemptés de toute évaluation des risques, de traçabilité et d’étiquetage.&nbsp; Les NGT2 regroupent les NGT restants et seraient, eux, traités comme des OGM, soumis à la législation de 2001.</p>
</div>
</div>



<p>Proposé il y a plus d’un an, <strong>le texte a fait l’objet de très nombreuses discussions entre les 27 États membres</strong> au Conseil. Tandis que certains pays étaient en faveur d’une libéralisation totale des NTG, d’autres souhaitaient que le texte contienne des précautions en termes d’étiquetage, de traçabilité… Plus que tout le reste, <strong>c’est la question de la propriété intellectuelle de ces OGM qui a été longtemps débattue <sup class="modern-footnotes-footnote ">6</sup>.</strong></p>



<p>Le texte a également été voté au Parlement, avec quelques protections supplémentaires. Des réunions entre le Conseil, le Parlement et la Commission, vont maintenant avoir lieu, afin de mettre tout le monde d’accord sur un même texte.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une technique risquée</h2>



<p>Si ces nouvelles techniques génomiques sont l’objet de tant de débats politiques et de réticences du côté de la société civile, c’est qu’elles comportent des risques qu’il serait dangereux de négliger. On peut notamment souligner</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des risques pour l’environnement et la biodiversité</h3>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="640" height="427" src="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2025/04/pesticides.jpg" alt="pesticides" class="wp-image-24745" srcset="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2025/04/pesticides.jpg 640w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2025/04/pesticides-300x200.jpg 300w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2025/04/pesticides-600x400.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption class="wp-element-caption">Image par&nbsp;<a href="https://pixabay.com/fr/users/schauhi-2509795/?utm_source=link-attribution&amp;utm_medium=referral&amp;utm_campaign=image&amp;utm_content=4761647" rel="nofollow noopener" target="_blank">Kurt Bouda</a>&nbsp;de&nbsp;<a href="https://pixabay.com/fr/?utm_source=link-attribution&amp;utm_medium=referral&amp;utm_campaign=image&amp;utm_content=4761647" rel="nofollow noopener" target="_blank">Pixabay</a></figcaption><div class="image-licence" style="text-align: right; margin-top: 5px; font-size: 0.8em; color: #666; font-style: italic;">Licence : Image par Kurt Bouda de Pixabay</div></figure>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p>Si les utilisations vantées par les développeurs de semences OGM peuvent sembler intéressantes, il reste qu’à ce jour, 88% des OGM dans le monde ont pour but de créer des variétés tolérantes aux pesticides comme le glyphosate <sup class="modern-footnotes-footnote ">7</sup>. <strong>Avec l’usage des OGM, c’est donc aussi l’usage des pesticides qui monte en flèche.</strong> Cette utilisation massive de pesticides a un impact sérieux sur la santé et sur l’environnement (dégradation des sols, pollution de l’air, pollution de l’eau, etc.).</p>



<p></p>
</div>
</div>



<p>Un autre danger se situe dans <strong>la rencontre entre les plantes OGM et les variétés «&nbsp;sauvages&nbsp;».</strong> Les plantes OGM, une fois sorties du laboratoire, peuvent se croiser avec d’autres variétés naturelles et leur transmettre à leur tour ces caractéristiques modifiées, représentant alors un risque pour la survie de la variété indigène, et plus généralement, pour l’équilibre de l’écosystème <sup class="modern-footnotes-footnote ">8</sup>.</p>



<p>Les plantes qui ont été modifiées pour produire des insecticides tuent les insectes visés mais pas uniquement&nbsp;: <strong>d’autres insectes polinisateurs, non-nuisibles pour la plante, peuvent également y être sensibles et en pâtir.</strong> Et si certains insectes y répondent en développant une résistance à l’insecticide en question, d’autres disparaissent, laissant un vide dans l’équilibre de l’écosystème.</p>



<p>Enfin, les semences NTG, produites par les firmes agro-industrielles, favorisent <strong>un modèle agricole basé sur les grandes surfaces de monocultures,</strong> représentant également un risque pour la biodiversité et l’érosion des sols.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’accès aux semences</h3>



<p>Les plantes obtenues grâce aux nouvelles techniques génomiques pourraient faire l’objet de brevet. Cela signifie alors qu’il est interdit de conserver une partie de la récolte pour la semer l’année d’après et interdit également d’en échanger des semences entre agriculteurs/agricultrices.</p>



<p>Aujourd’hui, quatre firmes (Bayer-Monsanto, Corteva, Syngenta et BASF), regroupées sous le nom des «&nbsp;<em>big four</em>&nbsp;», («&nbsp;les quatre grands&nbsp;») concentrent la grande majorité des brevets sur les semences, représentant un oligopole dangereux pour l’accès à celles-ci pour les agriculteurs et agricultrices. <strong>En instaurant des brevets sur le vivant, ces entreprises privatisent l’usage des semences et décident de leur prix</strong>. Contrairement aux semences paysannes, ces firmes encouragent la standardisation et la monoculture, contre la diversité génétique, ce qui représente un danger pour notre sécurité alimentaire. Un bien commun mondial devient alors la propriété exclusive de quelques grandes agro-industries. Rappelons encore que ces mêmes firmes sont également les plus grandes productrices de pesticides <sup class="modern-footnotes-footnote ">9</sup>.</p>



<p><strong>Aux États-Unis, les dérives liées aux brevets sur les semences sont déjà observables</strong>&nbsp;: Monsanto procède à des inspections sur les champs pour vérifier quelles semences ont été utilisées. Si des traces de semences Monsanto y sont retrouvées et que l’agriculteur ou l’agricultrice ne peut pas prouver l’achat de ces semences cette année-là, il ou elle se voit alors infliger une “amende”. Et ce même si la semence s’est retrouvée là par l’action du vent ou d’un animal, qui contribuent pourtant naturellement à la dissémination des graines. Les agriculteurs et agricultrices n’ayant pas les moyens de risquer une amende, ils et elles se tournent souvent vers les semences Monsanto, afin d’éviter de potentiels problèmes.</p>



<p>Certains cas sont ainsi bien connus&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>En 2004, un agriculteur canadien est condamné à payer plusieurs milliers d’euros à Monsanto pour avoir récupéré des semences de plantes Monsanto arrivées sur son champ. L’agriculteur maintient pourtant ne jamais les avoir plantées <sup class="modern-footnotes-footnote ">10</sup>.</li>



<li>En 2013, un agriculteur est condamné à payer 85 000 dollars à Monsanto pour avoir récupéré des graines de sa récolte pour les ressemer l’année suivante, sans en avoir acheté des nouvelles. <sup class="modern-footnotes-footnote ">11</sup></li>
</ul>



<p>Dans certaines semences nouvellement développées, un gène a directement été ajouté afin de s’assurer que la plante ne produise pas de graines qui pourraient être ressemées l’année d’après, obligeant ainsi automatiquement les agriculteurs et agricultrices à en racheter chaque année <sup class="modern-footnotes-footnote ">12</sup></p>



<p><strong>La question des brevets est le principal point qui a bloqué pendant des mois le nouveau texte de loi au Conseil de l’UE</strong>. Les décideurs et décideuses européen·nes sont bien conscient·es du risque d’accaparement des semences qui existe en déréglementant les OGM, mais ils et elles souhaitent tout de même avancer avec ces nouvelles technologies.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des risques sur la santé&nbsp;?</h3>



<p>Il n’a à ce jour pas été prouvé que les OGM représentent un danger pour la santé humaine. Si certains y voient la preuve de la non-nocivité des OGM, d’autres mettent plutôt en avant le fait que très peu d’études indépendantes ont été réalisées sur le sujet, ne permettant ni de prouver leur nocivité, ni l’absence de dangers.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Liberté des consommateurs et consommatrices</h3>



<p>Si les risques sur la santé ne sont pas prouvés, on pourrait se dire que revient à chacun·e la décision d’en consommer ou non. Cela ne sera pourtant pas possible avec le texte tel qu’il a été voté au Conseil. En effet, les nouveaux OGM ne seraient pas soumis à un étiquetage obligatoire. Impossible donc pour les citoyen·nes de savoir s’ils et elles en consomment ou non.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Feu vert de la Belgique</h2>



<p>La Belgique est une habituée de l’abstention sur les matières agricoles au Conseil <sup class="modern-footnotes-footnote ">13</sup> .Ici le dossier est d’autant plus complexe qu’il concerne à la fois l’environnement, l’agriculture, la santé, l’économie… Si la Belgique n’a effectivement pas eu de position pendant plusieurs mois, le gouvernement Arizona s’est clairement prononcé en faveur d’une réglementation plus favorable aux OGM. Le point était même inscrit dans l’accord de gouvernement.</p>



<p>Le vote favorable de la Belgique au Conseil a permis d’obtenir une majorité et de faire valider le texte de loi, qui peut alors passer à l’étape suivante, le dialogue entre les différentes institutions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">En guise de conclusion…</h2>



<p>Les nouvelles techniques génomiques sont accompagnées de leur lot de promesses, mais l’expérience laisse présager que c’est surtout l’usage des pesticides et le profit des entreprises qui les produisent qui augmenteront si la nouvelle réglementation vient à passer. De plus, des semences créées dans un laboratoire d’un côté de la planète ne représentent pas une solution durable pour des contextes locaux. <strong>L’agroécologie, qui met en avant les savoirs paysans et l’utilisation de semences locales, reste un outil beaucoup plus puissant face aux dérèglements climatiques.</strong></p>
<div>1&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <a href="https://www.futura-sciences.com/planete/questions-reponses/agriculture-decouvrez-8-avantages-ogm-14616/">Découvrez les 8 avantages des OGM, Futura-Sciences</a>. </div><div>2&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Faut-il craindre les nouveaux OGM? &#8211; L &lsquo;épicerie </div><div>3&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Nouvelles techniques génomiques dans le domaine de la sélection végétale &#8211; Consilium </div><div>4&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Directive 2001/18/CE </div><div>5&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; OGM et législation &#8211; Généralités | SPF Santé publique </div><div>6&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Voir ci-dessous, l’accès aux semences </div><div>7&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Impact Santé | Vigilance OGM </div><div>8&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Les organismes génétiquement modifiés (OGM) | Ministères Aménagement du territoire Transition écologique </div><div>9&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La dangereuse concentration du marché | Public Eye </div><div>10&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Percy Schmeiser vs Monsanto | Vigilance OGM </div><div>11&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Brevets : Monsanto gagne son procès contre un fermier </div><div>12&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La petite histoire des OGM | ECHOSCIENCES &#8211; Occitanie </div><div>13&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La Belgique dispose d une seule voix au Conseil. Sur les matières régionalisées, le vote doit faire l objet d un consensus entre les différentes régions. Or, il arrive régulièrement que la Flandre et la Wallonie présentent des positions opposées, notamment en raison de la différence de composition des gouvernements et de la structure différente de leur agriculture : plus industrielle et intensive au Nord, plus diversifiée et plus écologique au Sud. </div>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>PAPDA : 30 ans de lutte</title>
		<link>https://entraide.be/papda-30-ans-de-lutte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[romain stagiaire 2025]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Apr 2025 13:47:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[PAPDA]]></category>
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					<description><![CDATA[Depuis 30 ans, cette coalition de mouvements sociaux et d’organisations de la société civile haïtienne mène un plaidoyer local et national ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-columns fond-bleu is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p>La PAPDA &#8211; Plateforme haïtienne de Plaidoyer pour un Développement Alternatif – a été fondée en 1995.</p>



<p>Depuis 30 ans, cette coalition de mouvements sociaux et d’organisations de la société civile haïtienne mène un plaidoyer local et national pour l’adoption de politiques publiques favorables aux revendications paysannes, à la souveraineté alimentaire en Haïti. Elle fournit également un appui technique direct à des milliers de familles paysannes afin d’améliorer leurs conditions de vie. &nbsp;</p>



<p>Un véritable combat dans le pays malheureusement le plus pauvre de la région Amérique latine et Caraïbes et l&rsquo;un des plus pauvres du monde. &nbsp;</p>



<p>Nous avons échangé sur ces trois décennies de lutte avec Ricot Jean-Pierre, directeur des programmes à la PAPDA (partenaire d’Entraide et Fraternité depuis 1997).</p>
</div>
</div>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Quelles sont les plus grandes fiertés de la PAPDA au cours de ces 30 années d’action&nbsp;?</h3>



<p><strong>Ricot Jean-Pierre&nbsp;:</strong> Malgré la persistance de la pauvreté en Haïti, nous avons obtenu de nombreux succès pour les communautés paysannes au cours de ces trois dernières décennies.</p>



<p>Le plaidoyer de la PAPDA a par exemple conduit le Parlement haïtien à interdire en 2013 toute activité liée à l’exploitation minière dans le pays. Nous nous sommes également fortement mobilisés contre l’implantation de zones franches industrielles sur des terres agricoles. Ces mobilisations ont permis de sauver la terre cultivée par des milliers de petits paysans haïtiens.</p>



<p>Notre plaidoyer a aussi permis la mise en place de nouvelles politiques publiques, particulièrement dans le domaine agricole, comme par exemple la fourniture de repas scolaires à base de produits issus des communautés paysannes haïtiennes avec le Programme National de Cantines Scolaires (PNCS).</p>



<p>Nos interpellations et notre expertise ont en outre permis de renforcer ou de créer certains organismes publics qui soutiennent les communautés paysannes, tels que l&rsquo;Institut National de la Réforme Agraire ou encore l’Institut National du Café d’Haïti (INCAH).</p>



<p>Nous sommes également fiers d’avoir permis la formation de nombreux leaders de la société civile, à travers la création de l’École de formation Politique Charlemagne Péralte (qui forme chaque année 80 leaders) ainsi qu’avec la direction de l’Université populaire d’été qui se tient chaque année depuis plus de 25 ans.</p>



<p>Une autre réussite très concrète est la réduction de 30% de la malnutrition dans plusieurs de nos zones d’action grâce à l’accompagnement des communautés paysannes dans le développement de l’agroécologie.</p>



<p>Enfin, la PAPDA a joué un rôle central durant ces trois décennies dans le développement et le renforcement des réseaux altermondialistes dans la Caraïbe, en Amérique Latine et dans le monde, grâce à sa participation active dans de nombreuses arènes&nbsp;: Conseil international du Forum Social Mondial, Conseil Exécutif Régional de l’Assemblée des Peuples de la Caraïbe, etc.</p>



<p></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2025/04/Manifestation-Haiti-2-1024x576.jpg" alt="Une foule de manifestants sous le soleil avec des pancartes en haïtien" class="wp-image-24729" srcset="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2025/04/Manifestation-Haiti-2-1024x576.jpg 1024w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2025/04/Manifestation-Haiti-2-300x169.jpg 300w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2025/04/Manifestation-Haiti-2-768x432.jpg 768w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2025/04/Manifestation-Haiti-2-1536x864.jpg 1536w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2025/04/Manifestation-Haiti-2-2048x1152.jpg 2048w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2025/04/Manifestation-Haiti-2-600x338.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Quels ont été les plus grands défis de la PAPDA durant ces trois décennies de lutte&nbsp;?</h3>



<p><strong>Ricot Jean-Pierre&nbsp;:</strong> Je pointerais deux difficultés majeures au moment de la création de la PAPDA. Il n’existait en effet pas au départ, au sein des mouvements et organisations sociales haïtiennes, de culture de plaidoyer. Il a fallu faire tout un travail de formation à la culture du plaidoyer politique en évitant de tomber dans les travers des processus de “lobbying”, souvent entachés de corruption et déconnectés des classes populaires. L’autre difficulté a été l’indisponibilité d’un ensemble de données de base, indispensables pour la solidité de notre argumentation sur les politiques publiques. Il a fallu nouer de nombreuses collaborations pour disposer de données fiables.</p>



<p>Par la suite, je mettrais en avant deux autres grandes difficultés. D’abord l’instabilité politique continue, qui a rendu très difficile la création d’une relation et d’un dialogue durable et productif avec les décideurs politiques. En outre,<em> nous avons souvent dû travaillés avec des moyens financiers et matériels très limités. </em></p>



<p>Enfin, si je devais indiquer aujourd’hui notre plus grand défi, je dirais malheureusement les gangs armés et l’insécurité qu’ils génèrent. Ils déstabilisent profondément l’Etat haïtien et leur répression exercée contre la population touche avant tout les classes populaires.&nbsp;».</p>



<h3 class="wp-block-heading">Pourquoi est-ce important de continuer de soutenir la population en Haïti&nbsp;?</h3>



<p><strong>Ricot Jean-Pierre&nbsp;:</strong> En 1804, Haïti a allumé la flamme des principes de Liberté – Egalité – Fraternité et l’universalité des droits quel que soit la race, la couleur de peau, la condition matérielle d’existence.</p>



<p>Soutenir les luttes populaires en Haïti, continuer à résister aux côtés du peuple haïtien dans ses luttes d’émancipation, c’est s’assumer en tant qu’être humain et être reconnaissant pour l’héritage indépassable des luttes anticolonialistes menées par les Haïtiens.nes à travers les siècles.</p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column fond-bleu is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<h2 class="wp-block-heading">Une rançon odieuse</h2>



<p>Le 17 avril 2025 a marqué les 200 ans de l’imposition par la France d’une dette honteuse et dépassant largement les maigres moyens de son ancienne colonie, Haïti. Cette dette imposée a généré une spirale d’endettement qui a paralysé le pays durant des décennies, l’empêchant de se développer.</p>



<p>Deux siècles plus tard, le poids de cette dette honteuse pèse encore sur la situation d’un des pays les plus pauvres au monde.</p>



<p>Envie d’en savoir plus&nbsp;? Retrouvez l’analyse d’Entraide et Fraternité sur le sujet&nbsp;: <a href="https://entraide.be/publication/analyse2025-6/">Vers la «&nbsp;réparation de la réparation&nbsp;»&nbsp;?</a></p>



<p></p>
</div>
</div>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Kallpa : la force de la communauté</title>
		<link>https://entraide.be/kallpa-la-force-de-la-communaute/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Mar 2025 16:42:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Nos partenaires]]></category>
		<category><![CDATA[Campagne de Carême 2025]]></category>
		<category><![CDATA[jt218]]></category>
		<category><![CDATA[KALLPA]]></category>
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					<description><![CDATA[Á Lima les enfants sont particulièrement exposés à tous les dangers de la vie dans ces bidonvilles surpeuplés.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="titre-trois"><a href="https://entraide.be/partenaire/kallpa/">L’association Kallpa</a>, partenaire d’Entraide et Fraternité, a fait de l’amélioration du bien-être des enfants sa priorité. En Quechua, la principale langue indienne du Pérou, Kallpa signifie la force. Et de la force pour affronter la vie, les enfants de la banlieue pauvre et violente de Lima en ont bien besoin. Ils sont particulièrement exposés à tous les dangers de la vie dans ces bidonvilles surpeuplés : exploitation, violences, accidents, malnutrition, maladies…</p>



<p>Les éducateurs de Kallpa ont décidé de leur donner la parole. Plutôt que de venir plaquer des « programmes de développement préfabriqués », ils veulent tout d’abord écouter ce que les enfants ont à leur dire. « Et toi quelle est ta maison idéale, que rêves-tu pour ton quartier ? » Tous les dessins des enfants représentaient des arbres, de la verdure, des fleurs, de la pelouse et de grands espaces. Kallpa a alors mis l’environnement au coeur de son action. Concrètement, elle effectue un travail de sensibilisation et de conscientisation des communautés dans deux quartiers de San Juan de Lurigancho sur des sujets comme les eaux usées, le ramassage et le recyclage des déchets, les petits potagers urbains. La « recette magique » de l’association péruvienne, c’est de mettre toute la communauté dans le coup. En effet, dans une société où les familles sont soumises à la dure loi de la survie, c’est au niveau collectif que se trouve le potentiel pour défier le sort réservé aux enfants pauvres, pour améliorer leur résilience et favoriser leur développement. 60 familles sont mobilisées à travers ce programme et 24 enfants sont devenus des leaders environnementaux.</p>



<p>Arrivés au sommet de la colline où se situe « la communauté du 25 décembre », les enfants ramassent des déchets et chantent « Nous sommes les ambassadeurs de la planète » devant un bâtiment communautaire financé par Entraide et Fraternité. Avec Kallpa, les enfants contribuent donc aussi à améliorer les conditions de vie de leur communauté.</p>



<p>Faire pousser des plantes dans un milieu si hostile, cela relève du miracle ! Ici, le moindre espace est récupéré, les enfants et leurs familles plantent des arbres fruitiers dans des tambours de machine à laver, des betteraves et du persil dans des seaux, des pneus, devant les petites baraques, sur les toits de leurs maisons, dans les escaliers des collines asséchées et pentues. Ils sont allés en formation à La Lombriz Felz pour apprendre les techniques de compostage.</p>



<p>Ce que crée ce projet pour les enfants et les familles, au-delà de la petite production alimentaire de fruits, légumes et condiments, c’est de la fierté. Il a permis de stimuler les capacités des enfants, d’améliorer leur santé, leur nutrition, leur santé mentale. Il a également mis en place les conditions nécessaires pour une meilleure qualité de vie et des opportunités nouvelles pour les enfants des bidonvilles de Lima et leurs familles.</p>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Un engagement pour la justice sociale</title>
		<link>https://entraide.be/un-engagement-pour-la-justice-sociale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Mar 2025 15:59:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[2025]]></category>
		<category><![CDATA[IBC]]></category>
		<category><![CDATA[jt218]]></category>
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					<description><![CDATA[Depuis sa fondation en 1974, l’Institut Bartolomé de Las Casas (IBC) s’impose comme un acteur incontournable du développement social au Pérou. ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Depuis sa fondation en 1974, l’<a href="https://entraide.be/partenaire/ibc/">Institut Bartolomé de Las Casas (IBC)</a> s’impose comme un acteur incontournable du développement social au Pérou. Cette institution, profondément ancrée dans la doctrine sociale de l’Église, poursuit une mission ambitieuse&nbsp;: promouvoir un développement intégral du pays en combinant dimension éthique et spirituelle.</p>



<p>La force de l’IBC réside dans son approche holistique qui entrelace habilement recherche, formation et communication. Au fil des années, l’institut a su développer une expertise reconnue dans l’accompagnement des transformations sociales.</p>



<p>L’École des leaders pour le développement Hugo Echegaray (EHE) constitue le programme phare de l’institut. Chaque année, plus d’une soixantaine de responsables associatifs y reçoivent une formation approfondie. Le programme, qui allie développement humain, spiritualité et éducation populaire, forge des leaders capables de porter le changement au sein de leurs communautés.</p>



<p>Conscient des mutations constantes de la société péruvienne, l’IBC fait preuve d’une remarquable capacité d’adaptation. Les contenus de formation évoluent régulièrement pour répondre aux enjeux tant nationaux que locaux. Cette flexibilité s’accompagne d’un engagement résolu en faveur de la diversité.</p>



<p>L’Institut accorde une attention toute particulière à l’inclusion des femmes, à l’engagement des jeunes et à la participation des communautés autochtones. Par cette approche à la fois enracinée dans des valeurs fortes et ouverte aux évolutions de la société, l’IBC poursuit son oeuvre de transformation sociale. Après près de cinquante ans d’existence, l’Institut continue de former des leaders hommes et femmes engagés, contribuant ainsi à façonner l’avenir du Pérou.</p>



<p></p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
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<h2 class="wp-block-heading"><strong>La théologie de la libération</strong></h2>



<p>Au coeur des années 1970, dans un Pérou marqué par la pauvreté et les inégalités sociales, le théologien Gustavo Gutiérrez pose les fondements d’une nouvelle approche théologique qui allait profondément marquer l’Amérique latine. Sa «&#8239;Théologie de la libération&#8239;», formalisée dans son ouvrage majeur de 1971, propose une lecture révolutionnaire des Évangiles à partir de la perspective des personnes pauvres et opprimées.</p>



<p>Pour Gutiérrez, la théologie ne peut se contenter d’être une réflexion abstraite sur Dieu. Elle doit partir de l’expérience concrète des personnes les plus démunies, de ce qu’il nomme «&#8239;le cri des pauvres&#8239;». Cette approche novatrice bouleverse la théologie traditionnelle en affirmant que la libération spirituelle est indissociable de la libération sociale et économique.</p>



<p><strong>«&#8239;La pauvreté n’est pas une fatalité&#8239;»</strong>, affirme Gutiérrez. <strong>«&#8239;Elle est une construction sociale contre laquelle nous devons lutter au nom même de l’Évangile.&#8239;»</strong> Cette vision engagée de la foi chrétienne s’inspire directement de l’expérience pastorale du théologien dans les quartiers populaires de Lima. La pensée de Gutiérrez s’articule autour d’un concept central&nbsp;: l’option préférentielle pour les pauvres qui implique un engagement concret des chrétiens dans la lutte contre l’injustice sociale.</p>



<p>Malgré les controverses et les résistances qu’elle a pu susciter, notamment au Vatican dans les années 1980, la théologie de la libération selon Gutiérrez continue d’interpeller. À l’heure où les inégalités persistent dans le monde, sa lecture des Évangiles à partir des périphéries sociales trouve un écho renouvelé, notamment dans le magistère du pape François.</p>
</div>
</div>



<h2 class="wp-block-heading">À Ayacucho, l’agroécologie urbaine dès l’école</h2>



<p>Ayacucho est une ville moyenne (300.000 habitants et habitantes) entre la capitale, Lima, et celle de l’ancien Empire Inca, Cuzco. C’est aussi une des villes qui a le plus souffert de la guerre civile du Sentier lumineux, lequel a fait 70.000 décès et bien plus encore de disparus et disparues. C’est dans l’université de cette cité qu’a été fondé le mouvement de guérilla communiste. Le nombre d’enfants orphelins est énorme et la santé mentale des jeunes, déjà ébranlée par ces années de conflit (1980- 2000) et ses suites, a été particulièrement mise à mal par un confinement complet pour cause de Covid, provoquant décrochage social et scolaire.</p>



<p>C’est dans ce décor que l’Institut Bartolomé de Las Casas (expert en promotion de la paix et assumant l’héritage du «&#8239;père&#8239;» de la théologie de la libération, Gustavo Gutiérrez) soutient le projet du Centre Loyola. À l’école Abraham Valdelomar, le Centre Loyola a mis en place un plan pour faire face à ce qui est une priorité environnementale encore plus importante que chez nous&nbsp;: la réduction des déchets. Cela passe par la sensibilisation des élèves et la récupération de certains déchets. Les élèves entretiennent une petite terre où les pneus de récupération font office de bacs à plantes et à compost et où les bouteilles en plastique servent à faire pousser des plantes et à en récupérer l’eau. Ici, ce sont de jeunes promoteurs et promotrices en agroécologie qui ont encadré les enfants de l’école dans la création de leurs potagers et dans leurs expériences de compostage.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’agroécologie peut jouer un rôle crucial au service d’enjeux sociaux importants</h3>



<p>122 personnes ont pu être formées aux pratiques agroécologiques. Ces formations sont données par l’IBC et le Centre Loyola dans une perspective d’écologie intégrale dans la lignée de l’encyclique Laudato si’ du pape François, ce qui leur a permis de faire le lien avec le travail sur la paix, la violence dans cette région particulièrement éprouvée par le conflit armé. Cela fait des années qu’ils travaillent avec les publics les plus vulnérables et les moins pris en compte majoritairement d’origine indigène, sur la dimension collective, le quartier, l’école. Chemin faisant, cette dimension environnementale a coulé de source.</p>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Nouveaux OGM : la Belgique va-t-elle accepter une déréglementation ?</title>
		<link>https://entraide.be/publication/nouveaux-ogm-la-belgique-va-t-elle-accepter-une-dereglementation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Feb 2025 09:20:24 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://entraide.be/?post_type=publication&#038;p=23898</guid>

					<description><![CDATA[Ce mois-ci, les Etats membres de l’UE examineront une proposition de réglementation visant à supprimer tous les contrôles de sécurité [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="titre-trois">Ce mois-ci, les Etats membres de l’UE examineront une proposition de réglementation visant à supprimer tous les contrôles de sécurité sur les nouveaux OGM, aussi connus sous le nom de nouvelles techniques génomiques (NTG). Le nouveau gouvernement belge est en train de réfléchir à sa position, qui sera cruciale dans le prochain vote. </p>



<p>La proposition actuelle de déréglementation des nouveaux OGM va directement à l’encontre des intérêts des agriculteurs et des&nbsp;consommateurs&nbsp;en Belgique. Les cultures NTG ne feraient plus l’objet de tests de sécurité pour la santé et l’environnement alors qu’aucune justification scientifique ne le justifie.&nbsp;</p>



<p>La proposition, portée par l’actuelle présidence polonaise du Conseil de l’Union européenne, crée beaucoup d’incertitude pour les agriculteurs et les cultivateurs. Les cultures NTG seraient désormais autorisées à entrer sur le marché. Elles pourraient également faire l’objet de brevet. Une chose à laquelle le Parlement européen s’était montré défavorable.&nbsp;Les organisations d’agriculteurs ont toujours affirmé que les brevets sur les cultures sont hautement indésirables, car ils&nbsp;donnent à&nbsp;une&nbsp;poignée de multinationales&nbsp;un contrôle encore plus grand sur les semences et la chaîne alimentaire. De plus, rien ne protège les agriculteurs contre d’éventuelles contaminations et, dès lors, poursuites en contrefaçon.&nbsp;</p>



<p>La proposition signifie également la fin du choix du consommateur : il n’y aurait plus de mention sur l’étiquette indiquant qu’il s’agit d’un produit à base d’OGM. Et que se passe-t-il en cas de problème pour la santé et l’environnement ? Les responsabilités ne sont pas précisées…</p>



<p>Des multinationales&nbsp;comme&nbsp;Bayer, BASF, Corteva&nbsp;et Sinochem&nbsp;et&nbsp;leurs groupes de lobby font pression depuis des années en faveur d’une telle déréglementation, qui leur ouvrirait un nouveau marché juteux. Ensemble, ils représentent plus de 50 % du commerce mondial des semences et&nbsp;60 % du commerce des pesticides. Avec cette proposition, ils obtiendraient gain de cause.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des OGM qui doivent rester traçables</h2>



<p>À l’opposé, plus de 200 organisations soulignent, dans une&nbsp;<a href="https://www.eurovia.org/wp-content/uploads/2025/02/Declaration-commune-sur-la-deregulation-des-nouveaux-OGM-vFR.pdf" rel="nofollow noopener" target="_blank">déclaration commune</a>, les conséquences néfastes de la proposition pour les petits et moyens producteurs et agriculteurs, qui sont beaucoup moins écoutés. La déréglementation augmentera encore le nombre de brevets sur les semences ou même sur les traits génétiques des plantes.</p>



<p>Cela constitue une violation de l’article 9 de la Déclaration des Nations unies sur les droits des paysans (UNDROP), qui protège leur droit de récolter leurs propres semences pour les réutiliser ou les échanger avec d’autres paysans-agriculteurs.&nbsp;&nbsp;Les OGM doivent faire l’objet d’une analyse de risque approfondie et rester traçables et étiquetés afin qu’ils ne puissent pas se répandre dans la chaîne alimentaire et dans la nature sans qu’on s’en aperçoive.&nbsp;</p>



<p>La position de la Belgique dans le dossier sera cruciale car le vote est très serré au niveau européen. Et nous avons peur que la Belgique change sa position en votant favorablement pour la proposition de déréglementation. Le nouvel accord de l’Arizona mentionne en effet que le gouvernement soutiendra les initiatives qui promeuvent de nouvelles techniques génomiques (NTG) dans une perspective d’agriculture durable.&nbsp;</p>



<p>L’expérience des OGM nous a pourtant largement démontré qu’ils n’ont jamais tenu leurs promesses de durabilité. Malgré d’énormes investissements dans la&nbsp;recherche et le développement&nbsp;au niveau mondial et de nombreuses promesses politiques et scientifiques, il n’existe tout simplement pas d’OGM résistants à la sécheresse et utilisant moins de pesticides sur le marché.&nbsp;Les cultures NTG&nbsp;risquent de rester les mêmes promesses vides que la génération précédente d’OGM, tout en rapportant gros pour les entreprises qui les produisent et en renforçant la dépendance des agriculteurs.</p>



<p>Ce serait un bien mauvais départ si les ministres belges en charge de la santé, de la consommation et de la transition écologique acceptaient ce&nbsp;<em>nivellement par le bas</em>.&nbsp;C’est pourquoi nous demandons à nos responsables politiques de ne pas suivre la proposition actuelle.&nbsp;</p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column red-message is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<h2 class="wp-block-heading">Lisez notre déclaration commune publiée le 11 février 2025 : </h2>



<p>Traduction française : <a href="https://www.eurovia.org/wp-content/uploads/2025/02/Declaration-commune-sur-la-deregulation-des-nouveaux-OGM-vFR.pdf" rel="nofollow noopener" target="_blank">Déclaration commune sur la déréglementation des nouveaux OGM &#8211; Protéger l&rsquo;activité des petits et moyens sélectionneurs, des agriculteurs et des secteurs biologiques et non OGM dans l&rsquo;UE</a></p>



<p>Déclaration officielle en anglais <a href="https://www.pollinis.org/admin/wp-content/uploads/2025/02/joint-statement-on-the-deregulation-of-new-gmos-11022025-1.pdf" rel="nofollow noopener" target="_blank">Joint statement on the deregulation of new GMOs &#8211; Protect the business of small and medium size breeders,<br>farmers, and the organic and non GMO sectors in the EU</a></p>
</div>
</div>



<p>Signataires :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Renaud Mouton, Agroecology in Action</li>



<li>Manuel Eggen, FIAN Belgique</li>



<li>Eloïse Tuerlinckx, Entraide et Franternité</li>



<li>Ingrid Pauwels, Voedsel Anders</li>



<li>Patricia Verbauwhede, Broederlijk Delen,</li>



<li>Lieven David, Velt</li>



<li>Wim Moyart, Boerenforum</li>



<li>Elisa Tondeleir, Solidagro</li>



<li>Ineke Maes, BBL</li>



<li>Greet Lambrecht, Vitale Rassen</li>



<li>Ruben Segers, biodynamische boerderij De Kollebloem</li>



<li>Sara Van Dyck, BIOFORUM</li>



<li>Linde Camps, Wervel</li>



<li>Stef Berlo, Grootouders voor het Klimaat </li>



<li>Nina Holland, Corporate Europe Observatory</li>



<li>Yves Vandevoorde, FUGEA</li>
</ul>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Philippines : les mangroves comme solution pour lutter contre le changement climatique</title>
		<link>https://entraide.be/philippines-les-mangroves-comme-solution-pour-lutter-contre-le-changement-climatique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Nov 2024 12:19:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[JT215]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://entraide.be/?p=23293</guid>

					<description><![CDATA[Selon l’indice mondial des risques climatiques, les Philippines sont le pays qui a été frappé par le plus grand nombre de catastrophes climatiques entre 2000 et 2019 !]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Entraide et Fraternité soutient depuis plusieurs années l’organisation locale LAFCCOD, active sur l’île de Mindanao, au sud des Philippines. LAFCCOD aide les communautés de pêcheurs à se protéger des typhons, tsunamis… Et la solution est trouvée : restaurer les grandes forêts de mangroves.</p>



<p>Les mangroves, une muraille naturelle</p>



<p>Les mangroves sont des forêts qui se développent en zone côtière. Elles ralentissent l’érosion naturelle des côtes mais, surtout, elles cassent l’énergie des vagues en cas de tsunamis ou de typhons.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Des études ont établi que, face à un massif de mangroves de 100 mètres de large, une vague d’un mètre sera réduite à 5 cm. » </p>
<cite>Pr Dahdouh-Guebas, Université Libre de Bruxelles (ULB)</cite></blockquote>



<p>Les mangroves sont donc essentielles pour protéger les communautés locales des phénomènes climatiques extrêmes. Une conclusion démontrée dans de nombreux pays comme, par exemple, aux États-Unis, en Louisiane après l’ouragan Katrina.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Là où les mangroves avaient été déboisées, on a constaté davantage de dégâts. » </p>
<cite>Pr Dahdouh-Guebas, ULB</cite></blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">Planter des mangroves pour protéger les pêcheurs</h2>



<p>LAFCCOD accompagne les pêcheurs vivant dans la province de Lanao del Norte dans la restauration des forêts de mangroves. Celles-ci ont subi de fortes dégradations ces dernières années à cause de la déforestation.</p>



<p>Témoignage de l’association de &nbsp;pêcheurs LALAFA, soutenue par &nbsp;LAFCCOD depuis plusieurs &nbsp;années : « LAFCCOD nous a &nbsp;formés à faire pousser les plants &nbsp;de mangroves, à en prendre soin &nbsp;pendant des mois jusqu’à ce qu’ils &nbsp;soient suffisamment robustes &nbsp;pour être plantés le long de la &nbsp;côte. Certains n’ont pas survécu, &nbsp;mais nous n’avons pas abandonné. &nbsp;Chaque fois qu’un arbre mourait, &nbsp;nous le replantions. Nous savions &nbsp;que ces plants de mangroves &nbsp;seraient un jour la clé du salut de &nbsp;notre communauté. » (Edwin &nbsp;Dillera)</p>



<p>Les mangroves ont, en effet, &nbsp;poussé, permettant aux &nbsp;communautés de pêcheurs de &nbsp;ne plus craindre les &nbsp;catastrophes climatiques : &nbsp;« L’impact a été incroyable. Les &nbsp;mangroves sont devenues notre &nbsp;bouclier. Auparavant, les vagues &nbsp;pendant les tempêtes déferlaient &nbsp;sur nous, détruisant nos bateaux &nbsp;et endommageant nos maisons. &nbsp;Aujourd’hui, les mangroves &nbsp;brisent la force des vagues. Nous &nbsp;sommes enfin protégés. » &nbsp;(Junard Narvasa, président de &nbsp;l’Association de pêcheurs &nbsp;LALAFA)</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les mangroves, une solution &nbsp;également économique</h2>



<p>Outre son rôle de bouclier &nbsp;naturel face aux catastrophes &nbsp;climatiques, les mangroves &nbsp;offrent un abri pour la reproduction de plus de 1500 &nbsp;espèces de poissons. L’impact &nbsp;sur la pêche locale après &nbsp;quelques années est &nbsp;spectaculaire, les mangroves &nbsp;jouant ainsi un rôle essentiel &nbsp;pour la sécurité alimentaire &nbsp;des communautés de pêcheurs.</p>



<p>« Nous avions remarqué que la mer &nbsp;ne nous offrait plus autant de &nbsp;ressources. Poissons, crabes, &nbsp;crevettes, tout ce dont nous &nbsp;dépendions disparaissait. Mais les &nbsp;mangroves ont redonné vie à la &nbsp;mer. Les poissons se reproduisent &nbsp;désormais dans les zones &nbsp;protégées par les arbres, ce qui &nbsp;nous évite d’avoir à aller bien loin &nbsp;pour les attraper. Cela a changé la &nbsp;donne. » &nbsp;Junard Narvasa</p>



<h2 class="wp-block-heading">Assurer un avenir décent pour  les générations futures</h2>



<p>Les forêts de mangroves  donnent l’espoir d’un avenir  décent pour l’ensemble des  pêcheurs actuels mais aussi  futurs de l’île de Mindanao :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Planter des mangroves est une  question de survie aujourd’hui  mais aussi un investissement  pour demain. Il s’agit d’assurer  une vie meilleure à la prochaine  génération de pêcheurs. »  </p>
<cite>Junard Narvasa</cite></blockquote>



<div class="wp-block-columns fond-bleu is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<h2 class="wp-block-heading">Les premiers succès du &nbsp;programme 2022-2026</h2>



<p>Dans le cadre de son  nouveau programme  quinquennal,  Entraide et Fraternité a  étendu le nombre de  communautés de pêcheurs  bénéficiant du soutien de  LAFCCOD. Celle-ci  accompagne 360 nouvelles familles de pêcheurs à  restaurer 34 hectares de  mangroves. Un objectif  ambitieux mais dont les  premiers résultats sont  encourageants.</p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow"><div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2024/11/picto_pepiniere.png" alt="picto pepiniere" class="wp-image-23309" srcset="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2024/11/picto_pepiniere.png 200w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2024/11/picto_pepiniere-150x150.png 150w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2024/11/picto_pepiniere-100x100.png 100w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="has-text-align-center">9 pépinières de mangroves mises en place</p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow"><div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2024/11/picto_plantes.png" alt="picto plantes" class="wp-image-23310" srcset="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2024/11/picto_plantes.png 200w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2024/11/picto_plantes-150x150.png 150w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2024/11/picto_plantes-100x100.png 100w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="has-text-align-center">90.000 plants de mangroves plantés</p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow"><div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2024/11/picto_3arbres.png" alt="picto 3arbres" class="wp-image-23311" srcset="https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2024/11/picto_3arbres.png 200w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2024/11/picto_3arbres-150x150.png 150w, https://entraide.be/wp-content/uploads/sites/4/2024/11/picto_3arbres-100x100.png 100w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="has-text-align-center">6 hectares de forêts de mangroves déjà restaurés</p>
</div>
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</div>
</div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
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